Scuderia Ferrari (1929-2026) : histoire et palmarès complet d’une écurie qui refusa de disparaître
L’article en une minute
Fondée à Modène le 16 novembre 1929, la Scuderia Ferrari est la seule écurie présente à chaque saison du championnat du monde de Formule 1 depuis 1950, alors qu’aucune voiture n’a couru sous son nom entre son absorption par Alfa Corse, en 1938, et le retour de 1947.
À retenir
La Scuderia Ferrari naît à Modène, pour engager des Alfa Romeo.
Schumacher décroche à Spa son septième titre pilotes.
Ferrari remporte au Mans sa troisième victoire consécutive.
Les chapitres
- 1La fondation à ModèneEnzo Ferrari fonde la Scuderia pour engager des Alfa Romeo.1 min
- 2Les années Alfa RomeoNuvolari et Varzi pilotent, jusqu’à l’absorption par Alfa Corse.3 min
- 3La Scuderia renaît en 1947Enzo Ferrari fait courir des voitures sous son nom.2 min
- 4Les huit premiers titresTrois titres de suite entre 1975 et 1977.3 min
- 5Quinze saisons sans titreDe 1984 à 1998, aucun titre constructeurs.2 min
- 6Todt, Schumacher, RäikkönenHuit titres constructeurs de 1999 à 2008.2 min
- 7Le retour au MansDix-sept saisons sans titre, trois victoires au Mans.1 min
- 8Ce que révèle son histoireUn seul changement a fait disparaître la société.1 min
- La frise chronologiqueDe la fondation en 1929 au retour au Mans.Frise
- Titres pilotes et constructeursLa liste saison par saison, de 1952 à 2008.Palmarès
- Les douze victoires au MansÉquipages et voitures, de 1949 à 2025.Victoires
Les essentiels
Au 28 septembre 2026, la Scuderia Ferrari compte seize titres constructeurs et quinze titres pilotes en Formule 1. Les Ferrari ont aussi gagné douze fois les 24 Heures du Mans. Le dernier titre constructeurs remonte à 2008.
Le 30 décembre 1937, Alfa Romeo a racheté 80 % de la société de Modène. Son activité passera à Alfa Corse en janvier 1938. En 1947, Enzo Ferrari fera courir, depuis Maranello, des voitures à son nom. La Fabbrica Italiana Automobili Torino (FIAT) entrera pour moitié au capital de Ferrari en juin 1969. Jean Todt prendra la direction de la gestion sportive à l’été 1993.
Comment une société créée pour acheter des Alfa Romeo de course et les engager, pour une clientèle d’amateurs fortunés, a-t-elle traversé sa propre dissolution, puis trois changements de structure, jusqu’à devenir l’écurie la plus titrée chez les constructeurs, devant McLaren et ses dix titres ?

Modène, 1929 : la fondation d’une écurie au service d’Alfa Romeo
Qui a fondé la Scuderia Ferrari ?
La Scuderia Ferrari est fondée le 16 novembre 1929, chez un notaire de Modène, par Enzo Ferrari et ses associés. Ses statuts fixent un objet simple : acheter des Alfa Romeo de course et les engager en compétition. Dès 1930, l’écurie réunit une cinquantaine de pilotes, amateurs fortunés pour la plupart, aux côtés de professionnels. Elle devient l’écurie officielle du constructeur milanais, puis court sous sa propre marque à partir de 1947.
La Scuderia Ferrari est l’écurie fondée par Enzo Ferrari en 1929 pour engager des Alfa Romeo. Alfa Romeo racheta 80 % de la société en 1937 et l’absorba dans Alfa Corse en 1938. Enzo Ferrari la recréa sous sa propre marque en 1947, à Maranello, où son entreprise s’était installée en 1943. FIAT entra au capital de Ferrari en 1969.
La Scuderia Ferrari vit le jour le 16 novembre 1929 dans l’étude d’Alberto Della Fontana, notaire à Modène. Ses statuts lui donnaient pour objet d’acheter des voitures de course de la marque Alfa Romeo et de participer avec elles aux courses.
Le projet avait pris forme cinq semaines plus tôt. À Crémone, le 28 septembre 1929, Baconin Borzacchini avait établi sur une Maserati Tipo V4 un record du monde de vitesse sur 10 km lancé, en classe C, à 246,069 km/h. Le 12 octobre, à Bologne, un dîner fut donné en l’honneur de ce record. Enzo Ferrari y convainquit deux convives, Alfredo Caniato et Mario Tadini, de s’associer à lui. Par la suite, Borzacchini courra pour la Scuderia.
Né à Modène le 18 février 1898, Enzo Ferrari avait alors 31 ans et pilotait pour Alfa Romeo. Le 17 juin 1923, à Ravenne, il avait gagné le premier Circuito del Savio sur l’Alfa Romeo RL Targa Florio n° 28.
La Società anonima Scuderia Ferrari disposait d’un capital de 200 000 lires, divisé en 200 actions, dont 50 appartenaient à Enzo Ferrari. Parmi les associés figuraient les frères Alfredo et Augusto Caniato, héritiers d’une fortune textile de Ferrare, ainsi que Ferruccio Testi. Alfa Romeo et Pirelli souscrivirent chacune une petite part du capital.
Dès la fondation, Mario Tadini, pilote amateur fortuné, prit la présidence de la société, et Enzo Ferrari en devint l’administrateur délégué et le directeur. Parmi les relations d’affaires sur lesquelles il s’appuyait figuraient le fabricant allemand de systèmes d’allumage Bosch et le pétrolier Shell.


L’acte notarié porte la date du 16 novembre 1929 ; le tribunal de Modène homologua ensuite la société, le 29 novembre. Une autre date, le 1er décembre 1929, est souvent reprise pour la fondation sans s’appuyer sur aucune pièce. L’acte notarié tranche en faveur du 16 novembre.
Les années Alfa Romeo, 1930-1938 : le bras armé du constructeur milanais
Que signifie le mot scuderia ?
Le mot italien « scuderia » désigne d’abord l’écurie qui abrite des chevaux de selle et de trait, puis un élevage de chevaux de course.
Le mot passe au sport automobile pour désigner les voitures et l’organisation d’une même marque, d’où les « ordini di scuderia », les consignes d’écurie. Il dérive de « scudiere », l’écuyer.
De 1930 à 1937, la Scuderia Ferrari engagea les Alfa Romeo de course pour le compte d’amateurs fortunés, puis pour celui du constructeur milanais, qui finira par l’absorber. Dès 1930, elle réunit une cinquantaine de pilotes, amateurs pour la plupart, autour de professionnels comme Tazio Nuvolari et Achille Varzi.
Le mot retenu pour la raison sociale avait déjà cours dans les courses italiennes. Au début de 1928, Emilio Materassi avait formé sur Talbot la Scuderia Materassi.
La première saison mêla les engagements de l’usine et ceux de l’écurie. Aux Mille Miglia des 12 et 13 avril 1930, Nuvolari gagna pour Alfa Romeo avec Giovanni Battista Guidotti, sur une Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport. Les trois voitures de la Scuderia abandonnèrent. Selon la tradition, Nuvolari rattrapa Varzi, parti dix minutes avant lui sur une voiture identique, en roulant tous feux éteints. Varzi remporta ensuite la Targa Florio, le 4 mai 1930, sur une Alfa Romeo P2 que la Scuderia engageait pour l’usine. Le 15 juin, à Trieste-Opicina, Nuvolari signa sur une P2 la première victoire revendiquée par l’écurie, avec un record de 95,151 km/h.

Enzo Ferrari courait encore. Le 9 août 1931, au Circuito delle Tre Province, il disputa sa dernière course sur une Alfa Romeo 8C 2300, avec Peppino Verdelli pour copilote, et finit deuxième derrière Nuvolari. Il rapportera plus tard que Nuvolari lui avait avoué, à l’arrivée, n’avoir jamais eu à pousser aussi loin pour le battre. Après la naissance de son fils Alfredo, dit Dino, le 19 janvier 1932, il cessa de piloter.
Le 9 juillet 1932, aux 24 Heures de Spa, le cheval cabré apparut pour la première fois sur une voiture de la Scuderia. L’emblème venait de Francesco Baracca, as de l’aviation italienne aux 34 victoires, mort en 1918. Un cheval cabré noir ornait le fuselage de son avion. Enzo Ferrari racontera que la comtesse Paolina Baracca lui avait suggéré de le mettre sur ses voitures, après sa victoire de Savio en 1923. Il y ajouta le fond jaune, couleur de Modène.
En 1933, Alfa Romeo passa sous le contrôle de l’État, par l’Istituto per la Ricostruzione Industriale (IRI), et se retira de la course. La Scuderia devint son équipe de fait. Nuvolari partit chez Maserati avec Borzacchini début juillet 1933, une semaine avant le Grand Prix de Belgique du 9 juillet. Revenu de chez Bugatti, Varzi courut pour la Scuderia en 1934 sur Alfa Romeo P3, vainqueur notamment de la Targa Florio et des Mille Miglia, avant de passer chez Auto Union de 1935 à 1937.

Mercedes-Benz et Auto Union alignèrent à partir de 1934 des voitures subventionnées par le Reich, dont Adolf Hitler avait annoncé les aides le 11 février 1933. L’État couvrira environ un cinquième des dépenses de course d’Auto Union entre 1934 et 1939. En 1935, la Mercedes-Benz W25 développait de 370 à 430 ch avec le moteur M 25 B de 3 992 cm3, et de 398 à 462 ch avec le M 25 C de 4 309 cm3 ; l’Auto Union Type B tirait 375 ch de son V16 de 5 litres. L’Alfa Romeo P3 Tipo B de la Scuderia, réalésée à 3 165 cm3, en donnait environ 265. L’écart dépassait 100 ch.
Luigi Bazzi conçut et construisit à Modène, la même année, deux Alfa Romeo Bimotore, qui associaient chacune deux huit-cylindres en ligne de P3 de 3 165 cm3, pour environ 540 ch. Revenu à la Scuderia en 1935, Nuvolari établit au volant de la Bimotore deux records, le 16 juin, sur l’autostrade Florence-Livourne : 321,4 km/h sur le kilomètre lancé et 323,1 km/h sur le mille lancé.
Le 28 juillet 1935, au Nürburgring, Nuvolari remporta le Grand Prix d’Allemagne sur la P3 face à cinq Mercedes-Benz W25 et quatre Auto Union Type B. Manfred von Brauchitsch, en tête, avait vu un pneu éclater dans le dernier tour. Selon un récit souvent repris, les organisateurs n’avaient pas prévu l’hymne italien.
La Scuderia engagea en 1936 l’Alfa Romeo 12C-36, à moteur V12 de 4,1 litres à compresseur, donnée pour 370 ch à 5 800 tr/min. Nuvolari la mena à quatre victoires, dont la Coupe Vanderbilt, courue le 12 octobre 1936 à Roosevelt Raceway. Aucune ne comptait pour le championnat d’Europe.
Le 30 décembre 1937, Alfa Romeo racheta 80 % de la Scuderia et transféra son activité au Portello, à Milan, où l’ingénieur espagnol Wifredo Ricart était entré en octobre. En janvier 1938, cette activité prit le nom d’Alfa Corse.


Comment Enzo Ferrari refonde-t-il son écurie sous son propre nom, en 1947 ?
En 1947, Enzo Ferrari fit renaître la Scuderia Ferrari sous sa propre marque, à Maranello, huit ans après sa rupture avec Alfa Romeo : le 11 mai, à Piacenza, la Ferrari 125 S prit le premier départ d’une voiture portant son nom.
Le 6 septembre 1939, Ugo Gobbato, directeur d’Alfa Romeo, avait mis fin au contrat d’Enzo Ferrari. Une clause de non-concurrence le liait pour quatre ans. Une semaine plus tard, le 13 septembre, il fonda à Modène Auto Avio Costruzioni. L’entreprise engagera deux Tipo 815 aux Mille Miglia du 28 avril 1940, confiées à Alberto Ascari et à Lotario Rangoni. En 1943, elle s’installa à Maranello sur ordre du gouvernement. L’usine sera bombardée en novembre 1944, puis en février 1945.



Le moteur de la 125 S, un V12 de 1 497 cm3, était l’œuvre de Gioachino Colombo. À Piacenza, Franco Cortese menait la course quand la pompe à essence se grippa, à trois tours de l’arrivée. La 125 S abandonna. Quatorze jours plus tard, le 25 mai 1947, Cortese donna à la 125 S sa première victoire, au Grand Prix de Rome, sur le circuit de Caracalla : 40 tours, soit 137,6 km, à 88,5 km/h de moyenne.


Les 24 Heures du Mans 1949 apportèrent à Ferrari sa première victoire dans la Sarthe. La Ferrari 166 MM de Luigi Chinetti et de Peter Mitchell-Thomson, Lord Selsdon, s’imposa. Malade, Lord Selsdon ne conduisit qu’une heure environ. Chinetti resta près de 23 heures au volant. Premier importateur de Ferrari aux États-Unis, il fondera en 1958 le North American Racing Team (NART).

La Scuderia manqua en 1950 le premier Grand Prix du championnat du monde, à Silverstone, faute d’accord sur les primes de départ. Ses voitures coururent à Mons une épreuve de Formule 2, où Ascari gagna devant Luigi Villoresi. Cortese fut troisième. Ferrari débuta au championnat à Monaco, deuxième manche, le 21 mai 1950. Le 14 juillet 1951, à Silverstone, José Froilán González lui donna sa première victoire en championnat du monde, sur une Ferrari 375 F1.
Après le retrait d’Alfa Romeo et le forfait de British Racing Motors (BRM) à Turin, en avril 1952, les organisateurs firent courir les championnats de 1952 et de 1953 selon le règlement de Formule 2, à moteur atmosphérique de 2 litres. Juan Manuel Fangio manqua la saison 1952 après son accident de Monza, en juin. Ascari gagna cette année-là les six Grands Prix européens qu’il disputa et totalisa 36 points, le maximum possible avec les quatre meilleurs résultats. Il disputa aussi une septième manche, l’Indianapolis 500, où sa Ferrari 375 Special abandonna ; il y fut classé 31e. Champion en 1952, il le sera de nouveau en 1953.
Sous sa marque propre, la Scuderia gagnera encore deux titres pilotes avant 1959. Fangio lui donna le premier en 1956, quatrième de ses cinq titres et seul acquis sur Ferrari. En 1958, Mike Hawthorn devint le premier Britannique champion du monde, avec 42 points contre 41 à Stirling Moss, pour une victoire contre quatre. Quatre pilotes de la Scuderia étaient morts depuis 1957 : Eugenio Castellotti et Alfonso de Portago en 1957, Luigi Musso et Peter Collins en 1958. Hawthorn se tuera sur la route, près de Guildford, le 22 janvier 1959, à 29 ans.
Comment la Scuderia remporte-t-elle ses huit premiers titres constructeurs, entre 1961 et 1983 ?
La Scuderia Ferrari a gagné ses deux premiers titres constructeurs en 1961 et en 1964, puis six autres en neuf saisons, de 1975 à 1983. Trois vinrent de suite, de 1975 à 1977 ; les trois suivants datent de 1979, 1982 et 1983. Le titre constructeurs existait depuis 1958, sous le nom de Coupe internationale des constructeurs jusqu’en 1980.



En 1961, la Formule 1 passa à des moteurs de 1 500 cm3. À Monza, le 10 septembre, Phil Hill et Wolfgang von Trips se disputaient encore le titre au Grand Prix d’Italie, avant-dernière manche de la saison. À la fin du deuxième tour, à l’approche de la Parabolica, la Lotus de Jim Clark toucha la Ferrari de von Trips. Wolfgang von Trips fut tué avec quinze spectateurs. Phil Hill devint champion avec 34 points, un de plus que son coéquipier, et la Scuderia gagna le premier titre constructeurs de son histoire. En novembre 1961, Carlo Chiti et Romolo Tavoni furent congédiés, avec Ermanno Della Casa et Giotto Bizzarrini. Chiti rejoindra en 1962, avec Tavoni et Bizzarrini, la nouvelle écurie Automobili Turismo Sport Serenissima (ATS).

John Surtees, seul pilote champion du monde en moto et en Formule 1, l’emporta en 1964 avec 40 points, un de plus que Graham Hill, et apporta à la Scuderia son deuxième titre constructeurs. Jim Clark en comptait 32.

Aucun titre ne suivit pendant dix saisons. En 1969, la Scuderia ne marqua que 7 points au classement des constructeurs, sixième ex æquo avec BRM. Le 18 juin 1969, Enzo Ferrari signa la cession de 50 % de Ferrari à FIAT ; l’accord fut rendu public le 21 juin. Il garda la gestion sportive. L’année suivante, Jacky Ickx termina à cinq points de Jochen Rindt, 40 contre 45.

Arrivé en 1974, Niki Lauda signa neuf pole positions dès sa première saison, sous la direction sportive de Luca Cordero di Montezemolo. En 1975, la Ferrari 312 T, à boîte de vitesses transversale conçue par Mauro Forghieri, lui donna le titre pilotes et apporta à la Scuderia le titre constructeurs. Le 1er août 1976, au Nürburgring, sa Ferrari 312 T2 prit feu après un accident au deuxième tour, à l’approche du Bergwerk. Arturo Merzario et Guy Edwards l’extrairent de la voiture, aidés de Brett Lunger et de Harald Ertl. Lauda reçut les derniers sacrements.

Quarante-deux jours plus tard, le 12 septembre 1976, il reprit la course à Monza. À Fuji, le 24 octobre, il abandonna volontairement au deuxième tour et perdit le titre d’un point, 68 contre 69 à James Hunt. La Scuderia garda le titre constructeurs. Champion de nouveau en 1977, année d’un troisième titre constructeurs consécutif, Lauda quittera l’équipe avant les deux dernières manches.

Jody Scheckter fut champion en 1979 sur la Ferrari 312 T3 aux deux premières manches, puis sur la 312 T4 de Forghieri, avec 51 points contre 47 à son coéquipier Gilles Villeneuve ; la Scuderia gagna aussi le titre constructeurs. Elle ne placera plus deux pilotes aux deux premières places du championnat avant 2002. En 1981, elle engagea son premier moteur turbocompressé, sur la Ferrari 126 CK, quatre ans après Renault.
Le 25 avril 1982, à Imola, Didier Pironi dépassa Villeneuve dans le dernier tour, malgré la consigne de l’équipe. Treize jours plus tard, le 8 mai, Villeneuve se tua en qualification à Zolder : sa roue avant toucha la roue arrière droite de la March 821 de Jochen Mass. Pironi se blessa le 7 août aux essais du Grand Prix d’Allemagne, à Hockenheim. Il ne courra plus en Formule 1. Deuxième du championnat avec 39 points, il finit derrière Keke Rosberg, l’année où la Scuderia fut championne des constructeurs. Elle conservera ce titre en 1983.
Comment la Scuderia traverse-t-elle quinze saisons sans titre constructeurs, entre 1984 et 1998 ?
De 1984 à 1998, la Scuderia Ferrari a passé quinze saisons sans titre constructeurs, dont quatre saisons entières du vivant d’Enzo Ferrari, de 1984 à 1987. Mort en cours de saison 1988, il ne connaîtra pas les dix suivantes, de 1989 à 1998.



Michele Alboreto mena le championnat de 1985 jusqu’à l’été, avant de le perdre face à Alain Prost, 53 points contre 73.

Enzo Ferrari mourut à Maranello le 14 août 1988, à 90 ans, malade depuis plusieurs mois. Il fut inhumé le 15. Selon sa volonté, sa mort ne fut annoncée que le 16 août. La même année, FIAT porta sa part du capital à 90 %. Le circuit d’Imola, Autodromo Dino Ferrari depuis 1970, prit le nom d’Autodromo Enzo e Dino Ferrari.

Le 11 septembre 1988, à Monza, Gerhard Berger et Alboreto offrirent à la Scuderia un doublé au Grand Prix d’Italie, sa 94e victoire en championnat du monde ; ce fut la seule course de la saison que McLaren ne gagna pas.

Le 8 juillet 1990, au Grand Prix de France, Prost signa la 100e victoire de Ferrari en championnat du monde. Il termina la saison deuxième, avec 71 points contre 78 à Ayrton Senna. Après le Grand Prix du Japon 1991, à la veille de la dernière manche, en Australie, il fut licencié et remplacé par Gianni Morbidelli.

En novembre 1991, Gianni Agnelli nomma Luca di Montezemolo président de Ferrari. La Scuderia ne gagnera aucun Grand Prix de 1991 à 1993.

À l’été 1993, Jean Todt entra chez Ferrari comme directeur de la gestion sportive. Il dirigeait auparavant Peugeot Talbot Sport. L’équipe avait gagné les 24 Heures du Mans en 1992 et en 1993 avec la Peugeot 905. En 1994, la seule victoire de la Scuderia reviendra à Berger, en Allemagne. Le 11 juin 1995, au Grand Prix du Canada, Jean Alesi remportera pour elle le seul Grand Prix de sa carrière. Ce sera aussi l’unique succès de la Scuderia cette année-là.
L’arrivée de Michael Schumacher, en 1996, fut rendue publique en deux temps : Gianni Agnelli la révéla le 10 août 1995, et Ferrari l’annonça officiellement six jours plus tard, le 16 août. Ross Brawn entra en décembre 1996 comme directeur technique. Rory Byrne le rejoindra en 1997 comme designer en chef, rappelé de sa retraite en Thaïlande pour remplacer John Barnard. En 1997, année du titre de Jacques Villeneuve sur Williams, Schumacher fut exclu du classement final du championnat. Ferrari garda ses points chez les constructeurs et finit deuxième, avec 102 points contre 123 à Williams.
1999-2008 : Jean Todt, Michael Schumacher et Kimi Räikkönen ramènent huit titres constructeurs
Quel est le dernier titre de Ferrari en Formule 1 ?
Le dernier titre mondial de la Scuderia Ferrari en Formule 1 date de 2008, chez les constructeurs, un an après le titre pilotes de Kimi Räikkönen en 2007.
Depuis, l’écurie a terminé sept fois vice-championne des constructeurs entre 2012 et 2024, sans reprendre le titre. Elle totalise 16 titres constructeurs et 15 titres pilotes.
Six saisons après l’arrivée de Jean Todt, la Scuderia Ferrari a reconquis en 1999 le titre constructeurs, le premier des huit qu’elle remportera jusqu’en 2008.

Le 11 juillet 1999, à Silverstone, Michael Schumacher se cassa la jambe et Mika Salo le remplaça. Eddie Irvine termina deuxième du championnat pilotes, avec 74 points contre 76 à Mika Häkkinen.

Le 8 octobre 2000, vainqueur du Grand Prix du Japon à Suzuka, Schumacher lança sur la radio de l’équipe : « Tu es formidable, Ross, vous tous… Nous l’avons fait, nous l’avons fait… Je n’arrive pas à y croire ! » (traduit de l’anglais). Il rendait à la Scuderia le titre pilotes, qu’elle n’avait plus gagné depuis Jody Scheckter en 1979.

Schumacher conserva le titre en 2001. L’année suivante, il s’assura le titre dès le Grand Prix de France, le 21 juillet, onzième manche sur dix-sept. Il termina la saison avec 144 points, devant son coéquipier Rubens Barrichello, deuxième avec 77 ; la Scuderia totalisa 221 points chez les constructeurs. Il égalait cette année-là les cinq titres de Juan Manuel Fangio, record établi en 1957. En 2003, il ne devança Kimi Räikkönen que de deux points, 93 contre 91.

La Ferrari F2004 de Rory Byrne et d’Aldo Costa, conçue sous la direction technique de Ross Brawn, gagna quinze des dix-huit Grands Prix de 2004. Treize revinrent à Schumacher, deux à Barrichello. Le V10 Tipo 053 de 3 000 cm3 de la F2004 développait de l’ordre de 865 ch en course selon les estimations, Ferrari n’ayant publié aucun chiffre. Aldo Costa deviendra ensuite le designer en chef de la Scuderia. Le 29 août 2004, au Grand Prix de Belgique, à Spa, Schumacher remporta son septième titre, le cinquième de suite ; il finira la saison avec 148 points contre 114 à Barrichello. La Scuderia gagna aussi son sixième titre constructeurs consécutif.


Goodyear s’était retiré de la Formule 1 à la fin de 1998. Bridgestone, partenaire de Ferrari, avait alors été le seul manufacturier de pneumatiques du plateau en 1999 et en 2000, avant d’affronter Michelin à partir de 2001. En 2005, le règlement interdit les changements de pneus en course. La Scuderia ne gagna que le Grand Prix des États-Unis, couru par six voitures après le retrait des équipes chaussées par Michelin. L’année suivante, Schumacher perdit le titre face à Fernando Alonso, 121 points contre 134. Renault devança Ferrari chez les constructeurs, 206 à 201.
En 2007, Räikkönen fut champion avec 110 points, un de plus que Lewis Hamilton et Alonso. Le 7 octobre, au Grand Prix de Chine, il avait signé la 200e victoire de la Scuderia. Jean Todt, directeur général de Ferrari depuis 2004 et administrateur délégué depuis 2006, quitta la direction de l’équipe de course cette année-là ; Stefano Domenicali lui succéda en 2008. Le 2 novembre 2008, à Interlagos, Felipe Massa perdit le titre pilotes d’un point, 97 contre 98 à Hamilton. La Scuderia fut championne des constructeurs pour la seizième fois.
Palmarès en bref
La Scuderia Ferrari a remporté 16 titres constructeurs en Formule 1 (1961, 1964, 1975-1977, 1979, 1982-1983, 1999-2004, 2007-2008) et 15 titres pilotes entre 1952 et 2007. Seule écurie présente à chaque saison du championnat depuis 1950, elle détient le record absolu de titres constructeurs, devant McLaren (10) et Williams (9) ; Mercedes en compte 8.
Titres de la Scuderia Ferrari en Formule 1
| Année | Titre pilotes | Titre constructeurs |
|---|---|---|
| 1952 | Alberto Ascari | Non attribué avant 1958 |
| 1953 | Alberto Ascari | Non attribué avant 1958 |
| 1956 | Juan Manuel Fangio | Non attribué avant 1958 |
| 1958 | Mike Hawthorn | Non : Vanwall |
| 1961 | Phil Hill | Oui |
| 1964 | John Surtees | Oui |
| 1975 | Niki Lauda | Oui |
| 1976 | Non : James Hunt, McLaren | Oui |
| 1977 | Niki Lauda | Oui |
| 1979 | Jody Scheckter | Oui |
| 1982 | Non : Keke Rosberg, Williams | Oui |
| 1983 | Non : Nelson Piquet, Brabham | Oui |
| 1999 | Non : Mika Häkkinen, McLaren | Oui |
| 2000 | Michael Schumacher | Oui |
| 2001 | Michael Schumacher | Oui |
| 2002 | Michael Schumacher | Oui |
| 2003 | Michael Schumacher | Oui |
| 2004 | Michael Schumacher | Oui |
| 2007 | Kimi Räikkönen | Oui |
| 2008 | Non : Lewis Hamilton, McLaren | Oui |
Le titre constructeurs existe depuis 1958, sous le nom de Coupe internationale des constructeurs jusqu’en 1980 : les titres pilotes d’Alberto Ascari (1952, 1953) et de Juan Manuel Fangio pour Ferrari (1956) ne comptent donc pour aucun titre constructeurs, aucun titre rétroactif n’existant pour ces saisons. La valeur établie est 16. Au 26 septembre 2026, date du Grand Prix d’Azerbaïdjan, le classement des titres constructeurs reste : Ferrari 16, McLaren 10, Williams 9, Mercedes 8, Red Bull 6.
2009-2026 : dix-sept saisons sans titre constructeurs et le retour au Mans
Combien de Grands Prix la Scuderia Ferrari a-t-elle gagnés ?
Au 28 septembre 2026, la Scuderia Ferrari compte 250 victoires en Grand Prix de championnat du monde de Formule 1. La 250e est venue le 5 juillet 2026 à Silverstone, signée Charles Leclerc sur la Ferrari SF-26, sur le circuit de la première, celle de José Froilán González le 14 juillet 1951 ; c’était la neuvième victoire de Leclerc pour l’écurie. Les six manches suivantes, de la Belgique à l’Azerbaïdjan, sont revenues à Mercedes et à McLaren. George Russell a gagné la dernière, le 26 septembre 2026, sur Mercedes.
À cette date, Ferrari a disputé 1 137 Grands Prix du championnat du monde depuis 1950, soit un taux de victoire de 22,0 %. McLaren compte 205 victoires, Mercedes 142.
Depuis 1930, vingt-six hommes se sont succédé à la direction de la gestion sportive de la Scuderia :
- Renzo Saracco Ferrari, de 1930 à 1931 ;
- Mario Lolli, de 1932 à 1933 ;
- Federico Giberti, en 1934, puis de 1947 à 1951 ;
- Nello Ugolini, de 1935 à 1940, puis de 1952 à 1955 ;
- Eraldo Sculati, en 1956 ;
- Mino Amorotti, en 1957, avec Romolo Tavoni ;
- Romolo Tavoni, de 1957 à 1961 ;
- Eugenio Dragoni, de 1962 à 1966 ;
- Franco Lini, en 1967 ;
- Franco Gozzi, de 1968 à 1970 ;
- Peter Schetty, de 1971 à 1972 ;
- Alessandro Colombo, en 1973 ;
- Luca di Montezemolo, de 1974 à 1975 ;
- Daniele Audetto, en 1976 ;
- Roberto Nosetto, en 1977 ;
- Marco Piccinini, de 1978 à 1988 ;
- Pier Giorgio Capelli, en 1988 ;
- Cesare Fiorio, de 1989 à Monaco 1991 ;
- Claudio Lombardi, en 1991 ;
- Sante Ghedini, de 1992 à 1993 ;
- Jean Todt, à l’été 1993, jusqu’en 2007 ;
- Stefano Domenicali, de 2008 à 2014 ;
- Marco Mattiacci, d’avril à novembre 2014 ;
- Maurizio Arrivabene, de 2015 à 2018 ;
- Mattia Binotto, de 2019 à 2022 ;
- Frédéric Vasseur, depuis 2023.
De 2009 à 2025, la Scuderia Ferrari a couru dix-sept saisons de Formule 1 sans titre constructeurs, tandis que la Ferrari 499P gagnait les 24 Heures du Mans de 2023 à 2025.
En 2019, Charles Leclerc gagna en Belgique et en Italie. Il remportera trois Grands Prix en 2022 et trois autres en 2024, dont Monaco. Le 14 juin 2026, au Grand Prix de Barcelone, Lewis Hamilton signa la 249e victoire de Ferrari en championnat du monde.
Les Ferrari avaient gagné neuf fois les 24 Heures du Mans entre 1949 et 1965, dont six fois de suite de 1960 à 1965 ; seule Porsche fera mieux, avec sept victoires consécutives de 1981 à 1987. La série s’acheva en 1965 sur la victoire de la Ferrari 250 LM de Masten Gregory et Jochen Rindt, engagée par le NART.
La Scuderia courut en endurance d’usine jusqu’en 1973. Championne du monde des marques en 1972 avec la Ferrari 312 PB, elle finit deuxième au Mans l’année suivante. Son absence d’usine au Mans durera cinquante ans.


En 2023, Ferrari revint dans la Sarthe avec la 499P, en catégorie Hypercar. La voiture n° 51 de Ferrari AF Corse gagna aux mains d’Alessandro Pier Guidi et de James Calado, avec Antonio Giovinazzi. Ferrari n’avait plus gagné au Mans depuis cinquante-huit ans. En 2024, la 499P n° 50 de Ferrari AF Corse l’emporta à son tour, pilotée par Antonio Fuoco et Miguel Molina, associés à Nicklas Nielsen. En 2025, la victoire revint à la 499P n° 83 d’AF Corse, engagée à titre privé, que pilotaient Robert Kubica et Yifei Ye avec Phil Hanson.
Victoires de Ferrari aux 24 Heures du Mans
| Année | Équipage | Voiture | Catégorie |
|---|---|---|---|
| 1949 | Luigi Chinetti, Lord Selsdon (Peter Mitchell-Thomson) | Ferrari 166 MM | Sport 2 litres (S 2.0) |
| 1954 | José Froilán González, Maurice Trintignant | Ferrari 375 Plus | Sport 5 litres (S 5.0) |
| 1958 | Olivier Gendebien, Phil Hill | Ferrari 250 TR/58 | Sport 3 litres (S 3.0) |
| 1960 | Olivier Gendebien, Paul Frère | Ferrari 250 TR 59/60 | Sport 3 litres (S 3.0) |
| 1961 | Olivier Gendebien, Phil Hill | Ferrari 250 TRI/61 | Sport 3 litres (S 3.0) |
| 1962 | Olivier Gendebien, Phil Hill | Ferrari 330 TRI/LM | Expérimental plus de 3 litres (E +3.0) ; dernière victoire d’une voiture à moteur avant |
| 1963 | Ludovico Scarfiotti, Lorenzo Bandini | Ferrari 250 P | Prototype 3 litres (P 3.0) ; première victoire d’une voiture à moteur central arrière |
| 1964 | Jean Guichet, Nino Vaccarella | Ferrari 275 P | Prototype 4 litres (P 4.0) |
| 1965 | Masten Gregory, Jochen Rindt (NART) | Ferrari 250 LM | Prototype 4 litres (P 4.0) |
| 2023 | Alessandro Pier Guidi, James Calado, Antonio Giovinazzi (n° 51, Ferrari AF Corse) | Ferrari 499P | Hypercar |
| 2024 | Antonio Fuoco, Miguel Molina, Nicklas Nielsen (n° 50, Ferrari AF Corse) | Ferrari 499P | Hypercar |
| 2025 | Robert Kubica, Yifei Ye, Phil Hanson (n° 83, AF Corse, engagement privé) | Ferrari 499P | Hypercar |
Catégories 1949-1965 d’après les classements officiels : voitures de sport de 1949 à 1961, catégorie expérimentale plus de 3 litres en 1962, prototypes de 1963 à 1965. Six victoires consécutives de 1960 à 1965 : série dépassée par les sept victoires consécutives de Porsche, de 1981 à 1987. Ferrari court en endurance d’usine jusqu’en 1973 (titre mondial des marques en 1972 avec la 312 PB) ; l’usine revient au Mans en 2023, après cinquante ans sans engagement d’usine, cinquante-huit ans s’étant alors écoulés depuis la dernière victoire, en 1965. La troisième victoire consécutive, en 2025, vaut à Ferrari de garder définitivement le trophée des 24 Heures du Mans.
Ce que l’histoire de la Scuderia Ferrari révèle
Des quatre changements de structure de la Scuderia Ferrari, un seul a fait disparaître la société : son absorption par Alfa Corse, en janvier 1938.
Alfa Romeo, petit actionnaire en 1929, détenait 80 % des parts à la fin de 1937. En 1947, Enzo Ferrari recréa l’écurie sous sa propre marque, à Maranello. Les deux réorganisations suivantes touchèrent une équipe en activité, par le capital puis par la direction sportive. FIAT entra pour moitié au capital en juin 1969 et laissa à Enzo Ferrari la gestion sportive. Elle montera à 90 % en 1988. Enzo Ferrari mourut cette année-là.


À l’été 1993, la direction de l’équipe de course passa à Jean Todt, qui la garda jusqu’en 2007. Ce fut le plus long mandat de directeur sportif depuis 1930. Sept des seize titres constructeurs furent gagnés pendant ces quinze saisons, de 1999 à 2004 puis en 2007.
Depuis 2008, la Scuderia n’a plus gagné de titre constructeurs en Formule 1. En 2025, une troisième victoire de suite dans la Sarthe valut à Ferrari de conserver définitivement le trophée des 24 Heures du Mans.
La chronologie de la Scuderia Ferrari
Sources
Sources primaires de l’événement
-
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « 16 November 1929: the foundation of Scuderia Ferrari »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/foundation-scuderia-ferrari-formula-one-team Date de la fondation notariale, le 16 novembre 1929, chez le notaire Alberto Della Fontana, à Modène ; homologation par le tribunal le 29 novembre ; dîner de Bologne du 12 octobre 1929, où Enzo Ferrari convainc Alfredo Caniato et Mario Tadini. -
★ PRIMAIRE
Museo Storico Alfa Romeo, « Scuderia Ferrari: 90 years »
https://www.museoalfaromeo.com/en-us/news/Pages/90-anni-Scuderia-Ferrari.aspx Objet statutaire de la société (acheter et engager des voitures Alfa Romeo), capital de 200 000 lires réparti en 200 actions dont 50 pour Enzo Ferrari, organes dirigeants (Mario Tadini président, Enzo Ferrari administrateur délégué). -
★ PRIMAIRE
Maserati.com, « Maserati Tipo V4 and Borzacchini’s Cremona record »
https://www.maserati.com/gb/en/news/maserati-tipo-v4-cremona-record-borzacchini Record du monde des 10 km lancés établi par Baconin Borzacchini à Crémone, le 28 septembre 1929, à l’origine du dîner de Bologne où se noue le projet de la Scuderia. -
SEC.
Treccani, Vocabolario, « scuderia »
https://www.treccani.it/vocabolario/scuderia/ Sens propre (bâtiments pour chevaux de selle et de trait), sens hippique et sens sportif du mot « scuderia » ; étymologie retenue, dérivée de « scudiere » (écuyer). -
SEC.
FundingUniverse, « History of Ferrari S.p.A. » (d’après International Directory of Company Histories)
https://www.fundinguniverse.com/company-histories/ferrari-s-p-a-history/ Bosch cité parmi les relations d’affaires d’Enzo Ferrari (allumage), aux côtés de Shell et de Pirelli : partenaire fournisseur, jamais actionnaire de la Scuderia. - LACUNE Signataires de l’acte notarié du 16 novembre 1929 Les associés (Enzo Ferrari, les frères Caniato, Mario Tadini, Ferruccio Testi, Alfa Romeo, Pirelli) sont établis, mais aucune source en ligne ne nomme les signataires de l’acte ; archive compétente : minute notariale, Archivio notarile distrettuale di Modena.
- LACUNE Ventilation fine du capital de 1929 (200 actions) Les 50 actions d’Enzo Ferrari sont établies ; la répartition du reste diverge entre deux sources de rang secondaire ; archive compétente : registre des sociétés, Camera di Commercio di Modena.
- LACUNE Première attestation du mot « scuderia » et motif du choix par Enzo Ferrari Aucune source en ligne ne date la première attestation ni ne rapporte un motif du choix par Enzo Ferrari ; archive compétente : DELI (Cortelazzo-Zolli) et Grande dizionario della lingua italiana (Battaglia) pour la datation, écrits d’Enzo Ferrari et Museo Casa Enzo Ferrari pour le motif.
Contexte réglementaire et institutionnel
-
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « A new partner »
https://www.ferrari.com/en-EN/history/moments/1969/a-new-partner/more Entrée de FIAT à hauteur de 50 % du capital de Ferrari, contrat signé le 18 juin 1969, Enzo Ferrari conservant la gestion sportive. -
★ PRIMAIRE
Autodromo di Imola, « History »
https://www.autodromoimola.it/en/history/ Circuit nommé Autodromo Dino Ferrari en 1970, puis Autodromo Enzo e Dino Ferrari depuis 1988 ; Monza n’a jamais porté le nom d’Enzo Ferrari. -
★ PRIMAIRE
Bridgestone, « BRIDGESTONE in F1, 14 YEARS », épisode 1999
https://ms.bridgestone.co.jp/special/document/f1/en/episode/1999/ Bridgestone seul manufacturier du plateau en 1999-2000, dont Ferrari ; retour du titre constructeurs de Ferrari après seize ans, porté par les pneus Bridgestone. -
SEC.
Wikipédia EN, « Formula One tyres »
https://en.wikipedia.org/wiki/Formula_One_tyres Concurrence de Michelin de 2001 à 2006 : Bridgestone n’est donc seul manufacturier du plateau qu’en 1999 et 2000. -
SEC.
Autosport, « How Enzo Ferrari ended his former employer’s era of grand prix supremacy »
https://www.autosport.com/f1/news/how-enzo-ferrari-ended-his-former-employers-era-of-grand-prix-supremacy/10702697/ Fin du contrat d’Enzo Ferrari par Ugo Gobbato, directeur d’Alfa Romeo, le 6 septembre 1939, clause de non-concurrence de quatre ans, fondation de l’Auto Avio Costruzioni le 13 septembre 1939. -
SEC.
Wikipédia EN, « Auto Avio Costruzioni 815 »
https://en.wikipedia.org/wiki/Auto_Avio_Costruzioni_815 Deux Tipo 815 engagées à la Mille Miglia du 28 avril 1940, pilotées par Alberto Ascari et Lotario Rangoni, sans le nom Ferrari. -
SEC.
Revs Institute, Automedia, « Enzo Ferrari’s Auto Avio Costruzioni Tipo 815 »
https://automedia.revsinstitute.org/enzo-ferraris-auto-avio-costruzioni-tipo-815/ Fin du contrat d’Enzo Ferrari avec Alfa Romeo le 6 septembre 1939 (Ugo Gobbato) ; fondation de l’Auto Avio Costruzioni au 11 Viale Trento e Trieste, à Modène, ancien siège de la Scuderia. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1952 Formula One season »
https://en.wikipedia.org/wiki/1952_Formula_One_season Basculement du championnat du monde 1952-1953 sur le règlement de Formule 2 (2 litres atmosphérique), après le retrait d’Alfa Romeo et le forfait de BRM, sans modification du règlement de Formule 1. -
SEC.
Audi.com, « How the “Silver Arrow” legend was born »
https://www.audi.com/en/press-releases/how-the-silver-arrow-legend-was-born-1166 Communiqué Audi Tradition : entre 1934 et 1939, Auto Union dépense environ 13,2 millions de Reichsmarks en course, pour environ 2,7 millions reçus de l’État, soit une moyenne annuelle d’environ 20 % des dépenses couverte par des subventions publiques directes. - LACUNE Financements indirects des Flèches d’argent (marchés publics, avantages fiscaux) Seules les subventions directes de course sont chiffrées en ligne ; aucun chiffrage des aides indirectes ; archive compétente : Bundesarchiv (fonds du ministère des Transports du Reich et du NSKK), Mercedes-Benz Classic Archive, Sächsisches Staatsarchiv Chemnitz.
Résultats et chronologie
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★ PRIMAIRE
API Jolpica-F1, résultats et classements du constructeur Ferrari
https://api.jolpi.ca/ergast/f1/constructors/ferrari/results/1.json 16 titres constructeurs (classements 1958-2025) et 15 titres pilotes (1952-2007) ; 250 victoires en Grand Prix et 1 137 Grands Prix disputés au 26 septembre 2026, soit un taux de victoire de 22,0 % ; McLaren 205 victoires (identifiantsmclarenetmclaren-fordréunis), Mercedes 142, à la même date. Classements constructeurs 2009-2025 : sept fois vice-championne (2012, 2015, 2017, 2018, 2019, 2022, 2024), aucun titre depuis 2008. -
★ PRIMAIRE
FIA WEC, « Formidable Ferrari completes Le Mans Hypercar hat-trick »
https://www.fiawec.com/en/news/formidable-ferrari-completes-le-mans-hypercar-hat-trick/8374 Troisième victoire consécutive de Ferrari aux 24 Heures du Mans en 2025 (Robert Kubica, Yifei Ye, Phil Hanson, n°83, AF Corse). -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « Ferrari wins third consecutive 24 Hours of Le Mans »
https://www.ferrari.com/en-EN/hypercar/articles/fia-wec-24-hours-le-mans-2025-hypercar-race Troisième victoire consécutive de Ferrari, 15 juin 2025 : le constructeur, à Maranello, conserve définitivement le trophée des 24 Heures du Mans. -
★ PRIMAIRE
24h-lemans.com (ACO), « Bringing the Museum to you: the Le Mans 24 Hours Grand Trophy »
https://www.24h-lemans.com/en/news/bringing-the-museum-to-you-the-le-mans-24-hours-grand-trophy-53616 Trophée des 24 Heures du Mans (Le Mans 24 Hours Trophy), créé par l’ACO en 1993 à l’initiative de Jean-Pierre Moreau : remis chaque année au vainqueur du classement général, acquis à titre définitif par le constructeur qui gagne trois années de suite (Audi, Porsche 2015-2017, Ferrari 2023-2025). -
★ PRIMAIRE
24h-lemans.com, « Toyota take its sixth victory at Le Mans »
https://www.24h-lemans.com/en/news/toyota-take-its-sixth-victory-at-le-mans-60812 2026 : série de victoires de Ferrari interrompue après trois ans ; victoire de la Toyota TR010 Hybrid n°7 (Mike Conway, Kamui Kobayashi, Nyck de Vries), meilleure Ferrari 5e. -
★ PRIMAIRE
24h-lemans.com, « 24 Hours, One Driver, One Car #1: Luigi Chinetti and Ferrari »
https://www.24h-lemans.com/en/news/24-hours-one-driver-one-car-1-luigi-chinetti-and-ferrari-10418 Victoire de 1949, Luigi Chinetti et Lord Selsdon sur Ferrari 166 MM, près de 23 heures au volant pour Chinetti sur les 24. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « Rome 1947: the historical first Ferrari victory »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/rome-1947-the-historical-first-ferrari-victory Première victoire d’une Ferrari, Grand Prix de Rome sur le circuit de Caracalla, le 25 mai 1947, 40 tours, 137,6 km à 88,5 km/h de moyenne. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « First victory »
https://www.ferrari.com/en-EN/history/moments/1947/first-victory/more Premier départ d’une Ferrari 125 S, Franco Cortese, à Piacenza, le 11 mai 1947 ; abandon sur panne d’alimentation à trois tours de l’arrivée alors qu’il menait. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « Debut and first victory »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/ferrari-scuderia-debut-1930-mille-miglia-trieste-opicina-triumph Première victoire revendiquée par la Scuderia : Tazio Nuvolari, Trieste-Opicina, le 15 juin 1930, Alfa Romeo P2, record de 95,151 km/h ; Mille Miglia 1930 courue pour l’usine, les trois Alfa de la Scuderia abandonnant. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « The year we won everything »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/the-year-we-won-everything Saison 1952 d’Alberto Ascari : six victoires sur les six Grands Prix européens disputés, 36 points, le maximum de points possible cette saison-là. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « Ferrari’s Formula 1 debut »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/monaco-1950-ferrari-makes-its-debut-in-formula-1 Ferrari absente du Grand Prix inaugural de Silverstone (désaccord sur les primes de départ), débute au Grand Prix de Monaco, deuxième manche du championnat, le 21 mai 1950. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « Day of farewell »
https://www.ferrari.com/en-EN/history/moments/1988/day-of-farewell/more Mort d’Enzo Ferrari le 14 août 1988, à 90 ans ; inhumation le 15, annonce publique le 16, selon sa volonté expresse. -
SEC.
Wikipédia IT, « Ferrari »
https://it.wikipedia.org/wiki/Ferrari Cronotassi des présidents de Ferrari : Enzo Ferrari président de 1947 à 1977, Nicola Tufarelli lui succédant. -
SEC.
Circusf1.com, « Da Ferrari ad Elkann e Camilleri: tutti i presidenti e gli AD del Cavallino Rampante », 26 juillet 2018
https://www.circusf1.com/2018/07/da-ferrari-ad-elkann-e-camilleri-tutti-i-presidenti-e-gli-ad-del-cavallino-rampante.php Liste des présidents et administrateurs délégués de Ferrari ; présidence d’Enzo Ferrari dès la fondation d’Auto Avio Costruzioni (1939) jusqu’en 1977, succession de Nicola Tufarelli puis Giovanni Sguazzini et Vittorio Ghidella. -
SEC.
UPI, « Legendary racecar-maker Ferrari dies », 15 août 1988
https://www.upi.com/Archives/1988/08/15/Legendary-racecar-maker-Ferrari-dies/2278587620800/ Vittorio Ghidella, dirigeant de FIAT, président de Ferrari à la mort d’Enzo Ferrari ; maladie rénale sous dialyse. Page d’archive de presse ; accès automatisé refusé (403) aux robots ordinaires. - LACUNE Année où Enzo Ferrari quitte la fonction d’administrateur délégué Deux sources secondaires discordantes (1971 selon Wikipédia EN, 1968 selon circusf1.com) ; aucun registre de société ni communiqué d’époque en ligne ; archive compétente : registre des sociétés, Camera di Commercio di Modena. La présidence (1947-1977) et la direction de la course (jusqu’en 1988) restent établies.
-
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, archives, « Nuvolari the master », septembre 1935
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/september-1935/19/nuvolari-master/ Compte rendu d’époque du Grand Prix d’Allemagne du 28 juillet 1935 : Nuvolari reprend la tête à Manfred von Brauchitsch, crevé au dernier tour ; aucune mention d’un hymne remplacé par la Marcia Reale. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1930 Targa Florio »
https://en.wikipedia.org/wiki/1930_Targa_Florio Victoire d’Achille Varzi, le 4 mai 1930, sur Alfa Romeo P2 engagée par la Scuderia pour le compte de l’usine. -
SEC.
Stefano d’Amico, « The XXI Targa Florio (May 4, 1930) »
https://www.stefanodamico.it/en/the-xxi-targa-florio-may-4-1930/ Confirmation de la date du 4 mai 1930, non le 6 avril ; châssis de la P2 victorieuse conservé au musée Carlo Biscaretti de Turin. -
★ PRIMAIRE
Mercedes-Benz Classic, marsClassic, « Mercedes-Benz Grand-Prix racing car W 25, 1935 »
https://mercedes-benz-publicarchive.com/marsClassic/en/instance/ko/Mercedes-Benz-Grand-Prix-racing-car-W-25-1935.xhtml?oid=6814 Archive publique d’usine (N1) : puissances au banc des moteurs M 25 A, B et C selon le carburant et la version (314 à 462 ch), présence de cinq W25 au Grand Prix d’Allemagne 1935. Page consultée directement le 2026-09-29 ; accès automatisé refusé (403) aux robots ordinaires. -
SEC.
Wikipédia EN, « Mercedes-Benz W25 »
https://en.wikipedia.org/wiki/Mercedes-Benz_W25 Puissances successives de la W25 selon la version du moteur : 314 à 354 ch (M 25 A, 1934), jusqu’à 462 ch (M 25 C, 1935) : la dispersion tient au moteur et au carburant, non à des sources contradictoires. -
SEC.
Wikipédia EN, « Auto Union Type B »
https://en.wikipedia.org/wiki/Auto_Union_Type_B Auto Union Type B de 1935 : V16 de 5 litres, 375 ch, valeur uniforme (contrairement à la fourchette de la Mercedes W25 la même saison). -
SEC.
Wikipédia EN, « Alfa Romeo P3 »
https://en.wikipedia.org/wiki/Alfa_Romeo_P3 P3 Tipo B de 1935 réalésée à 3,2 litres pour Nuvolari, environ 265 ch ; le moteur de 3,8 litres (environ 330 ch) équipe l’Alfa Romeo 8C-35, non la P3. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1935 German Grand Prix »
https://en.wikipedia.org/wiki/1935_German_Grand_Prix Victoire de Tazio Nuvolari sur Alfa Romeo P3 Tipo B, le 28 juillet 1935, face à cinq Mercedes W25 et quatre Auto Union d’usine. -
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, archives, « The Record-Breakers of 1935 », janvier 1936
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/january-1936/20/the-record-breakers-of-1935/ Compte rendu de presse d’époque des records de vitesse de 1935, dont les records de Nuvolari sur l’Alfa Romeo Bimotore, source des 321,4 et 323,1 km/h retenus par la P1 ; ne date pas la tentative. -
SEC.
Wikipédia EN, « Alfa Romeo Bimotore »
https://en.wikipedia.org/wiki/Alfa_Romeo_Bimotore Deux moteurs P3 de 3,165 litres chacun, environ 540 ch au total ; records de Nuvolari sur l’autostrade Florence-Livourne le 16 juin 1935, 321,4 km/h sur le kilomètre lancé et 323,1 km/h sur le mille lancé. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1936 Vanderbilt Cup »
https://en.wikipedia.org/wiki/1936_Vanderbilt_Cup Victoire de la Scuderia à la Coupe Vanderbilt du 12 octobre 1936, sur le circuit de Roosevelt Raceway, avec l’Alfa Romeo 12C-36. -
SEC.
Karl Ludvigsen, « The Rise and Fall of Scuderia Ferrari », Forza, n° 195, 2 décembre 2021
https://www.forza-mag.com/issues/195/articles/the-rise-and-fall-of-scuderia-ferrari Dès sa première saison, en 1930, la Scuderia réunit une cinquantaine de pilotes, amateurs fortunés pour la plupart ; en 1936, l’Alfa Romeo 12C-36, V12 de 4,1 litres suralimenté crédité de 370 ch à 5 800 tr/min, remporte quatre victoires, dont la Coupe Vanderbilt. -
SEC.
Autosprint, « Ferrari, nel 1972 l’ultima vittoria nell’Endurance »
https://www.autosprint.it/news/pista/endurance/2022/06/07-5459202/ferrari_nel_1972_lultima_vittoria_nellendurance Dernier titre mondial des marques d’endurance de Ferrari en 1972, avec la 312 PB ; retrait de l’engagement d’usine en 1973, jusqu’au retour de 2023. -
SEC.
Wikipédia EN, « List of 24 Hours of Le Mans winners »
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_24_Hours_of_Le_Mans_winners Six victoires consécutives de Ferrari de 1960 à 1965 ; record absolu de sept victoires consécutives détenu par Porsche, de 1981 à 1987. -
SEC.
Motorsport.com, « Who’s the most successful manufacturer at Le Mans? »
https://www.motorsport.com/wec/news/most-successful-manufacturer-le-mans-porsche/6646821/ Confirmation du record de sept victoires consécutives de Porsche entre 1981 et 1987, supérieur à la série Ferrari de 1960 à 1965. -
SEC.
Wikipédia EN, fiches des éditions 1962 et 1963 des 24 Heures du Mans (d’après Quentin Spurring, ouvrages sous licence de l’ACO)
https://en.wikipedia.org/wiki/1962_24_Hours_of_Le_Mans • https://en.wikipedia.org/wiki/1963_24_Hours_of_Le_Mans Catégories officielles des victoires Ferrari : voitures de sport de 1949 à 1961, catégorie expérimentale en 1962, prototypes de 1963 à 1965. - LACUNE Nombre d’épreuves et de victoires de la Scuderia en 1930 (« 22 épreuves, 8 victoires ») La cinquantaine de pilotes engagés en 1930 est attestée (Karl Ludvigsen, Forza, n° 195) ; le décompte des épreuves et des victoires de cette première saison reste sans source fiable ; archive compétente : Luigi Orsini et Franco Zagari, La Scuderia Ferrari 1929-1939, et Archivio Storico Alfa Romeo (Arese).
- LACUNE Bilan chiffré de la saison 1932 (« 39 épreuves, 26 victoires ») Le chiffre ne repose que sur l’historien Piero Casucci, cité de seconde main par Karl Ludvigsen ; aucune seconde source ; archive compétente : ouvrages de Piero Casucci, Orsini et Zagari.
- LACUNE Mot prêté à Mercedes après le Grand Prix d’Allemagne du 28 juillet 1935 Aucune source, dans aucune langue, ne documente un mot de Mercedes après la course ; archive compétente : Mercedes-Benz Classic Archive (Stuttgart), presse italienne et allemande du 29 juillet 1935.
- LACUNE Disque de la Marcia Reale au Grand Prix d’Allemagne 1935 Trois versions concurrentes de l’anecdote de l’hymne, absente du compte rendu d’époque de Motor Sport ; archive compétente : presse du 29 juillet 1935 (archivio storico La Stampa, Gazzetta dello Sport).
Biographies des acteurs impliqués
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★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « 1923-2023: Enzo Ferrari conquista il primo Circuito del Savio »
https://www.ferrari.com/it-IT/museums/1923-2023-enzo-ferrari-conquista-il-primo-circuito-del-savio Victoire d’Enzo Ferrari au premier Circuito del Savio, à Ravenne, le 17 juin 1923, sur Alfa Romeo RL Targa Florio. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « The Prancing Horse: Scuderia Ferrari’s first appearance »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/prancing-horse-scuderia-ferrari-first-appearance Première apparition documentée du Cavallino Rampante sur une carrosserie de course de la Scuderia, aux 24 Heures de Spa, le 9 juillet 1932 ; cheval noir sur fond jaune. -
SEC.
Wikipédia EN, « Francesco Baracca »
https://en.wikipedia.org/wiki/Francesco_Baracca As de l’aviation italienne de la Première Guerre mondiale, trente-quatre victoires homologuées, cheval cabré noir sur son avion ; mort en 1918. -
SEC.
Wikipédia EN, « Achille Varzi »
https://en.wikipedia.org/wiki/Achille_Varzi Carrière de Varzi : Alfa Romeo et Maserati en 1930 (champion d’Italie), Bugatti de 1931 à 1933, Scuderia en 1934, Auto Union de 1935 à 1937. -
SEC.
Motor Sport Magazine, Nigel Roebuck, « Legends: Achille Varzi », février 2002
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/february-2002/16/legends-31/ Portrait de carrière d’Achille Varzi, rivalité avec Nuvolari, passage par la Scuderia en 1934 et par l’Auto Union de 1935 à 1937. -
SEC.
Goodwood Road & Racing, « The name behind the race: Achille Varzi »
https://www.goodwood.com/grr/event-coverage/members-meeting/the-name-behind-the-race-achille-varzi/ Achille Varzi passe à la Scuderia en 1934, après Bugatti (1931-1933), puis rejoint Auto Union face à la domination des Flèches d’argent. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1933 Belgian Grand Prix »
https://en.wikipedia.org/wiki/1933_Belgian_Grand_Prix Départ de Nuvolari et Borzacchini pour Maserati début juillet 1933, une semaine avant cette manche du 9 juillet 1933. -
SEC.
Wikipédia EN, « Emilio Materassi » ; formula143.org, 3 novembre 2020 ; forums.autosport.com
https://en.wikipedia.org/wiki/Emilio_Materassi • https://formula143.org/2020/11/03/1928-talbot-darracq-700-materassi/ • https://forums.autosport.com/topic/50802-emilio-materassi/ Scuderia Materassi, formée début 1928 par Emilio Materassi sur Talbot : le mot « scuderia » désignait déjà une équipe de course en Italie avant la fondation de la Scuderia Ferrari en 1929. -
SEC.
Wikipédia EN, « Mike Hawthorn »
https://en.wikipedia.org/wiki/Mike_Hawthorn Champion du monde 1958, premier Britannique sacré ; mort le 22 janvier 1959, près de Guildford, à 29 ans. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1961 Italian Grand Prix »
https://en.wikipedia.org/wiki/1961_Italian_Grand_Prix Mort de Wolfgang von Trips et de quinze spectateurs à Monza, le 10 septembre 1961, à la fin du deuxième tour, à l’approche de la Parabolica. -
SEC.
RaceFans, 10 septembre 2011
https://www.racefans.net/2011/09/10/1961-italian-grand-prix-monza/ Circonstances précises de la collision entre la Lotus de Jim Clark et la Ferrari de von Trips. -
SEC.
Wikipédia EN, « 1982 Belgian Grand Prix »
https://en.wikipedia.org/wiki/1982_Belgian_Grand_Prix Mort de Gilles Villeneuve à Zolder, le 8 mai 1982, en qualification, treize jours après l’incident d’Imola avec Didier Pironi. -
SEC.
RaceFans, 8 mai 2012
https://www.racefans.net/2012/05/08/gilles-villeneuve-killed-1982-belgian-grand-prix-zolder/ Roue avant de la Ferrari de Villeneuve touchant la roue arrière droite de la March 821 de Jochen Mass. -
SEC.
Wikipédia EN, « Ferrari 643 »
https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_643 Licenciement d’Alain Prost après le Grand Prix du Japon 1991, avant la dernière manche de la saison, remplacé par Gianni Morbidelli. -
SEC.
Grandprix.com, Joe Saward, « Why Ferrari fired Alain Prost »
https://www.grandprix.com/features/joe-saward/news-feature-why-ferrari-fired-alain-prost.html Circonstances du licenciement d’Alain Prost par Ferrari en 1991, remplacé pour la dernière manche par le pilote d’essai Gianni Morbidelli. -
SEC.
Wikipédia EN, « Jean Todt »
https://en.wikipedia.org/wiki/Jean_Todt Entrée de Jean Todt à la direction de la Gestione Sportiva à l’été 1993 ; direction générale de Ferrari en 2004, administrateur délégué en 2006. -
SEC.
Wikipédia EN, « Luca di Montezemolo »
https://en.wikipedia.org/wiki/Luca_di_Montezemolo Nomination à la présidence de Ferrari par Gianni Agnelli, en novembre 1991. -
SEC.
Motorsport.com, « Montezemolo celebrates 20 years of Ferrari presidency »
https://www.motorsport.com/f1/news/f1-montezemolo-celebrates-20-years-of-ferrari-presidency/415553/ Confirmation de la nomination de Luca di Montezemolo à la présidence de Ferrari en novembre 1991, par Gianni Agnelli. -
SEC.
Wikipédia IT, « Peter Schetty »
https://it.wikipedia.org/wiki/Peter_Schetty Directeur sportif suisse de la Scuderia de 1971 à 1972. -
SEC.
Wikipédia EN, « Jérôme d’Ambrosio »
https://en.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_d%27Ambrosio Directeur adjoint de la Scuderia et responsable de la Ferrari Driver Academy depuis le 1er octobre 2024. -
SEC.
Motor Sport Magazine, Paul Fearnley, « Ferrari’s sporting directors », 17 avril 2014
https://www.motorsportmagazine.com/articles/single-seaters/f1/ferraris-sporting-directors/ Succession complète des directeurs de la gestion sportive, de Renzo Saracco Ferrari (1930-1931) à Sante Ghedini (1992-1993), avant l’arrivée de Jean Todt. -
SEC.
Wikipédia IT, « Scuderia Ferrari »
https://it.wikipedia.org/wiki/Scuderia_Ferrari Bornes annuelles concordantes pour la succession des directeurs sportifs de 1930 à 1993. -
SEC.
Motor Sport Magazine, « The turbulent recent history of Ferrari’s F1 team principals », 13 juin 2025
https://www.motorsportmagazine.com/articles/single-seaters/f1/the-turbulent-recent-history-of-ferraris-f1-team-principals/ Succession complète des directeurs depuis 1993 : Todt, Domenicali, Mattiacci, Arrivabene, Binotto, Vasseur. -
SEC.
Lions Club Pavullo e del Frignano, « Giro delle Tre Provincie »
https://www.lionspavullo.org/augtrm.htm Mot de Nuvolari à l’arrivée du Circuit des Trois-Provinces du 9 août 1931 (« Per batterti mi hai costretto a lavorare come non ho mai fatto ! »), écart de 32 s 4/5 ; le propos est rapporté par Enzo Ferrari lui-même dans ses mémoires, non par un témoignage direct de Nuvolari. - LACUNE Texte exact du récit d’Enzo Ferrari sur le mot de Nuvolari de 1931 Trois libellés italiens concurrents circulent selon la source secondaire qui cite le récit ; le texte original n’a pas pu être lu ; archive compétente : Enzo Ferrari, Le mie gioie terribili, Cappelli, 1962, bibliothèques et Museo Casa Enzo Ferrari.
Héritage et postérité
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★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « 25 Years On: Schumacher’s First Ferrari Title »
https://www.ferrari.com/en-EN/magazine/articles/schumacher-first-ferrari-title-25-years-on Citation radio de Michael Schumacher à l’arrivée du Grand Prix du Japon, à Suzuka, le 8 octobre 2000, premier titre pilotes de la Scuderia depuis 21 ans. -
★ PRIMAIRE
Ferrari.com, « Ferrari F2004 »
https://www.ferrari.com/en-EN/formula1/f2004 Fiche technique officielle de la F2004 : V10 de 3 000 cm3 (Tipo 053), puissance non publiée par le constructeur. -
SEC.
Autosprint, « Schumacher, Corinna, la Ferrari e l’estate 1995: quella dei due “sì” », 18 août 2025
https://www.autosprint.it/news/formula1/2025/08/18-8321835/schumacher_corinna_la_ferrari_e_l_estate_1995_quella_dei_due_s Nouvelle révélée le 10 août 1995 par Gianni Agnelli, annonce officielle de Ferrari le 16 août 1995 : engagement de Michael Schumacher pour la saison 1996. -
SEC.
Wikipédia EN, « Ross Brawn »
https://en.wikipedia.org/wiki/Ross_Brawn Entrée de Ross Brawn comme directeur technique en décembre 1996, artisan, avec Jean Todt et Rory Byrne, de la reconstruction de 1996 à 2004. -
SEC.
Grandprix.com, fiche « Ross Brawn »
https://www.grandprix.com/people/ross-brawn.html Arrivée de Ross Brawn chez Ferrari en décembre 1996, comme directeur technique. -
SEC.
Colin Chapman Archive and Resource, fiche « Rory Byrne »
http://colinchapmanmuseum.co.uk/?page_id=3526 Rory Byrne, designer en chef, rappelé de sa retraite en Thaïlande pour rejoindre Ferrari en 1997 ; mois d’arrivée non précisé. -
SEC.
Wikipédia EN, « Ferrari 312T4 »
https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_312T4 Titre pilotes 1979 de Jody Scheckter, obtenu sur la 312 T3 puis la 312 T4 ; la 312 T5 est la monoplace de la saison suivante. -
SEC.
Wikipédia EN, « List of Formula One World Constructors’ Champions »
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Formula_One_World_Constructors%27_Champions Titre constructeurs créé en 1958, sous le nom de Coupe internationale des constructeurs jusqu’en 1980 : aucun titre rétroactif pour les saisons 1952 et 1953.
Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du sport automobile au XXe siècle











