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15e Grand Prix de Monaco Historique 2026 : Hall et Lyons en maîtres de la Principauté

Le 15e Grand Prix de Monaco Historique, organisé par l’Automobile Club de Monaco du 24 au 26 avril 2026, a réuni 205 monoplaces pour huit épreuves couvrant soixante ans d’histoire du sport automobile et la fréquentation a atteint un niveau record pour l’événement.



L’édition 2026

Pour sa 15e édition, le Grand Prix de Monaco Historique a réuni 205 voitures réparties en huit séries. Chaque série porte le nom d’un pilote ayant marqué l’histoire du circuit, de Louis Chiron (Série A1) à Ayrton Senna (Série G), en passant par Juan Manuel Fangio (Série A2), Graham Hill (Série B), Vittorio Marzotto (Série C), Jackie Stewart (Série D), Niki Lauda (Série E) et Gilles Villeneuve (Série F). Toutes les courses se sont disputées le dimanche 26 avril, dès 8h00, dans un enchaînement sans interruption.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 - Parade Ferrari 2 - Crédit ACM Caenen
Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Parade Ferrari 2 – Crédit ACM Caenen

L’édition était marquée par plusieurs commémorations : les 60 ans de la réglementation moteur 3 litres, les 50 ans des victoires consécutives de Niki Lauda à Monaco (1975 et 1976 sur Ferrari 312T), les 30 ans de la victoire d’Olivier Panis avec Ligier en 1996, et le centenaire des débuts en compétition de Maserati (1926).

En marge de la compétition, le samedi 25 avril, le Prince Albert II a pris place à bord de la Bugatti Type 41 dite « Coupé Napoléon » pour un tour du circuit, à l’occasion du centenaire du modèle (1926-2026). La voiture était conduite par le responsable de l’atelier du Musée national de l’Automobile – Collection Schlumpf à Mulhouse, son dépositaire habituel. Le Souverain était accompagné de Christophe Piochon, président de Bugatti Automobiles, et de Michel Ferry, vice-président de l’ACM. Seuls six exemplaires de la Type 41 ont été produits. Sources : Monaco Tribune, Palais princier de Monaco (25/04/2026).

GPMH2026 – Jean Alesi au volant de la Ferrari 312 de 1969 – Crédit ACM – Fabre

Parmi les présences notables, Jean Alesi était engagé en Série D sur une Ferrari 312 de 1969 avec l’équipe Methusalem Racing. La Scuderia Ferrari était par ailleurs à l’honneur avec deux parades et la Cavallino Classic Monaco, premier concours d’élégance dédié exclusivement aux Ferrari de Formule 1 des années 1950 aux années 2000, lancé à l’occasion du 35e anniversaire du Cavallino Classic.


Les qualifications (samedi 25 avril)

Le samedi 25 avril, les huit séances de qualifications ont mobilisé sept constructeurs différents aux avant-postes, selon l’ACM. Stuart Hall a dominé la journée avec trois pole positions. Les séances se sont déroulées en deux blocs : le matin pour les Séries A1, A2, B et D ; l’après-midi pour les Séries C, E, F et G.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Maserati 4CL (1939) – Crédit ACM – Perez – Alonso
SériePole positionVoiture
A1 – Louis ChironRichard BradleyMaserati 4CL (1939)30
A2 – Juan Manuel FangioMark ShawScarab F1 (1960)48
B – Graham HillStuart HallLotus 2136
C – Vittorio MarzottoRichard WilsonMaserati 250S56
D – Jackie StewartMichael LyonsSurtees TS927
E – Niki LaudaStuart HallMcLaren M2333
F – Gilles VilleneuveMichael LyonsHesketh 308E24
G – Ayrton SennaStuart HallMarch 82118

Source : ACM officiel (communiqué du 25/04/2026).

La journée de qualifications a été précédée d’un incident notable : le vendredi, lors des essais libres, Jean Alesi était parti à la faute sur sa Ferrari 312 de 1969, lourdement endommagée. L’équipe Methusalem Racing a néanmoins remis la voiture en état pour les qualifications du samedi, lui permettant d’obtenir la 6e place sur la grille en Série D.

Note : Jean Alesi (Ferrari 312 de 1969, n°30) n’a pas pris le départ de la course le Dimanche, immobilisé par une panne mécanique quelques minutes avant la mise en grille.

Le samedi, la séance de qualification de la Série G a été écourtée à la suite de l’accident à haute vitesse de Piero Lottini dans le tunnel, sur son Osella FA1B/81. Le pilote italien s’est extirpé seul de sa voiture sans blessure grave, selon l’ACM.


Les résultats

Série A1 – Louis Chiron (monoplaces d’avant-guerre)

Pos.PiloteVoiture
142Patrick Blakeney-EdwardsFrazer-Nash Monoplace
224B. Baker
314A. Read

Richard Bradley (Maserati 4CL n°30), en tête après une manœuvre à Massenet, s’est immobilisé dans le dernier virage du dernier tour.

Note : l’ACM et l’ensemble des sources consultées ne publient que le vainqueur pour cette série. Le classement de course complet n’est pas disponible dans les sources accessibles à la date de rédaction.


Série A2 – Juan Manuel Fangio (monoplaces 1955-1960, top 10)

Pos.PiloteVoitureTemps/Ecart
148Mark ShawScarab F1 (1960)19’26 »755
2Max Smith-HilliardLotus 16+6 »641
3John SpiersMaserati 250F+8 »755
4Guillermo Fierro-EletaMaserati 250F+15 »508
5Joaquin Folch-RusiñolLotus 16+16 »301
6Marino FranchittiMaserati 250F+20 »431
7William NuthallCooper-Bristol+26 »696
824Brad BakerERA R10B+52 »186
9Tom SchlerethFerguson P99+1’13 »691
10Alex BirkenstockFerrari 246 Dino+1’53 »759

Note : les numéros de dossard des positions 2 à 7 et 9 à 10 ne figurent pas dans les sources consultées.


Série B – Graham Hill (monoplaces 1961-1965, top 10)

Pos.PiloteVoitureTemps/Ecart
14Joseph ColasaccoFerrari 151218’26 »228
27Mark ShawLotus 21+3 »453
336Stuart HallLotus 21+8 »409
4Philipp BuhoferBRM P261+24 »293
5Lee MowleLotus 24+35 »445
6Paul ThomasScirocco BRM+46 »867
7Katsuaki KubotaLotus 25+48 »341
8Richard WilsonCooper T60+55 »133
9Nick TaylorLotus 18+55 »440
10Dan CollinsLotus 21+1’13 »104

Série C – Vittorio Marzotto (sport-prototypes 1951-1957, top 10)

Pos.PiloteVoitureTemps/Ecart
156Richard WilsonMaserati 250S20’21 »573
276Frédéric WakemanCooper-Jaguar T38+3 »711
370Mathias SieleckiAston Martin DB3S+30 »640
4Nicolas BertJaguar C-Type+30 »897
5Frank StipplerFerrari 250MM+46 »595
6Erik StaesLotus XI+1’10 »963
7Nigel WebbJaguar C-Type+1’26 »057
8Maxime CasteleinAston Martin DB3S+1’28 »209
9Adrian SucariMaserati A6GCS+1’52 »333
10Ian ThompsonCooper-Bristol+1’57 »907

Série D – Jackie Stewart (monoplaces F1 3 litres 1966-1972, top 10)

Pos.PiloteVoitureTemps/Ecart
127Michael LyonsSurtees TS919’24 »862
226Ewen SergisonSurtees TS9B+21 »442
36Philipp BuhoferBrabham BT33+25 »766
4Andy WillisBRM P153+1’41 »500
5Roald GoetheMcLaren M19A1 tour
6Evgeny KireevPolito FX31 tour
7Mister John of BMatra MS120C1 tour
8Mark HarrisonMcLaren M19A1 tour
9Juergen BodenFerrari 312B21 tour
10Bruno FerrariMarch 7012 tours

Série E – Niki Lauda (monoplaces F1 3 litres 1973-1976, top 10)

Pos.PiloteVoitureTemps/Ecart
133Stuart HallMcLaren M2330’15 »038
2Nick PadmoreLotus 77+29 »593
3Guillaume RomanEnsign N1751 tour
4Roald GoetheTyrrell 71 tour
5Vicente PotolicchioEnsign N1741 tour
6Jean-Denis DeletrazShadow DN31 tour
7Nicky GriotMarch 7612 tours
8Chris MacAllisterFerrari 312T22 tours
9Richard GriotMarch 7412 tours
10Fabrice NotariShadow DN12 tours

Note : épreuve neutralisée sous régime de voiture de sécurité à la Rascasse, conditions humides.


Série F – Gilles Villeneuve (monoplaces F1 3 litres 1977-1980)

Pos.PiloteVoitureTemps/Ecart
124Michael LyonsHesketh 308E30’14 »254
234Frédéric RouvierTyrrell 010+4 »991
315Sam HancockFittipaldi F8+5 »589
4Bertrand GodinArrows A1B (1978, ex-Patrese)+22 »715

Note : le classement au-delà de la 4e position n’était pas disponible dans les sources consultées.


Série G – Ayrton Senna (F1 3 litres et turbo 1981-1985)

Pos.PiloteVoitureTemps
118Stuart HallMarch 82128’51 »438
26Alex KapadiaWilliams FW08
32Werner D’AnsembourgBrabham BT49D

Note : les temps des 2e et 3e ne figurent pas dans les sources consultées. Épreuve marquée par plusieurs neutralisations selon l’ACM. Le classement complet n’était pas disponible à la date de rédaction.


Les voitures et les hommes

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Canet Lorenzi

La Série A1, baptisée du nom de Louis Chiron, a livré l’un des dénouements les plus commentés du week-end. La Frazer-Nash Monoplace de Patrick Blakeney-Edwards n’était pas en tête au dernier tour : c’est l’immobilisation de la Maserati 4CL n°30 de Richard Bradley dans le dernier virage du dernier tour qui a inversé l’ordre d’arrivée. La Maserati 4CL est le châssis produit par Maserati à partir de 1939, à moteur quatre cylindres suralimenté.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Perez Alonso

La Série A2 a remis en lumière la Scarab F1 de 1960, construite par Lance Reventlow aux États-Unis pour défier les équipes européennes. Mark Shaw l’a imposée devant plusieurs Maserati 250F et Lotus 16. La Maserati 250F reste la référence de l’époque : Juan Manuel Fangio, dont la série porte le nom, en avait fait son outil de titre en 1957.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Caenen

La Série B a vu s’affronter la Ferrari 1512 de Joseph Colasacco et les Lotus 21 de Mark Shaw et Stuart Hall. La Ferrari 1512 est la monoplace à douze cylindres à plat construite par Maranello pour le règlement 1,5 litre de 1964. La Lotus 21 est l’évolution de la Lotus 18 avec laquelle Stirling Moss avait remporté Monaco 1961.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Perez Alonso

En Série C, la Maserati 250S de Richard Wilson a devancé une Cooper-Jaguar T38, une Aston Martin DB3S et plusieurs Jaguar C-Type : les grandes machines des 24 Heures du Mans et de la Targa Florio des années 1950.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Follente

La Série D a confirmé la maîtrise de Michael Lyons sur la Surtees TS9, le châssis dessiné par John Surtees après sa rupture avec BRM, engagé en championnat du monde en 1971 et 1972. Jean Alesi, dont la Ferrari 312 de 1969 avait été accidentée dès les essais du vendredi, n’a pas pu prendre le départ malgré le travail de nuit de l’équipe Methusalem Racing.

La McLaren M23 de Stuart Hall a dominé la Série E sous la pluie. Cette monoplace avait permis à Emerson Fittipaldi de conquérir le titre mondial 1974 et à James Hunt de remporter Monaco 1976. La Série E portait le nom de Niki Lauda, qui avait remporté Monaco sur Ferrari 312T en 1975 et 1976, 50 ans avant cette édition.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Perez Alonso

En Série F, Frédéric Rouvier a signé un podium à moins de cinq secondes de Michael Lyons sur une Tyrrell 010, lors de sa première participation au Grand Prix de Monaco Historique. Le Québécois Bertrand Godin a terminé 4e sur une Arrows A1B de 1978 ayant appartenu à Riccardo Patrese, selon poleposition.ca.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Perez Alonso

La Série G, baptisée du nom d’Ayrton Senna et première édition intégrant une classe dédiée aux F1 turbo 1981-1985, a offert la victoire à Stuart Hall sur la March 821. Alex Kapadia sur la Williams FW08 (titre constructeurs 1981 et 1992 pour Williams, titre pilotes 1982 pour Keke Rosberg) et Werner D’Ansembourg sur la Brabham BT49D (châssis de Nelson Piquet, champion 1981 et 1983) complètent le podium inaugural de cette nouvelle catégorie.


Ce que cette édition révèle

L’ACM a signalé une fréquentation record pour cette édition. L’introduction de la classe turbo dans la Série G représente un élargissement structurel attendu depuis 2022, rendu possible par une évolution du règlement FIA. La cohabitation des atmosphériques à Ford-Cosworth DFV et des F1 turbo élargit la couverture chronologique de l’événement jusqu’à l’ère des puissances estimées à plus de 1 000 chevaux en qualification.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Perez Alonso

L’événement est organisé tous les deux ans par l’ACM. La prochaine édition est programmée du 5 au 7 mai 2028, selon l’Automobile Club de Monaco.

Grand Prix de Monaco Historique 2026 – Crédit ACM – Canet Lorenzi

Source principale :
Automobile Club de Monaco – acm.mc


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