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Moteur Wankel

Le moteur Wankel est un moteur à explosion dont un rotor triangulaire tourne dans un carter en forme de double lobe, à la place des pistons alternatifs. Ses trois faces enchaînent l’admission, la compression, la combustion et l’échappement. Conçu par Felix Wankel, il tourne pour la première fois chez NSU le 1er février 1957.


Les essentiels du moteur Wankel

Technologie moteur – 1957-1991

Le moteur Wankel est un moteur à explosion dont un rotor triangulaire tourne dans un carter ovale, à la place des pistons qui montent et descendent, et enchaîne les quatre temps sans le moindre mouvement de va-et-vient.

Conçu par l’ingénieur allemand Felix Wankel avec le constructeur NSU, il promettait la puissance d’un gros moteur dans un bloc compact et silencieux.

Wankel rotors of Mazda 13B engine.
Wankel rotors of Mazda 13B engine. – By I, 天然ガス, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2519352

La fiche technique du moteur Wankel

Mécanisme physique

TypeMoteur à piston rotatif, cycle Otto à quatre temps, allumage commandé
InventeurFelix Wankel (Allemagne), avec NSU à partir de 1954
Premier prototypeDKM 54, premier démarrage le 1er février 1957
ArchitectureRotor triangulaire dans un carter en forme d’épitrochoïde (double lobe)
ÉtanchéitéSegments d’apex placés aux trois sommets du rotor

Le rotor triangulaire tourne dans un carter dont la paroi dessine un double lobe. Chacune de ses trois faces balaie une chambre dont le volume grandit puis se réduit, ce qui reproduit l’admission, la compression, la combustion et l’échappement. À tout instant, les trois chambres se trouvent à des phases différentes du cycle.

Le rotor n’est pas centré : il décrit une orbite autour d’un arbre excentrique et tourne à un tiers de la vitesse de cet arbre. Chaque tour d’arbre produit un temps moteur par rotor, d’où une rotation d’une grande régularité. Les segments logés aux sommets assurent l’étanchéité contre la paroi et restent le point faible de l’ensemble.

Sources : Wikipedia (Wankel engine), Britannica (Felix Wankel).


Les chiffres clés du moteur Wankel

1/3

Vitesse du rotor par rapport à l’arbre excentrique

Principe cinématique du Wankel

21 ch

Puissance du premier prototype DKM 54 (1957)

Archives NSU

2 622 cm³

Cylindrée du R26B à quatre rotors (Mazda 787B)

Mazda, SAE 920309

700 ch

Puissance du R26B, ramenée à 650 ch en course en 1991

Mazda

Trente-quatre ans séparent les 21 chevaux du premier prototype des 700 chevaux du quatre-rotors victorieux au Mans, sans que le principe du rotor triangulaire ait changé.


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Les moments marquants du moteur Wankel

Contextes d’observation – du laboratoire à la piste (1957-1991)

Première

1957 : le DKM 54 tourne chez NSU – naissance du piston rotatif

Le 1er février 1957, le premier prototype Wankel démarre dans l’atelier d’essais de NSU et délivre 21 chevaux. Sur cette version, le rotor et le carter tournaient tous les deux, une architecture vite jugée trop complexe et abandonnée au profit du carter fixe.

Voiture de route

1964 : la NSU Spider, première voiture de série au monde à moteur Wankel

NSU installe un monorotor dans un petit cabriolet et lance la Spider, produite à environ 2 400 exemplaires jusqu’en 1967. Cette même année 1967, la NSU Ro80 et la Mazda Cosmo 110S portent à leur tour le rotatif sur la route.

Endurance

1991 : la Mazda 787B remporte les 24 Heures du Mans – seule victoire d’un rotatif

Portée par son quatre-rotors R26B, la Mazda 787B s’impose au général avec deux tours d’avance sur la Sauber-Mercedes. Elle demeure la seule voiture à moteur rotatif victorieuse au Mans : dès 1992, le règlement impose des moteurs à pistons de 3,5 litres et écarte le Wankel des prototypes.


L’idée reçue sur le moteur Wankel

À ne pas confondre

Le moteur Wankel n’est pas une turbine

Les deux se passent de pistons alternatifs, et la turbine a elle aussi couru au Mans avec la Rover-BRM en 1965, d’où la confusion. Le Wankel garde pourtant le cycle Otto à quatre temps et un allumage par bougie, dans une chambre dont le volume varie. La turbine, elle, brûle son carburant en flux continu et entraîne des roues à aubes. Deux principes sans rapport.


Pourquoi ça compte ?

Le Wankel a longtemps incarné une autre voie possible pour le moteur à explosion. Peu de pièces mobiles, aucun va-et-vient, beaucoup de puissance pour un encombrement réduit : sur le papier, le rotatif cochait des cases que le moteur à pistons peinait à atteindre.

Sa consommation, ses émissions et l’usure rapide des segments d’apex l’ont tenu à l’écart de la grande série. En compétition, il laisse une trace que personne d’autre ne peut revendiquer. Une seule victoire au général au Mans, celle de 1991, remportée l’année même où le règlement se préparait à l’écarter. Le rotatif a quitté la scène sportive par le haut, sans successeur.


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Sources sur le moteur Wankel

Sources

  • PrimaireMazda Motor Corporation, site commémoratif de la victoire au Mans. mazda.com
  • PrimaireSAE Technical Paper 920309, Mazda 4-Rotor Rotary Engine for the Le Mans 24-Hour Endurance Race. mulsannescorner.com
  • Sec.Wikipedia, Wankel engine. en.wikipedia.org
  • Sec.Wikipedia, Mazda 787B. en.wikipedia.org
  • Sec.Wikipedia, NSU Spider. en.wikipedia.org
  • Sec.Britannica, Felix Wankel. britannica.com
  • LacuneChiffres exacts de puissance en qualification et durée de vie des segments d’apex du R26B : archives techniques Mazda Motor Corporation.

Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du Sport Automobile au XXe Siècle

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