Grand Prix de Monaco Historique 2026
Les F1 turbo font leur entrée dans la Principauté.
Le 15e Grand Prix de Monaco Historique se déroule du vendredi 24 au dimanche 26 avril 2026 sur le circuit de la Principauté. Pour la première fois, des Formule 1 à moteur turbo prennent part à l’épreuve. Le plateau compte 205 monoplaces construites entre 1925 et 1985.

Ce qui change en 2026 : l’ouverture à la Série G
Depuis 2022, la Série G du Grand Prix de Monaco Historique accueille les Formule 1 ayant couru à Monaco entre 1981 et 1985. Jusqu’ici, les monoplaces à moteur turbo en étaient exclues par les règlements FIA. Une évolution de ces règlements permet à l’Automobile Club de Monaco (ACM) d’ouvrir enfin cette classe pour l’édition 2026.
L’idée datait de la création de la Série G elle-même : l’ACM avait prévu cette ouverture dès 2022, mais les textes FIA sur les véhicules historiques ne l’autorisaient pas. Des Renault RE30B, Ferrari 126 C2, Brabham BT50 ou Williams FW08C pourraient donc retrouver les rues de Monaco dans les conditions d’une vraie course, sur le circuit même où elles ont couru dans leur vie d’origine.
La Série G porte le nom d’Ayrton Senna, triple vainqueur à Monaco entre 1984 et 1987, dont les deux premières victoires appartiennent précisément à cette période turbo. Les moteurs atmosphériques 3 litres restent la colonne vertébrale du plateau : 80 à 100 voitures sont attendues dans les Séries D à G, la plupart propulsées par le V8 Ford Cosworth DFV, motorisation dominante des Grands Prix de 1967 à la fin des années 1970.
Huit séries, 60 ans d’histoire du Grand Prix de Monaco
Le plateau complet a été publié par l’ACM le 18 février 2026. Les 205 monoplaces engagées couvrent six décennies de course, chaque série portant le nom d’un pilote associé à Monaco.
- La Série A1 (Louis Chiron) réunit les voitures de Grand Prix d’avant-guerre et les voiturettes : la Bugatti Type 35, victorieuse du tout premier Grand Prix de Monaco en 1929, en fait partie.
- La Série A2 (Juan Manuel Fangio) regroupe les monoplaces d’après-guerre à moteur avant, avec les Maserati 250F victorieuses en 1956 et 1957.
- La Série B (Graham Hill) couvre les F1 à moteur arrière de 1500 cc entre 1961 et 1965, ainsi que les Formule 2 de 1956 à 1960.
- La Série C (Vittorio Marzotto) est réservée aux voitures de sport à moteur avant de 1952 à 1957.
- Les Séries D (Jackie Stewart), E (Niki Lauda) et F (Gilles Villeneuve) couvrent l’ère des F1 3 litres de 1966 à 1980 : Lotus-Ford et Tyrrell-Ford des années 1970, Ferrari 312 T victorieuses à Monaco entre 1975 et 1981.
- La Série G (Ayrton Senna) ferme le plateau sur la période 1981-1985, turbos désormais inclus.
Lotus mène parmi les marques avec 29 engagés selon l’ACM, devant Maserati, March, Ferrari et Tyrrell.
L’édition 2026 commémore plusieurs dates : 100 ans de Maserati en course (débuts 1926), 70 ans des victoires de Stirling Moss et Fangio sur Maserati 250F à Monaco (1956-1957), 50 ans des victoires consécutives de Niki Lauda sur Ferrari 312 T (1975-1976) – l’affiche officielle lui rend d’ailleurs hommage -, 30 ans de la victoire d’Olivier Panis sur Ligier JS43 (1996, seule victoire d’une voiture française à Monaco depuis l’après-guerre).
Le programme s’étale sur trois jours : essais libres le vendredi 24 avril, qualifications le samedi 25, courses le dimanche 26. Chaque série court sur 10 tours ou 30 minutes selon la catégorie. L’accès aux paddocks sur le Quai Albert 1er est inclus dans les billets tribunes.
Sources : Automobile Club de Monaco (https://acm.mc) . Monaco Tribune (monaco-tribune.com, 18 fev. 2026)
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