Jochen Rindt a couru sept saisons de Formule 1, du Grand Prix d’Autriche du 23 août 1964 jusqu’à la saison 1970. Il totalise 6 victoires en 60 départs et un titre de champion du monde des pilotes, obtenu en 1970 à titre posthume. C’est le seul cas de l’histoire du championnat. Le 5 septembre 1970, il s’est tué lors des essais qualificatifs du Grand Prix d’Italie à Monza, alors qu’il comptait déjà cinq victoires dans la saison.
Jochen Rindt, pilote autrichien de Formule 1, unique champion du monde sacré à titre posthume.
Résumé de carrière
Né le 18 avril 1942 à Mayence, orphelin vers quinze mois et élevé par ses grands-parents à Graz, il s’est imposé aux 24 Heures du Mans 1965 sur une Ferrari 250 LM engagée par le NART, associé à Masten Gregory. Surnommé le roi de la Formule 2, il y a accumulé environ 29 victoires entre 1964 et 1969, sans jamais pouvoir remporter le championnat d’Europe fermé aux pilotes gradés. Sa première victoire en Formule 1 n’est venue qu’au Grand Prix des États-Unis du 4 octobre 1969, à Watkins Glen, après plus de cinq saisons dans la discipline.
Passé chez Lotus en 1969, il a remporté cinq Grands Prix en 1970 au volant de la Lotus 49C puis de la Lotus 72. L’accident mortel de Monza est survenu sous freinage à l’approche de la Parabolica, sur une défaillance d’arbre de frein, la voiture étant réglée sans aileron pour privilégier la vitesse de pointe. Le titre lui est resté acquis au Grand Prix des États-Unis du 4 octobre 1970, Jacky Ickx ne pouvant plus rejoindre son total. La marge finale a été de cinq points, 45 contre 40.
Chronologie Jochen Rindt
Jochen Rindt : chronologie 1942-1970
Sportauto-heritage.fr
Chronologie
Jochen Rindt 1942-1970
Légende
Naissance
Carrière
Changement d’écurie
Victoire majeure, titre
Pivot de rupture
Revers, saison creuse
Mort
18 avril 1942
Naissance à Mayence, orphelin de guerre
Karl Jochen Rindt naît le 18 avril 1942. Ses parents, propriétaires d’un moulin à épices, meurent dans un bombardement de Hambourg alors qu’il a environ quinze mois. Il est élevé par ses grands-parents à Graz, en Autriche.
1961
Première course, disqualifié pour excès d’agressivité
Il débute au volant de la Simca Montlhéry de sa grand-mère, dont il est exclu pour un pilotage jugé trop agressif. En 1962, huit victoires en tourisme sur une Alfa Romeo, puis la Formule Junior sur Cooper en 1963.
1964
Crystal Palace, l’Autrichien inconnu qui bat Graham Hill
Sur sa Brabham de Formule 2 neuve, il remporte le London Trophy à Crystal Palace devant Graham Hill. La presse britannique salue un « Autrichien inconnu », point de départ de sa réputation.
23 août 1964
Zeltweg, débuts en Formule 1
Au Grand Prix d’Autriche, sur une Brabham BT11 à moteur BRM engagée par la Rob Walker Racing, il part 13e et abandonne au 58e tour sur rupture de colonne de direction.
1965
Première saison complète chez Cooper
Il rejoint la Cooper Car Company pour sa première année pleine en Formule 1 et marque ses premiers points au Nürburgring, 4e le 1er août. Il termine 13e du championnat.
19-20 juin 1965
Le Mans, victoire au général sur Ferrari 250 LM
Associé à Masten Gregory sur la Ferrari 250 LM du North American Racing Team, il gagne les 24 Heures du Mans. La casse d’un pneu sur la Ferrari belge de tête, en fin d’épreuve, ouvre la victoire au duo, première d’une écurie privée depuis 1957.
1966
Cooper-Maserati, 3e du championnat
Sa meilleure saison chez Cooper, sur la T81 à moteur Maserati V12. Deuxième à Spa-Francorchamps le 12 juin pour son premier podium, 3e en Allemagne, 2e aux États-Unis. Il termine 3e du championnat avec 22 points.
1967
Le roi de la Formule 2
Sur la Brabham BT23 à moteur Cosworth de la Roy Winkelmann Racing, il enlève neuf victoires dans la saison. Gradé « A », ses résultats ne comptent pas pour le championnat d’Europe, qu’il ne remportera jamais officiellement. En Formule 1, la saison Cooper se solde par une série d’abandons.
1968
Brabham, deux poles et aucune victoire
Sur la Brabham BT26 à moteur Repco, une longue série de casses moteur gâche la saison. Parti en pole à Rouen le 7 juillet et à Mont-Tremblant le 22 septembre, il abandonne les deux fois. Il termine 12e du championnat.
4 mai 1969
Montjuïc, l’accident d’aileron
Passé chez Gold Leaf Team Lotus, il part de la pole au Grand Prix d’Espagne sur la Lotus 49B. La rupture de l’aileron provoque une chute lourde dont il se relève blessé. L’épisode nourrira sa méfiance envers les fragilités des Lotus.
4 oct. 1969
Watkins Glen, première victoire en Formule 1
Parti de la pole au Grand Prix des États-Unis, il signe sa première victoire en Formule 1, après plus de cinq saisons dans la discipline. Il compte six pole positions dans la saison et finit 4e du championnat.
10 mai 1970
Monaco, victoire au dernier tour sur la Lotus 49C
Parti 8e, il gagne le Grand Prix de Monaco après la faute de Jack Brabham dans le dernier virage. C’est le premier des cinq succès de sa saison 1970.
21 juin 1970
Zandvoort, première victoire de la Lotus 72
Parti de la pole, il donne à la nouvelle Lotus 72 sa première victoire au Grand Prix des Pays-Bas. La course est endeuillée par la mort de son ami Piers Courage.
Juillet-août 1970
Charade, Brands Hatch, Hockenheim : trois victoires de plus
Vainqueur en France le 5 juillet, en Grande-Bretagne le 18 juillet, puis en Allemagne le 2 août, il enchaîne un quatrième succès consécutif sur la Lotus 72 et prend la tête du championnat.
5 sept. 1970
Monza, accident mortel aux essais
Lors des essais qualificatifs du Grand Prix d’Italie, sous freinage à l’approche de la Parabolica, la Lotus 72 réglée sans aileron part vers la gauche sur une défaillance d’arbre de frein et percute une glissière. Rindt est mortellement blessé. Il avait 28 ans.
4 oct. 1970
Champion du monde à titre posthume
Au Grand Prix des États-Unis, Jacky Ickx ne peut plus rejoindre les 45 points de Rindt. Le titre lui reste acquis, cinq points devant Ickx, seul cas de champion du monde de Formule 1 sacré après sa mort.
Identité
Nom complet : Karl Jochen Rindt, dit « Jochen » Rindt Nationalité sportive : autrichienne, sous licence de course autrichienne Citoyenneté : allemande, conservée toute sa vie sur décision de son grand-père Naissance : 18 avril 1942, Mayence (Allemagne) Mort : 5 septembre 1970, autodrome de Monza (Italie), lors des essais qualificatifs du samedi précédant le Grand Prix d’Italie Âge au décès : 28 ans, 4 mois et 18 jours Parents : père allemand, mère autrichienne, propriétaires d’un moulin à épices à Mayence, tués dans un bombardement de Hambourg pendant la Seconde Guerre mondiale, Jochen ayant environ quinze mois Enfance : élevé par ses grands-parents maternels à Graz (Autriche) Mariage : Nina Lincoln, mannequin finlandaise, fille du pilote Curt Lincoln, épousée en mars 1967 Enfant : une fille, Natasha, âgée de deux ans à la mort de son père Distinction : champion du monde des pilotes de Formule 1 1970, à titre posthume, premier et seul cas de l’histoire du championnat Distinction : membre du Hall of Fame de la FIA
Jochen Rindt – Pilote de formule 1 (1942-1970)
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Jochen Rindt : les cinq phases d’une carrière, 1961-1970
Sportauto-heritage.fr
Chronologie
Jochen Rindt, les cinq phases d’une carrière 1961-1970
7Saisons de Formule 1
60Départs en Grand Prix
6Victoires
10Pole positions
13Podiums
1Titre mondial, posthume
3Constructeurs de Formule 1
Les cinq phases
Phase 1
1961-1964
Débuts autrichiens
Phase 2
1965-1967
Cooper, le Mans
Phase 3
1964-1970
Formule 2, en parallèle
Phase 4
1968
Brabham
Phase 5
1969-1970
Lotus
Légende
Hors championnat du monde
Formule 1, sans titre
Formule 1, titre mondial
Phase 11961-1964
Débuts autrichiens et entrée en Formule 1
Simca Montlhéry, Alfa Romeo 1300, Cooper de Formule Junior, Brabham BT10 de Formule 2, Brabham BT11 de Formule 1
1961Première course
8Victoires en tourisme, 1962
1Grand Prix disputé
1961
Première course au Flugplatzrennen d’Innsbruck, au volant de la Simca Montlhéry de sa grand-mère, dont il est disqualifié pour un pilotage jugé trop agressif.
1962
Voitures de tourisme sur une Alfa Romeo 1300, huit victoires dans la saison.
1963
Formule Junior sur une Cooper d’occasion avec Kurt Bardi-Barry, deuxième course remportée à Cesenatico. La même année, il dispute le Grand Prix d’Autriche hors championnat à Zeltweg sur cette Cooper remotorisée.
1964
Achat d’une Brabham BT10 de Formule 2 neuve à moteur Cosworth SCA, avec le soutien de Ford Autriche. Remarqué à Mallory Park sur un circuit qu’il découvre, il remporte le 18 mai le London Trophy à Crystal Palace, sur la BT10, devant Graham Hill.
23 août 1964
Grand Prix d’Autriche à Zeltweg, débuts en Formule 1 sur une Brabham BT11 à moteur BRM engagée par la Rob Walker Racing. Parti 13e, il abandonne au 58e tour sur rupture de colonne de direction.
Phase 21965-1967
Cooper : l’apprentissage et le triomphe du Mans
Cooper-Climax V8, Cooper T81 Maserati, Cooper T86 Maserati, Ferrari 250 LM
3eMeilleur classement, 1966
1Victoire aux 24 H du Mans
0Victoire en Formule 1
1965
Première saison complète en Formule 1 chez Cooper. Premiers points au Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring, 4e le 1er août. Il termine 13e du championnat.
19-20 juin 1965
24 Heures du Mans sur la Ferrari 250 LM du North American Racing Team, avec Masten Gregory. Qualifiée 11e, la voiture perd une demi-heure aux stands, puis remonte. La casse d’un pneu sur la Ferrari belge de tête ouvre la victoire au duo, première d’une écurie privée depuis Ecurie Ecosse en 1957.
12 juin 1966
Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps sur la Cooper T81 à moteur Maserati. Parti 2e, il termine 2e et signe son premier podium en Formule 1.
1966
Meilleure saison de sa période Cooper, 3e du championnat avec 22 points. Il ajoute une 3e place en Allemagne le 7 août et une 2e place aux États-Unis le 2 octobre.
1967
Cooper-Maserati V12, saison minée par les abandons mécaniques, 13e du championnat. Deux arrivées seulement en dix départs, une 4e place en Belgique le 18 juin et une 4e place en Italie le 10 septembre. Hors championnat, il dispute pour la première fois les 500 miles d’Indianapolis, 24e.
Championnat du monde des pilotes
19654 pts13e
196622 pts3e
19676 pts13e
Phase 31964-1970, en parallèle
Formule 2 : le roi de la catégorie
Brabham de Formule 2, dont la BT23 à moteur Cosworth, Roy Winkelmann Racing
29Victoires en Formule 2, environ
9Victoires en 1967
AGrade fermant le championnat
1964
Première grande victoire en Formule 2 au London Trophy de Crystal Palace, face à Graham Hill. Début de l’association avec la Roy Winkelmann Racing, sur Brabham.
1967
Domination de la Formule 2 sur la Brabham BT23 à moteur Cosworth, neuf victoires dans la saison, dont trois des quatre manches des Trophées de France. La presse le surnomme le roi de la Formule 2.
1964-1969
Comme pilote gradé « A », ses résultats ne comptent pas pour le championnat d’Europe de Formule 2, qu’il ne remporte donc jamais officiellement. Total de sa carrière dans la catégorie : environ 29 victoires. Il y court jusqu’en août 1970.
Phase 41968
Brabham : la saison creuse
Brabham BT24 puis BT26 à moteur Repco V8, Brabham Racing Organisation
0Victoire
12eClassement final
2Pole positions
7 juillet 1968
Grand Prix de France à Rouen, parti en pole sur la Brabham BT26, abandon sur fuite d’essence.
4 août 1968
Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring, 3e, l’un des deux meilleurs résultats de la saison avec la 3e place d’Afrique du Sud le 1er janvier.
22 sept. 1968
Grand Prix du Canada à Mont-Tremblant, parti en pole, abandon moteur. La saison est marquée par une longue série de casses du moteur Repco.
1968
Hors championnat du monde, il court une seconde fois les 500 miles d’Indianapolis et termine 32e.
Championnat du monde des pilotes
19688 pts12e
Phase 51969-1970
Lotus : la consécration et le drame
Lotus 49B, Lotus 49C, Lotus 72, moteur Ford Cosworth DFV, Gold Leaf Team Lotus
6Victoires
1Titre mondial, posthume
5Victoires en 1970
4 mai 1969
Grand Prix d’Espagne à Montjuïc, parti de la pole sur la Lotus 49B. Le support d’aileron rompt au même endroit que celui de Graham Hill quelques tours plus tôt. Rindt s’en tire le nez brisé. Les ailerons hauts sont interdits dès l’épreuve suivante.
Mai 1969
Forfait au Grand Prix de Monaco, en convalescence. Depuis l’hôpital, il adresse à Colin Chapman une lettre dénonçant le manque de sécurité des Lotus.
7 sept. 1969
Grand Prix d’Italie à Monza, 2e à huit centièmes de seconde de Jackie Stewart au terme d’une arrivée groupée mémorable.
4 oct. 1969
Grand Prix des États-Unis à Watkins Glen, parti de la pole, première victoire en Formule 1, après plus de cinq saisons dans la discipline. Cinq pole positions dans la saison, 4e du championnat.
Début 1970
Saison ouverte sur deux abandons, en Afrique du Sud puis au Grand Prix d’Espagne à Jarama, où la Lotus 72 fait ses débuts en course.
10 mai 1970
Grand Prix de Monaco sur la Lotus 49C, parti 8e, victoire au dernier tour après la faute de Jack Brabham dans le dernier virage.
21 juin 1970
Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort, parti de la pole, première victoire de la Lotus 72. Course endeuillée par la mort de Piers Courage.
5 juillet 1970
Grand Prix de France au circuit de Charade, parti 6e, victoire sur la Lotus 72.
18 juillet 1970
Grand Prix de Grande-Bretagne à Brands Hatch, parti de la pole, victoire.
2 août 1970
Grand Prix d’Allemagne à Hockenheim, parti 2e, victoire, quatrième succès consécutif.
16 août 1970
Grand Prix d’Autriche à l’Österreichring, parti de la pole, abandon moteur devant son public.
5 sept. 1970
Grand Prix d’Italie à Monza, accident mortel lors des essais qualificatifs. Sous freinage à l’approche de la Parabolica, la Lotus 72 réglée sans aileron part vers la gauche sur une défaillance d’arbre de frein et percute une glissière. Rindt avait 28 ans. L’enquête judiciaire italienne, close en 1976, blanchit Colin Chapman.
4 oct. 1970
Grand Prix des États-Unis à Watkins Glen. Jacky Ickx ne peut plus rejoindre les 45 points de Rindt, sacré champion du monde à titre posthume, cinq points devant Ickx.
Championnat du monde des pilotes
196922 pts4e
197045 pts1er
Échelle des barres de saison : longueur proportionnelle aux points marqués au championnat du monde des pilotes, maximum 45 points, atteint en 1970. Le barème de la période attribue neuf points à une victoire, avec résultats retranchés selon les saisons. La saison 1964, réduite à un seul Grand Prix disputé sans point marqué, ne figure pas au classement. La Formule 2 de la phase 3 ne comptait pas pour le championnat du monde et n’apparaît pas dans ces barres.
A la mort de Rindt à Monza, seul Jacky Ickx pouvait encore le rattraper au championnat. Le pilote Ferrari remporte deux des quatre derniers Grands Prix mais échoue à cinq points, et déclarera plus tard avoir été heureux de ne pas avoir conquis ce titre dans ces circonstances.
Le dernier virage de l’Österreichring, où il avait abandonné sur casse moteur vingt jours avant sa mort, porte son nom depuis la deuxième saison du circuit.
Voitures pilotées par Jochen Rindt
Jochen Rindt : les voitures pilotées, 1961-1970
Sportauto-heritage.fr
Chronologie
Les voitures pilotées par Jochen Rindt 1961-1970
15Machines recensées
8Monoplaces de Formule 1
3Constructeurs de Formule 1
6Catégories disputées
Période
Machine
Catégorie
Motorisation
Notes
Avant et à côté de la Formule 1, de 1961 à 1970
1961
Simca Montlhéry
Tourisme
Non documenté
Première course, disqualifié pour un pilotage jugé trop agressif
1962
Alfa Romeo 1300
Tourisme
1300 cm3
Huit victoires dans la saison
1963
Cooper de Formule Junior
Formule Junior
Ford 1500 cm3
Avec Kurt Bardi-Barry, victoire à Cesenatico. Grand Prix d’Autriche hors championnat sur la même Cooper remotorisée
1964-1970
Brabham puis Lotus (Formule 2)
Formule 2
Cosworth 1,0 puis 1,6 l
Roy Winkelmann Racing jusqu’en 1969. Brabham BT10 en 1964 puis BT23 en 1967. Le roi de la Formule 2, environ 29 victoires
1965
Ferrari 250 LM
Sport-prototype
V12 3,3 l
Châssis 5893, engagée par le NART. Victoire aux 24 Heures du Mans avec Masten Gregory
1967
Eagle Mk I
Indianapolis 500
Ford V8
Première participation aux 500 miles d’Indianapolis, 24e sur casse de soupape
1968
Brabham
Indianapolis 500
Non documenté
Engagée par Jack Brabham, qualifiée 16e, 32e après cinq tours
Formule 1, de 1964 à 1970
1964
Brabham BT11
Brabham
BRM V8 1,5 l
Débuts en Formule 1 au Grand Prix d’Autriche, engagée par Rob Walker Racing
1965
Cooper T73 / T77
Cooper
Climax V8 1,5 l
Première saison complète, 13e du championnat
1966
Cooper T81
Cooper
Maserati V12 3,0 l
3e du championnat, premier podium à Spa-Francorchamps
1967
Cooper T81 / T86
Cooper
Maserati V12 3,0 l
Saison d’abandons, 13e du championnat
1968
Brabham BT26
Brabham
Repco V8 3,0 l
Deux pole positions, aucune victoire, casses moteur répétées
1969
Lotus 49B
Lotus
Ford Cosworth DFV V8 3,0 l
Première victoire en Formule 1 à Watkins Glen
1970
Lotus 49C
Lotus
Ford Cosworth DFV V8 3,0 l
Victoire à Monaco, avant la mise au point de la Lotus 72
1970
Lotus 72
Lotus
Ford Cosworth DFV V8 3,0 l
Quatre victoires consécutives. Accident mortel de Monza le 5 septembre
Aucune puissance chiffrée n’est retenue : les sources consultées ne fournissent pas de valeur versionnée pour les Cooper-Maserati, la Brabham-Repco et les Lotus-Ford de la période. La cylindrée de la Simca Montlhéry engagée en 1961 n’est pas documentée dans les sources retenues. L’attribution des châssis Lotus de 1970, la 49C à Monaco puis la 72 ensuite, repose sur des bases spécialisées, l’API constructeur ne descendant pas au niveau du châssis.
Statistiques globales
Jochen Rindt : statistiques de carrière en Formule 1, 1964-1970
Sportauto-heritage.fr
Chronologie
Jochen Rindt, statistiques de carrière en Formule 1 1964-1970
Chiffres de carrière
60
Départs en Grand Prix
pour 62 engagements
6
Victoires
10,0 % des départs
10
Pole positions
16,7 % des départs
13
Podiums
21,7 % des départs
1
Titre de champion du monde
1970, à titre posthume
7
Saisons disputées
1964, puis 1965 à 1970
3
Constructeurs de Formule 1
Brabham, Cooper, Lotus
1
Victoire aux 24 H du Mans
1965, Ferrari 250 LM
Répartition des 6 victoires par écurie
Lotus
6 victoires, 1969 et 1970
Cooper
Aucune victoire, 1965 à 1967
Brabham
Aucune victoire, 1964 et 1968
Saison
Écurie
Position
Points
Victoires
1964
Brabham (Rob Walker)
Non classé
0
0
1965
Cooper
13e
4
0
1966
Cooper
3e
22
0
1967
Cooper
13e
6
0
1968
Brabham
12e
8
0
1969
Lotus
4e
22
1
1970
Lotus
1er
45
5
Jochen Rindt reste le seul pilote sacré champion du monde de Formule 1 à titre posthume. Ses six victoires ont toutes été acquises chez Lotus, aucune chez Cooper ni chez Brabham malgré cinq saisons cumulées dans ces deux écuries. Hors championnat du monde, il a remporté les 24 Heures du Mans 1965 sur une Ferrari 250 LM et dominé la Formule 2 de 1964 à 1969, avec environ 29 victoires. Il a aussi disputé les 500 miles d’Indianapolis en 1967 et 1968, sans succès, 24e puis 32e. Aucun point n’a été marqué en 1964, saison réduite à un seul Grand Prix disputé, ce qui le laisse hors du classement final. Les taux exprimés en pourcentage sont rapportés aux 60 départs.
SEC.Wikipedia, article « Jochen Rindt » https://en.wikipedia.org/wiki/Jochen_RindtApport spécifique : la citoyenneté allemande conservée sous licence autrichienne, l’engageur de 1964 (Rob Walker Racing), la cause d’abandon des débuts, le total d’environ 29 victoires en Formule 2 et la marge finale de cinq points sur Jacky Ickx.
SEC.Wikipedia, article « Nina Rindt » https://en.wikipedia.org/wiki/Nina_RindtApport spécifique : le mariage de mars 1967 avec Nina Lincoln, fille du pilote finlandais Curt Lincoln, et la naissance de leur fille Natasha.
SEC.Grand Prix History, biographie Jochen Rindt http://www.grandprixhistory.org/rindt_bio.htmApport spécifique : la carrière de 1961 à 1963 (Simca Montlhéry disqualifiée, Alfa Romeo en tourisme, Formule Junior sur Cooper avec Kurt Bardi-Barry, victoire à Cesenatico, Grand Prix d’Autriche hors championnat de 1963) et l’achat de la Brabham-Cosworth SCA de 1964 avec le soutien de Ford Autriche.
Palmarès et résultats
★ PRIMAIREAPI Jolpica-F1, résultats du pilote Rindt (successeur de l’API Ergast) https://api.jolpi.ca/ergast/f1/drivers/rindt/results/Apport spécifique : les résultats course par course de 1964 à 1970, les six victoires avec date, circuit et position de départ, les débuts au Grand Prix d’Autriche 1964 et les grilles de départ des poles de 1969 et 1970. Réserve de méthode : le point d’entrée « driverstandings » restitue mal les barèmes à résultats retranchés de la période et ne sert pas de source de points.
★ PRIMAIRE24 Heures du Mans, site officiel de l’Automobile Club de l’Ouest https://www.24h-lemans.com/enApport spécifique : la victoire au général de l’édition 1965, l’équipage officiel Rindt-Gregory et la Ferrari 250 LM engagée par le North American Racing Team.
SEC.StatsF1, fiche pilote Jochen Rindt https://www.statsf1.com/fr/jochen-rindt.aspxApport spécifique : les 60 départs pour 62 engagements, les 10 pole positions et les 13 podiums, ainsi que l’arbitrage des totaux de carrière.
SEC.StatsF1, palmarès par Grand Prix https://www.statsf1.com/fr/jochen-rindt/palmares.aspxApport spécifique : le détail épreuve par épreuve des classements annuels, de la 13e place de 1965 à la première place posthume de 1970.
SEC.Motor Sport Magazine, fiche pilote Jochen Rindt https://www.motorsportmagazine.com/database/drivers/jochen-rindt/Apport spécifique : la période Cooper de 1965 à 1967, la 3e place du championnat 1966 et la saison Brabham 1968 marquée par les casses du moteur Repco.
SEC.OldRacingCars.com, fiche Jochen Rindt https://www.oldracingcars.com/driver/Jochen_RindtApport spécifique : la Brabham BT23 de Formule 2 de 1967, l’association avec la Roy Winkelmann Racing et l’attribution des châssis Lotus de 1970 (49C à Monaco, 72 ensuite).
SEC.Wikipedia, article « 1965 24 Hours of Le Mans » https://en.wikipedia.org/wiki/1965_24_Hours_of_Le_MansApport spécifique : la qualification 11e, la première victoire d’une écurie privée depuis Ecurie Ecosse en 1957 et la controverse ultérieure sur un troisième équipier présumé.
SEC.Wikipedia, article « Ed Hugus » https://en.wikipedia.org/wiki/Ed_HugusApport spécifique : le statut de pilote de réserve du NART et la thèse, émergée à la fin des années 2000, d’un relais de nuit non consigné, écartée du palmarès officiel.
SEC.Wikipedia, article « 1964 Austrian Grand Prix » https://en.wikipedia.org/wiki/1964_Austrian_Grand_PrixApport spécifique : les débuts de Rindt à Zeltweg sur la Brabham BT11-BRM, la position de départ 13e et l’abandon au 58e tour sur rupture de colonne de direction.
Lacunes documentaires
LACUNEPrénoms et dates des parents https://www.motorsportmagazine.com/archive/Les sources établissent que les parents tenaient un moulin à épices à Mayence et sont morts dans un bombardement de Hambourg, sans les nommer. Ressources compétentes : la biographie de référence de David Tremayne, « Jochen Rindt : Uncrowned King », et l’état civil allemand.
LACUNEModèle exact de l’Alfa Romeo de 1962 https://www.oldracingcars.com/driver/Jochen_RindtLes sources varient entre Alfa Romeo Giulietta et Alfa Romeo GT 1300 pour la saison de tourisme aux huit victoires. Donnée à confirmer en source primaire.
LACUNEDécompte course par course des victoires en Formule 2 https://www.oldracingcars.com/driver/Jochen_RindtLe total d’environ 29 victoires est concordant entre plusieurs sources secondaires, sans liste primaire épreuve par épreuve. Ressource compétente : les archives de la Formule 2 européenne de 1964 à 1970.
LACUNEDétail épreuve par épreuve des 10 poles et des 13 podiums https://api.jolpi.ca/ergast/f1/drivers/rindt/results/Les totaux sont établis, la liste nominative épreuve par épreuve n’est pas dressée dans cette chronologie. Ressources compétentes : l’API Jolpica-F1 et le palmarès par Grand Prix de StatsF1.
LACUNEPuissances moteur versionnées https://www.motorsportmagazine.com/archive/Aucune valeur de puissance n’est retenue pour les Cooper-Maserati, la Brabham-Repco et les Lotus-Ford de la période, faute de source constructeur versionnée. Ressources compétentes : archives Motor Sport et sections Heritage des constructeurs.
LACUNERésultats hors championnat du monde https://www.motorsportmagazine.com/database/drivers/jochen-rindt/Les courses de Formule 2 après recensement partiel, les sport-prototypes hors Le Mans et une éventuelle Tasman Series ne sont pas compilés. Ressource compétente : la base Motor Sport, complétée par les archives de la fédération autrichienne.
LACUNEProfil FIA Hall of Fame, URL stable https://www.fia.com/L’appartenance de Rindt au Hall of Fame de la FIA est établie, mais aucune fiche à l’adresse stable n’a pu être confirmée au moment de la production. Ressource compétente : le site officiel de la FIA, section Hall of Fame.
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