Chronologie Jochen Rindt (1942-1970)
L’article en une minute
Jochen Rindt a couru sept saisons de Formule 1, du Grand Prix d’Autriche du 23 août 1964 jusqu’à la saison 1970. Il totalise 6 victoires en 60 départs et un titre de champion du monde des pilotes, obtenu en 1970 à titre posthume. C’est le seul cas de l’histoire du championnat. Le 5 septembre 1970, il s’est tué lors des essais qualificatifs du Grand Prix d’Italie à Monza, alors qu’il comptait déjà cinq victoires dans la saison.
À retenir
Débuts en Formule 1 au Grand Prix d’Autriche, à Zeltweg.
Première victoire en Formule 1, au Grand Prix des États-Unis.
Sacré champion du monde à titre posthume, cinq points devant Jacky Ickx.
Les chapitres
- 1Résumé de carrièreLe Mans 1965 sur Ferrari, puis le titre posthume de 1970.1 min
- 2Débuts autrichiens, 1961-1964De la Simca Montlhéry aux débuts en Formule 1.1 min
- 3Cooper et Le Mans, 1965-1967Victoire au Mans en 1965, 3e du championnat en 1966.1 min
- 4Formule 2, 1964-1970Neuf victoires en 1967, sur la Brabham BT23.1 min
- 5Brabham, 1968Deux pole positions et une longue série de casses moteur.1 min
- 6Lotus, 1969-1970Première victoire en Formule 1, puis cinq succès en 1970.2 min
- La carrière, date par dateDe la naissance à Mayence au titre posthume de 1970.Frise
- Les voitures pilotéesDe la Simca Montlhéry à la Lotus 72.Voitures
- Les chiffres de carrièreSept saisons de Formule 1 détaillées année par année.Chiffres

Résumé de carrière
Né le 18 avril 1942 à Mayence, orphelin vers quinze mois et élevé par ses grands-parents à Graz, il s’est imposé aux 24 Heures du Mans 1965 sur une Ferrari 250 LM engagée par le NART, associé à Masten Gregory. Surnommé le roi de la Formule 2, il y a accumulé environ 29 victoires entre 1964 et 1969, sans jamais pouvoir remporter le championnat d’Europe fermé aux pilotes gradés. Sa première victoire en Formule 1 n’est venue qu’au Grand Prix des États-Unis du 5 octobre 1969, à Watkins Glen, après plus de cinq saisons dans la discipline.
Passé chez Lotus en 1969, il a remporté cinq Grands Prix en 1970 au volant de la Lotus 49C puis de la Lotus 72. L’accident mortel de Monza est survenu sous freinage à l’approche de la Parabolica, sur une défaillance d’arbre de frein, la voiture étant réglée sans aileron pour privilégier la vitesse de pointe. Le titre lui est resté acquis au Grand Prix des États-Unis du 4 octobre 1970, Jacky Ickx ne pouvant plus rejoindre son total. La marge finale a été de cinq points, 45 contre 40.
Chronologie Jochen Rindt
Identité
Nom complet : Karl Jochen Rindt, dit « Jochen » Rindt
Nationalité sportive : autrichienne, sous licence de course autrichienne
Citoyenneté : allemande, conservée toute sa vie sur décision de son grand-père
Naissance : 18 avril 1942, Mayence (Allemagne)
Mort : 5 septembre 1970, autodrome de Monza (Italie), lors des essais qualificatifs du samedi précédant le Grand Prix d’Italie
Âge au décès : 28 ans, 4 mois et 18 jours
Parents : père allemand, mère autrichienne, propriétaires d’un moulin à épices à Mayence, tués dans un bombardement de Hambourg pendant la Seconde Guerre mondiale, Jochen ayant environ quinze mois
Enfance : élevé par ses grands-parents maternels à Graz (Autriche)
Mariage : Nina Lincoln, mannequin finlandaise, fille du pilote Curt Lincoln, épousée en mars 1967
Enfant : une fille, Natasha, âgée de deux ans à la mort de son père
Distinction : champion du monde des pilotes de Formule 1 1970, à titre posthume, premier et seul cas de l’histoire du championnat
Distinction : membre du Hall of Fame de la FIA

Carrière détaillée Jochen Rindt
Débuts autrichiens et entrée en Formule 1
Cooper : l’apprentissage et le triomphe du Mans
Formule 2 : le roi de la catégorie
Brabham : la saison creuse
Lotus : la consécration et le drame
Échelle des barres de saison : longueur proportionnelle aux points marqués au championnat du monde des pilotes, maximum 45 points, atteint en 1970. Le barème de la période attribue neuf points à une victoire, avec résultats retranchés selon les saisons. La saison 1964, réduite à un seul Grand Prix disputé sans point marqué, ne figure pas au classement. La Formule 2 de la phase 3 ne comptait pas pour le championnat du monde et n’apparaît pas dans ces barres.
A la mort de Rindt à Monza, seul Jacky Ickx pouvait encore le rattraper au championnat. Le pilote Ferrari remporte deux des quatre derniers Grands Prix mais échoue à cinq points, et déclarera plus tard avoir été heureux de ne pas avoir conquis ce titre dans ces circonstances.
Le dernier virage de l’Österreichring, où il avait abandonné sur casse moteur vingt jours avant sa mort, porte son nom depuis la deuxième saison du circuit.
Voitures pilotées par Jochen Rindt
| Période | Machine | Catégorie | Motorisation | Notes |
|---|---|---|---|---|
| Avant et à côté de la Formule 1, de 1961 à 1970 | ||||
| 1961 | Simca Montlhéry | Tourisme | Non documenté | Première course, disqualifié pour un pilotage jugé trop agressif |
| 1962 | Alfa Romeo 1300 | Tourisme | 1300 cm3 | Huit victoires dans la saison |
| 1963 | Cooper de Formule Junior | Formule Junior | Ford 1500 cm3 | Avec Kurt Bardi-Barry, victoire à Cesenatico. Grand Prix d’Autriche hors championnat sur la même Cooper remotorisée |
| 1964-1970 | Brabham puis Lotus (Formule 2) | Formule 2 | Cosworth 1,0 puis 1,6 l | Roy Winkelmann Racing jusqu’en 1969. Brabham BT10 en 1964 puis BT23 en 1967. Le roi de la Formule 2, environ 29 victoires |
| 1965 | Ferrari 250 LM | Sport-prototype | V12 3,3 l | Châssis 5893, engagée par le NART. Victoire aux 24 Heures du Mans avec Masten Gregory |
| 1967 | Eagle Mk I | Indianapolis 500 | Ford V8 | Première participation aux 500 miles d’Indianapolis, 24e sur casse de soupape |
| 1968 | Brabham | Indianapolis 500 | Non documenté | Engagée par Jack Brabham, qualifiée 16e, 32e après cinq tours |
| Formule 1, de 1964 à 1970 | ||||
| 1964 | Brabham BT11 | Brabham | BRM V8 1,5 l | Débuts en Formule 1 au Grand Prix d’Autriche, engagée par Rob Walker Racing |
| 1965 | Cooper T73 / T77 | Cooper | Climax V8 1,5 l | Première saison complète, 13e du championnat |
| 1966 | Cooper T81 | Cooper | Maserati V12 3,0 l | 3e du championnat, premier podium à Spa-Francorchamps |
| 1967 | Cooper T81 / T86 | Cooper | Maserati V12 3,0 l | Saison d’abandons, 13e du championnat |
| 1968 | Brabham BT26 | Brabham | Repco V8 3,0 l | Deux pole positions, aucune victoire, casses moteur répétées |
| 1969 | Lotus 49B | Lotus | Ford Cosworth DFV V8 3,0 l | Première victoire en Formule 1 à Watkins Glen |
| 1970 | Lotus 49C | Lotus | Ford Cosworth DFV V8 3,0 l | Victoire à Monaco, avant la mise au point de la Lotus 72 |
| 1970 | Lotus 72 | Lotus | Ford Cosworth DFV V8 3,0 l | Quatre victoires consécutives. Accident mortel de Monza le 5 septembre |
Statistiques globales
| Saison | Écurie | Position | Points | Victoires |
|---|---|---|---|---|
| 1964 | Brabham (Rob Walker) | Non classé | 0 | 0 |
| 1965 | Cooper | 13e | 4 | 0 |
| 1966 | Cooper | 3e | 22 | 0 |
| 1967 | Cooper | 13e | 6 | 0 |
| 1968 | Brabham | 12e | 8 | 0 |
| 1969 | Lotus | 4e | 22 | 1 |
| 1970 | Lotus | 1er | 45 | 5 |
Sources
Sources biographiques primaires
-
★ PRIMAIRE
Formula 1, Hall of Fame, Jochen Rindt
https://www.formula1.com/en/information/drivers-hall-of-fame-jochen-rindt.297CPloKgJFry8fsI3oVyx Apport spécifique : le titre de champion du monde 1970 à titre posthume, la naissance à Mayence le 18 avril 1942, la mort des parents dans un bombardement et l’enfance à Graz, l’accident de Monza du 5 septembre 1970. -
SEC.
Formula 1, « Remembering Rindt », 50 ans après sa mort
https://www.formula1.com/en/latest/article/remembering-rindt-why-the-austrian-racer-is-still-so-revered-50-years-after.3uZsBtcYrL3W00r16pnL43 Apport spécifique : la réputation de pilotage spectaculaire, l’épisode de Crystal Palace en 1964 et le contexte de la saison 1970 interrompue. -
SEC.
Wikipedia, article « Jochen Rindt »
https://en.wikipedia.org/wiki/Jochen_Rindt Apport spécifique : la citoyenneté allemande conservée sous licence autrichienne, l’engageur de 1964 (Rob Walker Racing), la cause d’abandon des débuts, le total d’environ 29 victoires en Formule 2 et la marge finale de cinq points sur Jacky Ickx. -
SEC.
Wikipedia, article « Nina Rindt »
https://en.wikipedia.org/wiki/Nina_Rindt Apport spécifique : le mariage de mars 1967 avec Nina Lincoln, fille du pilote finlandais Curt Lincoln, et la naissance de leur fille Natasha. -
SEC.
Grand Prix History, biographie Jochen Rindt
http://www.grandprixhistory.org/rindt_bio.htm Apport spécifique : la carrière de 1961 à 1963 (Simca Montlhéry disqualifiée, Alfa Romeo en tourisme, Formule Junior sur Cooper avec Kurt Bardi-Barry, victoire à Cesenatico, Grand Prix d’Autriche hors championnat de 1963) et l’achat de la Brabham-Cosworth SCA de 1964 avec le soutien de Ford Autriche.
Palmarès et résultats
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★ PRIMAIRE
API Jolpica-F1, résultats du pilote Rindt (successeur de l’API Ergast)
https://api.jolpi.ca/ergast/f1/drivers/rindt/results/ Apport spécifique : les résultats course par course de 1964 à 1970, les six victoires avec date, circuit et position de départ, les débuts au Grand Prix d’Autriche 1964 et les grilles de départ des poles de 1969 et 1970. Réserve de méthode : le point d’entrée « driverstandings » restitue mal les barèmes à résultats retranchés de la période et ne sert pas de source de points. -
★ PRIMAIRE
24 Heures du Mans, site officiel de l’Automobile Club de l’Ouest
https://www.24h-lemans.com/en Apport spécifique : la victoire au général de l’édition 1965, l’équipage officiel Rindt-Gregory et la Ferrari 250 LM engagée par le North American Racing Team. -
SEC.
StatsF1, fiche pilote Jochen Rindt
https://www.statsf1.com/fr/jochen-rindt.aspx Apport spécifique : les 60 départs pour 62 engagements, les 10 pole positions et les 13 podiums, ainsi que l’arbitrage des totaux de carrière. -
SEC.
StatsF1, palmarès par Grand Prix
https://www.statsf1.com/fr/jochen-rindt/palmares.aspx Apport spécifique : le détail épreuve par épreuve des classements annuels, de la 13e place de 1965 à la première place posthume de 1970. -
SEC.
Motor Sport Magazine, fiche pilote Jochen Rindt
https://www.motorsportmagazine.com/database/drivers/jochen-rindt/ Apport spécifique : la période Cooper de 1965 à 1967, la 3e place du championnat 1966 et la saison Brabham 1968 marquée par les casses du moteur Repco. -
SEC.
OldRacingCars.com, fiche Jochen Rindt
https://www.oldracingcars.com/driver/Jochen_Rindt Apport spécifique : la Brabham BT23 de Formule 2 de 1967, l’association avec la Roy Winkelmann Racing et l’attribution des châssis Lotus de 1970 (49C à Monaco, 72 ensuite).
Sources contextuelles
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SEC.
Motor Sport Magazine, « 1965 Le Mans 24 Hours »
https://www.motorsportmagazine.com/database/races/1965-le-mans-24-hours/ Apport spécifique : le déroulé de la course, la demi-heure perdue aux stands sur l’allumage et la remontée de la Ferrari 250 LM jusqu’à la victoire. -
SEC.
Wikipedia, article « 1965 24 Hours of Le Mans »
https://en.wikipedia.org/wiki/1965_24_Hours_of_Le_Mans Apport spécifique : la qualification 11e, la première victoire d’une écurie privée depuis Ecurie Ecosse en 1957 et la controverse ultérieure sur un troisième équipier présumé. -
SEC.
Wikipedia, article « Ed Hugus »
https://en.wikipedia.org/wiki/Ed_Hugus Apport spécifique : le statut de pilote de réserve du NART et la thèse, émergée à la fin des années 2000, d’un relais de nuit non consigné, écartée du palmarès officiel. -
SEC.
Wikipedia, article « 1964 Austrian Grand Prix »
https://en.wikipedia.org/wiki/1964_Austrian_Grand_Prix Apport spécifique : les débuts de Rindt à Zeltweg sur la Brabham BT11-BRM, la position de départ 13e et l’abandon au 58e tour sur rupture de colonne de direction.
Lacunes documentaires
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LACUNE
Prénoms et dates des parents
https://www.motorsportmagazine.com/archive/ Les sources établissent que les parents tenaient un moulin à épices à Mayence et sont morts dans un bombardement de Hambourg, sans les nommer. Ressources compétentes : la biographie de référence de David Tremayne, « Jochen Rindt : Uncrowned King », et l’état civil allemand. -
LACUNE
Modèle exact de l’Alfa Romeo de 1962
https://www.oldracingcars.com/driver/Jochen_Rindt Les sources varient entre Alfa Romeo Giulietta et Alfa Romeo GT 1300 pour la saison de tourisme aux huit victoires. Donnée à confirmer en source primaire. -
LACUNE
Décompte course par course des victoires en Formule 2
https://www.oldracingcars.com/driver/Jochen_Rindt Le total d’environ 29 victoires est concordant entre plusieurs sources secondaires, sans liste primaire épreuve par épreuve. Ressource compétente : les archives de la Formule 2 européenne de 1964 à 1970. -
LACUNE
Détail épreuve par épreuve des 10 poles et des 13 podiums
https://api.jolpi.ca/ergast/f1/drivers/rindt/results/ Les totaux sont établis, la liste nominative épreuve par épreuve n’est pas dressée dans cette chronologie. Ressources compétentes : l’API Jolpica-F1 et le palmarès par Grand Prix de StatsF1. -
LACUNE
Puissances moteur versionnées
https://www.motorsportmagazine.com/archive/ Aucune valeur de puissance n’est retenue pour les Cooper-Maserati, la Brabham-Repco et les Lotus-Ford de la période, faute de source constructeur versionnée. Ressources compétentes : archives Motor Sport et sections Heritage des constructeurs. -
LACUNE
Résultats hors championnat du monde
https://www.motorsportmagazine.com/database/drivers/jochen-rindt/ Les courses de Formule 2 après recensement partiel, les sport-prototypes hors Le Mans et une éventuelle Tasman Series ne sont pas compilés. Ressource compétente : la base Motor Sport, complétée par les archives de la fédération autrichienne. -
LACUNE
Profil FIA Hall of Fame, URL stable
https://www.fia.com/ L’appartenance de Rindt au Hall of Fame de la FIA est établie, mais aucune fiche à l’adresse stable n’a pu être confirmée au moment de la production. Ressource compétente : le site officiel de la FIA, section Hall of Fame.
Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du Sport Automobile au XXe Siècle











