|

Jaguar D-Type

L’article en une minute

De 1955 à 1957, la Jaguar D-Type a enchaîné trois victoires aux 24 Heures du Mans, mais une seule pour l’équipe d’usine, celle de 1955.

  • 22 min de lecture
  • 11 chapitres
  • Endurance, 1954-1960
3victoires au Mans
71numéros de châssis
183,217km/h, moyenne 1957

À retenir

8 mai 1954

Premiers essais de la D-Type au Mans, Norman Dewis et Tony Rolt au volant.

23 juin 1957

Cinq D-Type classées sur cinq engagées aux 24 Heures du Mans.

15 mars 1961

À Genève, la E-Type reprit le cadre avant tubulaire de la D-Type.


Les essentiels

Conçue pour succéder à la C-Type, la Jaguar D-Type a fait ses premiers essais au Mans le 8 mai 1954, Tony Rolt au volant de XKC 401. Pour sa première course, elle a fini deuxième des 24 Heures du Mans 1954, à 4,09 km de la Ferrari 375 Plus. Elle remportera trois épreuves du championnat du monde des voitures de sport, à Sebring et au Mans en 1955, puis au Mans en 1957. Sa victoire au Mans de 1956 ne comptait pas pour ce championnat. De 1954 à 1956, Jaguar a attribué 71 numéros de châssis de D-Type, 17 pour l’équipe d’usine et 54 pour les clients, hors les seize D-Type devenues des XKSS routières en 1957. Une D-Type courra encore au Mans en 1960.

Le 23 juin 1957, les cinq Jaguar D-Type engagées aux 24 Heures du Mans ont toutes été classées, aux quatre premières places et à la sixième. En octobre 1956, Jaguar avait pourtant annoncé son retrait officiel des courses internationales pour 1957. Qui a engagé ces cinq voitures au Mans et qui les a préparées ?

Image composée : Jaguar D-Type détourée en gris, vue de l’arrière, devant le titre géant « Jaguar D-Type », sous-titre « Histoire et palmarès ».
La Jaguar D-Type n° 44 de Christian Gläsel et Gary Pearson, vue de l’arrière en piste au Le Mans Classic 2023, détourée en gris dans une image composée. Crédit photo : Hphoto.fr.

Pourquoi Jaguar remplace-t-il la C-Type par la D-Type ?

Face à Mercedes-Benz et à Ferrari, la Jaguar C-Type arrivait au bout de son potentiel quand l’usine a entrepris de la remplacer au Mans par la Jaguar D-Type, voulue plus légère et plus rigide. Elle devait aussi être plus fine que la C-Type.

Une C-Type au bout de son potentiel

Sur la C-Type, ou XK120C, Peter Walker et Peter Whitehead ont signé la victoire de 1951 aux 24 Heures du Mans, Tony Rolt et Duncan Hamilton celle de 1953. La voiture reposait sur un cadre en treillis de tubes d’acier, sous une carrosserie en aluminium. En 1953, équipée de freins Dunlop, elle a été la première voiture à freins à disque au Mans.

Heynes et Sayer au dessin, Dewis aux essais

Ingénieur en chef de Jaguar, William Heynes a conçu la structure de la C-Type avec son ingénieur châssis Tom Jones. Les deux hommes concevront de même celle de la D-Type. Aérodynamicien venu de l’avionneur Bristol, Malcolm Sayer a dessiné la carrosserie de la C-Type ; il tracera aussi celle de la D-Type.

Chef d’équipe, F. R. W. « Lofty » England prendra ensuite la tête du service compétition. En Angleterre, puis au Mans, Norman Dewis, pilote d’essais et ingénieur de développement, mènera les premiers essais de XKC 401. Cette première D-Type est aujourd’hui conservée par le Jaguar Daimler Heritage Trust.

De Jabbeke, le 20 octobre 1953, au Mans, le 8 mai 1954

Le 20 octobre 1953, sur l’autoroute de Jabbeke, en Belgique, Norman Dewis a établi sur une Jaguar les records nationaux belges du mile lancé, en 20 s 2 (286,813 km/h), et du kilomètre lancé, en 12 s 54 (287,081 km/h, soit 178,4 mph). Le Royal Automobile Club de Belgique les a chronométrés. Ces records sont attribués au prototype XP/11 (châssis XKC 054), intermédiaire entre la C-Type et la D-Type : en mai 1954, L’Équipe le créditera de 178 mph à Jabbeke.

Immatriculée OVC 501 le 1er avril 1954, XKC 401 a débarqué à Cherbourg la veille des essais du Mans. Le samedi 8 mai 1954, l’après-midi, elle a roulé dans les intervalles d’une réunion de vitesse de l’ACO, avec Peter Walker et Tony Rolt, vainqueurs respectifs de 1951 et de 1953 sur C-Type, annoncés au volant.

Sur les 13,492 km du circuit, Tony Rolt a bouclé un tour en 4 min 22 s 3, à 185,174 km/h. Le record du tour établi en course en 1953 par Alberto Ascari était de 4 min 27 s 4 (181,642 km/h). Rolt l’a battu de 5,1 s. Le gain restera officieux, faute d’avoir été réalisé en course. Le même après-midi, Norman Dewis a tourné en 4 min 41 s 8, à quelque 172 km/h de moyenne. Au kilomètre lancé, le chronométrage a relevé 274 km/h.

Ce que la D-Type garde et change

De la C-Type, la D-Type a gardé le six-cylindres XK de 3 442 cm3 et les freins à disque Dunlop de 1953. Elle a remplacé le treillis de tubes d’acier par une coque centrale et un cadre tubulaire avant. En mai 1954, sa hauteur annoncée était de 81 cm, 15 cm de moins que celle de la C-Type de 1953. Son empattement de 2 286 mm était plus court de 15 cm que celui de la C-Type.


Fiche technique – Jaguar D-Type

Fiche technique
Jaguar D-Type 1954-1960
Désignation, usine 1954Jaguar D-Type d’usine, 1954. Châssis XKC 401 à XKC 405, puis XKD 406 : six numéros de châssis d’usine pour 1954, dont cinq voitures achevées dans l’année
Désignation, usine 1955, nez longJaguar D-Type d’usine, nez long, 1955. Châssis XKD 504 à 508
Désignation, clients, nez courtJaguar D-Type de client, nez court, 1955-1956. Châssis XKD 501 à 503 (atelier compétition) et XKD 509 à 575 (chaîne de production, hors les 16 XKSS)
Désignation, usine 1956, injectionJaguar D-Type d’usine, nez long, injection, début 1956. Châssis XKD 601 à 606
Désignation, version 3,8 litresJaguar D-Type 3,8 litres, 1957
Désignation, version 3 litresJaguar D-Type 3 litres, 1958 à 1960
MotorisationSix cylindres en ligne Jaguar XK, double arbre à cames en tête, carter sec, incliné de 8° sur la verticale. 3 442 cm3 (83 x 106 mm), trois carburateurs Weber 45 DCO3 (voitures d’usine de 1954, voitures de clients de 1955 et de 1956) ; injection Lucas à basse pression sur les voitures d’usine de 1956. 3 781 cm3 (87 x 106 mm) en 1957, injection Lucas ou carburateurs Weber. 2,5 litres (deux voitures au Tourist Trophy du 11 septembre 1954) et 3 litres (1958 à 1960) : cylindrées exactes Non documenté
PuissanceVoitures d’usine, 3,4 litres, 1955 : 275 bhp annoncés par Jaguar. Autres versions : Non documenté
Boîte de vitessesJaguar, quatre rapports tous synchronisés
ChâssisCoque centrale en alliage léger (cloisons avant et arrière) et cadre avant tubulaire fixé à la cloison avant ; tubes d’acier de section carrée boulonnés à partir de 1955
Empattement2 286 mm (90 pouces) en 1954 et en 1955 (le nez long de 1955 allonge le nez de 190 mm)
Voie av / arNon documenté
PoidsNon documenté
FreinsDisques Dunlop aux quatre roues, assistance par pompe Plessey entraînée par la transmission ; roues pleines Dunlop de 16 pouces en alliage léger, moyeux à démontage rapide
SuspensionsAvant : indépendante, triangles superposés, barres de torsion longitudinales. Arrière : pont rigide guidé par quatre bras tirés et un triangle en A, barre de torsion transversale unique, amortisseurs télescopiques
CarrosserieCarrosserie en alliage léger, dessin de Malcolm Sayer, capots avant et arrière basculants. Dérive derrière l’appui-tête, ajoutée avant Le Mans 1954. Nez long de 1955 : nez allongé de 190 mm, dérive plus longue fondue dans l’appui-tête. Hauteur annoncée en 1954 : 81 cm
Châssis produits71 numéros de châssis de D-Type au sens strict, hors XKSS, attribués de 1954 à 1956, dont 17 pour l’équipe d’usine et 54 pour les clients : XKC 401 à XKC 405, puis XKD 406 ; XKD 501 à 503 (atelier compétition) ; XKD 504 à 508 (usine, nez long) ; XKD 509 à 575 (chaîne de production, hors les 16 XKSS) ; XKD 601 à 606. L’un d’eux, XKC 405, n’a jamais été achevé sous ce numéro. Onze D-Type d’usine à nez long, cinq en 1955 et six en 1956. 87 numéros de châssis sur une coque de D-Type de 1954 à 1957, dont 16 devenus des XKSS en 1957
Saisons engagéesVoitures d’usine de 1954 à 1956 ; équipes privées au Mans de 1955 à 1960
Palmarès constructeurChampionnat du monde des voitures de sport, classement des marques : 3e en 1955 (16 points), 3e en 1957 (17 points)
Palmarès pilotesNon documenté
VictoiresVictoires au classement général. Au Mans : 3 (1955, 1956, 1957), dont 1956 hors championnat. Championnat du monde des voitures de sport : 3 (Sebring 1955, Le Mans 1955, Le Mans 1957). Autres victoires internationales relevées : Reims 1954, Watkins Glen 1955, Spa 1956, Reims 1956. Total toutes épreuves : Non documenté
Poles / meilleurs toursPoles : sans objet au Mans (départ en épi, ordre par cylindrée), autres épreuves : Non documenté. Meilleurs tours au Mans : Mike Hawthorn en 1955 (4 min 06 s 6, 196,963 km/h) et en 1956 (4 min 20 s, 186,383 km/h)
Pilotes principauxMike Hawthorn, Ivor Bueb, Tony Rolt, Duncan Hamilton, Ron Flockhart, Ninian Sanderson, Peter Whitehead, Ken Wharton, Paul Frère, Masten Gregory
Voies avant et arrière, masse, palmarès des pilotes, poles hors Le Mans, puissance des versions autres que celle de 1955, total des victoires toutes épreuves : aucune valeur établie par les sources disponibles. Cylindrées exactes du 2,5 litres de 1954 et du 3 litres de 1958 à 1960 : non établies.

Comment la Jaguar D-Type est-elle construite ?

Dès XKC 401, premier exemplaire de 1954, la caisse en alliage léger de la Jaguar D-Type n’a été autoportante qu’entre les deux cloisons de l’habitacle, sur lesquelles s’accrochait sa mécanique.

La structure et la carrosserie

Sur les voitures d’usine de 1954, un cadre tubulaire avant, fixé à la cloison avant, portait le moteur et la boîte. La direction et la suspension avant y étaient montées. Derrière l’habitacle, la cloison arrière recevait le pont et la suspension arrière. À partir de 1955, sur les voitures d’usine comme sur les voitures de clients, Jaguar a boulonné à la place un cadre de tubes d’acier de section carrée, pour faciliter les réparations.

La carrosserie dessinée par Malcolm Sayer, d’inspiration aéronautique, était elle aussi en alliage léger. Deux capots basculants l’ouvraient, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière. Ajoutée après les premières sorties, la dérive a répondu à un défaut de stabilité par vent de travers, que Norman Dewis avait constaté sur le terrain d’essais de la Motor Industry Research Association. En 1955, sur les voitures d’usine à nez long, elle s’allongera et se fondra dans l’appui-tête. Une dérive courte sera proposée en option sur les voitures de clients de 1955 et de 1956.

Jaguar D-Type jaune pâle vue de l’arrière dans la voie des stands du Le Mans Classic, dérive dressée derrière le pilote.
La Jaguar D-Type n° 43 de Jonathan Bailey et Andy Middlehurst, vue de l’arrière dans la voie des stands du Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.

Le six-cylindres XK à carter sec

Sur les voitures d’usine de 1954, puis sur les voitures de clients de 1955 et de 1956, le six-cylindres en ligne XK à double arbre à cames en tête cube 3 442 cm3 et reçoit trois carburateurs Weber 45 DCO3 à double corps horizontaux. Son alésage mesure 83 mm, sa course 106 mm. En 1954, Jaguar a pris le bloc et la culasse sur la chaîne des XK 120 et des Mark VII. Le vilebrequin a la même origine. Le carter sec réduit la hauteur du moteur et sa surface frontale ; Jaguar a incliné le moteur de 8° sur la verticale pour abaisser la voiture.

Quatre disques Dunlop et des roues pleines

Une pompe Plessey, entraînée par la transmission, assiste les freins à disque Dunlop des quatre roues. Les roues pleines de 16 pouces, en alliage léger, sont elles aussi des Dunlop, montées sur des moyeux à démontage rapide.

Aux 24 Heures du Mans 1954, la Gordini T24S à huit cylindres de 3 litres de Jean Behra et André Simon a elle aussi freiné sur disques, des Messier. Un an plus tard, au Mans, Lotus et Aston Martin seront équipées de disques, ceux d’Aston Martin fournis par Girling. L’Austin-Healey 100S et la Triumph TR2 en porteront également. Ferrari et Mercedes-Benz, les deux adversaires visées par la D-Type, sont restées aux freins à tambour en 1954 comme en 1955.

Une boîte à quatre rapports et un pont rigide guidé par quatre bras

Accolée au moteur, la boîte Jaguar compte quatre rapports, tous synchronisés. À l’avant, la suspension indépendante associe des triangles superposés à des barres de torsion longitudinales. À l’arrière, quatre bras tirés en tôle d’acier et un triangle en A guident le pont rigide, suspendu par une barre de torsion transversale unique, avec des amortisseurs télescopiques. Aucun ressort hélicoïdal n’équipe la Jaguar D-Type.


Combien de Jaguar D-Type ont été construites, et en quelles versions ?

La Jaguar D-Type a reçu 71 numéros de châssis des séries XKC et XKD de 1954 à 1956, dont 17 pour l’équipe d’usine et 54 pour les clients. Ce total laisse de côté seize voitures de la chaîne de production ; l’usine les a transformées pour la route, sous le nom de XKSS, en 1957.

Ce que comptent les totaux de 75 et de 87

Jaguar prévoyait de construire 100 D-Type en 1955 ; elle en a achevé 75. Ce décompte correspond aux numéros de la série XKD 501 à 575, XKSS comprises : huit de l’atelier compétition et 67 de la chaîne de production. Le total de 87 compte tous les numéros de châssis sur une coque de D-Type, de 1954 à 1957, dont les 16 devenus des XKSS.

Les séries de châssis relient les trois totaux. Des 75 numéros XKD 501 à 575 se retranchent les 16 XKSS ; s’y ajoutent les six numéros d’usine de 1954 et les six XKD 601 à 606 du début de 1956. Le compte retombe sur 71.

Voitures d’usine et voitures de clients : les séries XKC et XKD

Pour 1954, l’usine a attribué six numéros de châssis : XKC 401 à XKC 405, puis XKD 406, premier châssis frappé XKD. Cinq voitures ont été achevées dans l’année : XKC 405 ne l’a jamais été sous ce numéro. Les numéros XKC des voitures achevées seront refrappés XKD par la suite. En 1955, l’atelier compétition a sorti huit voitures. Cinq d’entre elles, XKD 504 à 508, sont des voitures d’usine ; XKD 501 et 502 sont allées à Ecurie Ecosse, XKD 503 à une écurie belge.

De 1955 à 1956, la chaîne de production a construit les châssis XKD 509 à 575, dont 51 sont restés des D-Type. Avec XKD 501 à 503, ils forment les 54 numéros attribués aux clients. Au début de 1956, une dernière série d’usine, XKD 601 à 606, a suivi. XKD 605 a été construite en mars 1956 ; la dernière D-Type d’époque le sera la même année.

Nez court, nez long

Onze D-Type ont reçu le nez long, toutes d’usine : XKD 504 à 508 en 1955, puis XKD 601 à 606 en 1956. En 1955, cette version a allongé le nez de 190 mm, soit 7,5 pouces, et ajouté des prises d’air de freins jumelles. Les voitures de clients, XKD 501 à 503 et celles de la chaîne, ont gardé le nez court. En 1956, la série XKD 601 à 606 a reçu en outre des étriers à changement rapide. Le 7 février 2018, Jaguar Classic annoncera 25 D-Type neuves, au choix à nez court de 1955 ou à nez long de 1956, pour achever la série de 100 voitures prévue en 1955.

Du 3,4 litres au 3 litres : les moteurs de 1954 à 1960

Pour le Tourist Trophy du 11 septembre 1954, à Dundrod, deux voitures d’usine ont reçu un 2,5 litres. À partir de 1955, le 3,4 litres des voitures d’usine a adopté une culasse dite « grand angle » ; Jaguar a annoncé pour elles 275 bhp cette année-là. Sur les voitures de clients, le 3,4 litres a conservé sa culasse standard. Les voitures d’usine de 1956 passeront à l’injection Lucas à basse pression.

En 1957, l’alésage porté à 87 mm, pour une course inchangée de 106 mm, a donné un 3,8 litres de 3 781 cm3. XKD 606, d’Ecurie Ecosse, l’a reçu avec l’injection Lucas. XKD 601, la voiture de Duncan Hamilton, l’a reçu avec des carburateurs Weber.

Au Mans, la cylindrée a été limitée à 3 litres à partir de 1958. Ecurie Ecosse a alors construit sa propre version de 3 litres, sur la base du 2,4 litres Jaguar. Une D-Type de l’écurie la portera encore au Mans en 1960.


La lettre du sport automobile historique

Chaque semaine, une chronique, un pilote, une voiture.

Catégories FIA, règles d’endurance, fiches techniques : recevez chaque semaine l’essentiel du sport automobile historique directement dans votre boîte mail. Une lettre sobre, sans publicité, pour les passionnés.

Je m’abonne gratuitement →

Désabonnement en un clic • Aucune donnée revendue


Pourquoi la Jaguar D-Type finit-elle deuxième au Mans en 1954 ?

Le 13 juin 1954, pour sa première course, la Jaguar D-Type a été battue de 4,09 km aux 24 Heures du Mans : XKC 402, confiée à Tony Rolt et Duncan Hamilton, a fini deuxième avec 4 057,060 km, contre 4 061,150 km à la Ferrari 375 Plus de José Froilán González et Maurice Trintignant. Peu après la deuxième heure, une fois faits les premiers ravitaillements, les trois D-Type de l’usine ont souffert d’ennuis d’alimentation. Leurs filtres à carburant s’étaient colmatés. Hamilton s’est arrêté le premier, puis Ken Wharton ; Stirling Moss a suivi. Pendant ces arrêts, les Ferrari ont pris deux tours d’avance.

Jaguar D-Type de trois quarts avant, capot à deux bandes blanches, dans la voie des stands du Le Mans Classic.
La Jaguar D-Type n° 81 de Pierre-Antoine de Selancy dans la voie des stands du Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.

Le Mans, 13 juin 1954 : 4,09 km d’écart

Stirling Moss et Peter Walker pilotaient XKC 403 ; Peter Whitehead et Ken Wharton, XKC 404. Sur 57 partants, 18 seront classés à l’arrivée de cette manche du championnat du monde des voitures de sport. Chronométré à 278 km/h au kilomètre lancé sur XKC 403, Moss a abandonné au 92e tour avec Walker, faute de freins suffisants. Dans L’Équipe du 14 juin 1954, Charles Faroux en voyait la cause probable dans une défaillance du servo des freins.

Au 131e tour, la boîte de vitesses de XKC 404 a arrêté Whitehead et Wharton. Des trois D-Type, XKC 402 restait seule en course. À huit minutes de la fin, la Ferrari de González et Trintignant la devançait de 1 min 45 s. Rolt et Hamilton termineront à 169,044 km/h de moyenne. Derrière les deux voitures, la Cunningham C4-R de Bill Spear et Sherwood Johnston prendra la troisième place avec 283 tours.

Reims, 4 juillet : la première victoire

Trois semaines après Le Mans, le 4 juillet 1954, la D-Type a remporté sa première victoire aux 12 Heures de Reims, sur le circuit de Reims-Gueux. L’épreuve se courait hors championnat. La gagnante était XKC 404, la voiture que sa boîte de vitesses avait arrêtée au Mans ; Whitehead et Wharton la pilotaient toujours. Ils ont tenu 168 km/h de moyenne. Jaguar a pris les trois premières places, avec deux D-Type et une C-Type. La D-Type de Moss et Walker avait mené plus de quatre heures avant d’abandonner sur une panne de cardan.

Dundrod, 11 septembre : deux classements

Au Tourist Trophy de Dundrod, le 11 septembre 1954, les deux D-Type classées ont reçu chacune deux places, l’une au handicap, l’autre à la distance. Comme les 24 Heures du Mans, la course comptait pour le championnat du monde des voitures de sport ; elle se courait au handicap. Deux des trois D-Type de l’usine y avaient un moteur de 2,5 litres. Sur la troisième, à moteur de 3,4 litres, Tony Rolt et Duncan Hamilton ont abandonné. Au classement officiel, établi au handicap, Whitehead et Wharton ont pris la cinquième place, Moss et Walker la dix-huitième. Au classement de la distance parcourue, les mêmes équipages figuraient sixièmes et quatorzièmes. Dundrod sera la troisième et dernière course de Stirling Moss sur une D-Type.


Comment la Jaguar D-Type gagne-t-elle les 24 Heures du Mans en 1955 ?

Un an après sa deuxième place derrière la Ferrari 375 Plus, la Jaguar D-Type a gagné les 24 Heures du Mans le 12 juin 1955, avec cinq tours d’avance. Mike Hawthorn et Ivor Bueb pilotaient XKD 505, voiture d’usine à nez long. Jaguar gagnait Le Mans pour la troisième fois, après les victoires de la C-Type en 1951 et en 1953. Pour la D-Type, c’était une première au Mans ; sa première victoire en course datait des 12 Heures de Reims, le 4 juillet 1954.

Sebring, 13 mars : une victoire confirmée après réclamation

Le 13 mars 1955, aux 12 Heures de Sebring, manche du championnat du monde des voitures de sport, la D-Type de Briggs Cunningham a terminé en tête au bout de 182 tours. Hawthorn, qui avait couru en Formule 1 pour Ferrari en 1953 et en 1954, la partageait avec Phil Walters. Allen Guiberson, propriétaire de la Ferrari 750 Monza pilotée par Phil Hill et Carroll Shelby, a porté réclamation contre ce résultat. Après examen des relevés des chronométreurs, l’Automobile Club américain a confirmé la victoire de la Jaguar et classé la Ferrari deuxième, à 25,4 secondes. Sa décision a été connue le 22 mars 1955, neuf jours après la course.

Le Mans, 11 juin : la catastrophe et le retrait de Mercedes-Benz

Le 11 juin 1955, la rentrée aux stands de Hawthorn, au volant de la D-Type n° 6, a précédé la collision de l’Austin-Healey 100S de Lance Macklin et de la Mercedes-Benz 300 SLR de Pierre Levegh. La 300 SLR s’est envolée dans le public. Dans la nuit, Mercedes-Benz a retiré ses voitures.

Le Mans, 12 juin : 307 tours et un record de distance

À l’arrivée, XKD 505 avait couvert 4 135,380 km en 307 tours, à 172,308 km/h de moyenne. C’était un record de distance sur le tracé de 13,492 km. Hawthorn y avait signé le meilleur tour en course, en 4 min 06 s 6 (196,963 km/h). L’Aston Martin DB3S de Peter Collins et Paul Frère a fini deuxième avec 302 tours et 4 073,020 km (62,360 km de moins que XKD 505). Une autre D-Type a pris la troisième place avec 296 tours : celle de Johnny Claes et Jacques Swaters, engagée par une écurie belge, l’Ecurie Francorchamps.

Jaguar D-Type bleu foncé de trois quarts avant en piste au Le Mans Classic, tribunes floues en arrière-plan.
La Jaguar D-Type n° 44 de Christian Gläsel et Gary Pearson, de trois quarts avant en piste au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.

Watkins Glen et le classement des marques

Le 17 septembre 1955, Sherwood Johnston a gagné le Grand Prix de Watkins Glen sur la D-Type n° 60 de Briggs Cunningham, devant la Maserati 300S de Bill Spear. D’après les registres de châssis, il s’agissait de XKD 507, une voiture d’usine à nez long de 1955, que le Revs Institute conserve aujourd’hui à Naples, en Floride.

Au classement des marques du championnat du monde des voitures de sport, Ferrari menait avec 19 points avant la Targa Florio. Mercedes-Benz et Jaguar en comptaient 16 chacune. Les points de Jaguar venaient de Sebring et du Mans : 8 pour la D-Type de Briggs Cunningham, 8 pour XKD 505, celle de l’usine. Mercedes-Benz sera championne avec 24 points. Jaguar finira troisième, toujours à 16 points.


Pourquoi une Jaguar D-Type d’Ecurie Ecosse gagne-t-elle les 24 Heures du Mans en 1956 ?

Le 29 juillet 1956, la Jaguar D-Type a gagné les 24 Heures du Mans pour la deuxième année de suite, avec XKD 501, voiture de client d’Ecurie Ecosse, alors que l’usine avait engagé trois de ses voitures dans l’épreuve. Sortie de l’atelier compétition en 1955, XKD 501 avait gardé le nez court et les trois carburateurs Weber des voitures de clients. Les voitures d’usine de 1956, de la série XKD 601 à 606, couraient avec le nez long et l’injection Lucas.

De Sebring à Reims : la saison 1956 avant Le Mans

Aux 12 Heures de Sebring, le 24 mars 1956, les voitures d’usine ont toutes abandonné. Le distributeur new-yorkais de la marque les avait engagées dans cette manche du championnat du monde des voitures de sport. Parmi elles, celle de Mike Hawthorn et de Desmond Titterington s’est arrêtée sur un problème de freins, après plus de dix heures de course. Sur 59 partants, 23 ont été classés. Troisièmes, Bob Sweikert et Jack Ensley ont bouclé 188 tours sur une autre D-Type.

Le 13 mai, au Grand Prix de Spa des voitures de sport de production, couru hors championnat, Ninian Sanderson a gagné sur une D-Type d’Ecurie Ecosse, devant l’Aston Martin DB3S de Reg Parnell. Sur une autre D-Type de l’écurie, Desmond Titterington avait mené la course et signé le record du tour des voitures de sport. Il a abandonné à deux tours de la fin.

Aux 12 Heures de Reims, courues les 30 juin et 1er juillet, les quatre premières places sont revenues à quatre D-Type. Duncan Hamilton et Ivor Bueb ont gagné sur XKD 605, une voiture d’usine, avec 2 143,735 km parcourus et un tour d’avance (8,3 km) sur Mike Hawthorn et Paul Frère. XKD 605 est aujourd’hui exposée au British Motor Museum de Gaydon ; elle appartient au Jaguar Daimler Heritage Trust.

Le Mans 1956 : deux voitures d’usine accidentées, Ecurie Ecosse gagne

En 1956, les 24 Heures du Mans ne comptaient pas pour le championnat du monde des voitures de sport ; elles se couraient sous un règlement entièrement nouveau. Celui-ci imposait un pare-brise pleine largeur et une portière côté passager. Le réservoir devait aussi être réduit. Sur ses voitures d’usine, Jaguar avait monté des freins avant expérimentaux.

Des 49 partants, 14 seront classés. Au deuxième tour, à l’entrée des Esses, la D-Type d’usine de Paul Frère est partie en tête-à-queue. Jack Fairman a tourné en l’évitant ; la Ferrari 625 LM d’Alfonso de Portago a glissé sur lui. L’accident a éliminé d’un coup deux des trois voitures de l’usine, XKD 602 et XKD 603. La troisième, XKD 605, gagnante à Reims, finira sixième avec 280 tours, aux mains de Mike Hawthorn et d’Ivor Bueb. En course, Hawthorn a signé le meilleur tour en 4 min 20 s, à 186,383 km/h.

À l’arrivée, XKD 501 avait couvert 300 tours et 4 034,929 km sur un tracé de 13,461 km, à 168,122 km/h de moyenne. Ron Flockhart la partageait avec Ninian Sanderson, vainqueur à Spa en mai. L’Aston Martin DB3S de Stirling Moss et Peter Collins a pris la deuxième place avec 299 tours, devant la Ferrari 625 LM d’Olivier Gendebien et Maurice Trintignant. La quatrième place est revenue à XKD 573, de l’Équipe nationale belge, que pilotaient Jacques Swaters et Freddy Rousselle.

Octobre 1956 : l’usine annonce son retrait

En octobre 1956, après une saison courue par ses voitures d’usine de Sebring au Mans, Jaguar a annoncé ne plus participer officiellement aux courses internationales en 1957. Le constructeur a invoqué la charge de son bureau d’études. Ce retrait devait durer au moins un an.


Comment les Jaguar D-Type prennent-elles cinq des six premières places du Mans en 1957 ?

Sans engagement officiel de l’usine, les Jaguar D-Type ont pris le 23 juin 1957 les quatre premières places des 24 Heures du Mans et la sixième, emmenées par XKD 606 d’Ecurie Ecosse. Avec un 3,8 litres à injection, Ron Flockhart et Ivor Bueb y ont couvert 4 397,108 km en 327 tours, à 183,217 km/h de moyenne. Jusqu’en 1961, la distance et la moyenne resteront les records de l’épreuve. Aucun vainqueur du Mans n’avait encore dépassé 180 km/h de moyenne.

Le Mans, 23 juin 1957 : cinq D-Type engagées, cinq classées

À l’arrivée, 21 des 54 partants ont été classés, dont les cinq D-Type engagées. À huit tours de XKD 606 (107,57 km de moins au classement), XKD 603 d’Ecurie Ecosse a pris la deuxième place avec 319 tours ; Ninian Sanderson et John Lawrence la pilotaient avec un 3,4 litres. Troisième avec 317 tours, XKD 513 de l’écurie Los Amigos était confiée à Jean Lucas et à Jean-Marie Brussin, dit « Mary ».

Paul Frère et Freddy Rousselle ont fini quatrièmes avec 310 tours, sur XKD 573 de l’Équipe nationale belge, déjà quatrième en 1956. La cinquième place est revenue à la Ferrari 315 S de Stuart Lewis-Evans et Martino Severi, seule voiture d’une autre marque parmi les six premières. Sixièmes avec 299 tours, Duncan Hamilton et Masten Gregory se partageaient XKD 601. Sur cette D-Type à 3,8 litres et carburateurs Weber, Gregory a été chronométré à 287 km/h sur le kilomètre.

C’était la cinquième victoire de Jaguar au Mans. Dans son compte rendu de la course, paru dans Motor Sport en août 1957, Denis Jenkinson, rédacteur de la revue, a écrit que « si jamais une marque a mérité tous les éloges possibles, c’est la firme de Coventry » (traduit de l’anglais).

XKD 606 : le 3,8 litres à injection d’Ecurie Ecosse et l’usine

XKD 606 et XKD 603 d’Ecurie Ecosse sortaient de la dernière série d’usine XKD 601 à 606, construite au début de 1956 ; XKD 601 de Duncan Hamilton en venait aussi. L’équipier de Flockhart, Ivor Bueb, avait couru pour l’usine en 1956. Au Mans, d’après le compte rendu de Jenkinson, Ecurie Ecosse a assuré la course et les stands de ses deux voitures indépendamment de l’usine.

En 1957, l’usine s’en est tenue au soutien technique. Ecurie Ecosse avait préparé avec elle le 3,8 litres à injection et ses voitures. Aux stands de Duncan Hamilton et de l’Équipe nationale belge travaillait aussi du personnel de l’usine.

XKD 606 appartient aujourd’hui au Louwman Museum, à La Haye. Après un accident, la voiture avait été scindée en deux, et chaque moitié complétée de pièces de réplique avait donné une voiture « originale » ; le musée a racheté les deux et réuni ses pièces d’origine.

De Buenos Aires à Monza : le reste de la saison 1957

Le 20 janvier 1957, à Buenos Aires, Roberto Mieres et Ninian Sanderson ont fini quatrièmes à trois tours, sur une D-Type d’Ecurie Ecosse. Les courses de Buenos Aires et de Sebring, le 23 mars, comptaient pour le championnat du monde des voitures de sport. Trois mois avant sa victoire du Mans, Ivor Bueb a pris à Sebring la troisième place avec Mike Hawthorn. Leur XKD 605, cédée à l’équipe de Briggs Cunningham, recevait un moteur d’usine de 3,8 litres.

Le 29 juin, à Monza, Ecurie Ecosse a aligné trois D-Type aux 500 milles, le « Trophée des deux mondes », face à neuf voitures américaines. Au cumul des trois manches, Jack Fairman a fini quatrième avec 177 tours et John Lawrence cinquième avec 171 tours. Ninian Sanderson a été classé sixième avec 159 tours. Sur la Dean Van Lines Special, Jimmy Bryan a gagné avec 189 tours, à plus de 257 km/h de moyenne.

Le classement des marques du championnat du monde des voitures de sport, arrêté après le Grand Prix du Venezuela, ne retenait que les quatre meilleurs résultats de chaque marque sur les sept manches du championnat. Dans ce décompte, la victoire de XKD 606 au Mans a rapporté 8 points à Jaguar. Ferrari sera championne avec 30 points. Jaguar terminera troisième, avec 17 points.


Que devient la Jaguar D-Type après la limite de 3 litres du Mans en 1958 ?

Aux 24 Heures du Mans 1958, les premières courues sous la limite de 3 litres, la Jaguar D-Type a compté cinq voitures engagées et cinq abandons, un an après avoir pris cinq des six premières places. La règle écartait le 3,4 litres et le 3,8 litres, moteurs des victoires de 1955 à 1957.

Dans la première heure, les deux D-Type d’Ecurie Ecosse ont abandonné, l’une et l’autre sur une avarie de pistons. Ninian Sanderson et John Lawrence, deuxièmes l’année précédente, pilotaient l’une ; Jack Fairman et Masten Gregory, l’autre.

Jean-Marie Brussin a été tué au virage Dunlop au volant de XKD 513. Il partageait cette D-Type avec André Guelfi. En 1957, avec Jean Lucas, il l’avait amenée à la troisième place pour Los Amigos. L’épave sera cédée en 1960 à Giovanni Michelotti. Carrossée en coupé, la voiture sera présentée au Salon de Genève en mars 1963. Dans les années 1970, cette carrosserie sera séparée de la coque d’origine ; la voiture sera ensuite reconstruite en D-Type pour Laurence Bristow.

Le dimanche, vers midi, la D-Type XKD 601 de Duncan Hamilton et d’Ivor Bueb tenait la deuxième place quand Hamilton a eu un accident à Arnage. La cinquième D-Type a elle aussi abandonné.

Au Mans, en 1959, Masten Gregory a de nouveau piloté une D-Type d’Ecurie Ecosse, avec Innes Ireland. Au début de la course, leur voiture a mené le groupe des poursuivants, avant d’abandonner. Aucune Jaguar ne sera classée cette année-là.

Au Mans, en 1960, Ron Flockhart, vainqueur en 1956 et en 1957, et Bruce Halford ont piloté une D-Type d’Ecurie Ecosse à moteur de 3 litres, construit par l’écurie. Longtemps quatrième, la voiture est montée à la troisième place ; Flockhart et Halford ont ensuite abandonné sur un ennui de moteur.


Palmarès de la Jaguar D-Type

Palmarès
Palmarès de la Jaguar D-Type 1954-1957
DateÉpreuvePlacePilotesChâssis et équipeDétail
Victoires (classement général)
4 juillet 195412 Heures de Reims (hors championnat)1erPeter Whitehead, Ken WhartonXKC 404, usineMoyenne de 168 km/h ; triplé Jaguar (deux D-Type et une C-Type)
13 mars 195512 Heures de Sebring (championnat)1erMike Hawthorn, Phil WaltersD-Type de Briggs Cunningham182 tours ; réclamation d’Allen Guiberson, propriétaire de la Ferrari 750 Monza de Phil Hill et Carroll Shelby ; après examen des relevés des chronométreurs, l’Automobile Club américain a confirmé la victoire de la Jaguar, la Ferrari étant classée deuxième à 25,4 secondes ; décision connue le 22 mars 1955, neuf jours après la course
12 juin 195524 Heures du Mans (championnat)1erMike Hawthorn, Ivor BuebXKD 505, usine307 tours, 4 135,380 km, 172,308 km/h ; record de distance ; meilleur tour en course de Mike Hawthorn en 4 min 06 s 6 (196,963 km/h)
17 septembre 1955Grand Prix de Watkins Glen (hors championnat)1erSherwood JohnstonD-Type n° 60 de Briggs CunninghamDevant la Maserati 300S de Bill Spear
13 mai 1956Grand Prix de Spa des voitures de sport de production (hors championnat)1erNinian SandersonD-Type d’Ecurie EcosseDevant l’Aston Martin DB3S de Reg Parnell
30 juin et 1er juillet 195612 Heures de Reims (hors championnat)1erDuncan Hamilton, Ivor BuebXKD 605, usine2 143,735 km ; Jaguar aux quatre premières places
29 juillet 195624 Heures du Mans (hors championnat)1erRon Flockhart, Ninian SandersonXKD 501, Ecurie Ecosse300 tours, 4 034,929 km, 168,122 km/h
23 juin 195724 Heures du Mans (championnat)1erRon Flockhart, Ivor BuebXKD 606, Ecurie Ecosse, 3,8 litres à injection327 tours, 4 397,108 km, 183,217 km/h ; records de distance et de moyenne de l’épreuve, tenus jusqu’en 1961
Autres places d’honneur au Mans
13 juin 195424 Heures du Mans (championnat)2eTony Rolt, Duncan HamiltonXKC 402, usine4 057,060 km, à 4,09 km de la Ferrari 375 Plus victorieuse de José Froilán González et Maurice Trintignant
12 juin 195524 Heures du Mans (championnat)3eJohnny Claes, Jacques SwatersD-Type de l’écurie belge (Ecurie Francorchamps)296 tours
29 juillet 195624 Heures du Mans (hors championnat)4eJacques Swaters, Freddy RousselleXKD 573, Équipe nationale belgeDerrière l’Aston Martin DB3S de Stirling Moss et Peter Collins (2e, 299 tours) et la Ferrari 625 LM d’Olivier Gendebien et Maurice Trintignant (3e)
29 juillet 195624 Heures du Mans (hors championnat)6eMike Hawthorn, Ivor BuebXKD 605, usine280 tours ; meilleur tour en course en 4 min 20 s (186,383 km/h)
23 juin 195724 Heures du Mans (championnat)2eNinian Sanderson, John LawrenceXKD 603, Ecurie Ecosse319 tours, avec un 3,4 litres
23 juin 195724 Heures du Mans (championnat)3eJean Lucas, Jean-Marie Brussin (« Mary »)XKD 513, Los Amigos317 tours
23 juin 195724 Heures du Mans (championnat)4ePaul Frère, Freddy RousselleXKD 573, Équipe nationale belge310 tours
23 juin 195724 Heures du Mans (championnat)6eDuncan Hamilton, Masten GregoryXKD 601, Duncan Hamilton299 tours, avec un 3,8 litres à carburateurs Weber
Championnat : championnat du monde des voitures de sport. Le numéro de châssis n’est donné que lorsque l’association de la voiture à la course est établie ; sinon la voiture est désignée par son engagement. Le Mans 1956 ne comptait pas pour le championnat ; il se courait sous un règlement entièrement nouveau. En 1957, cinq D-Type sont classées sur cinq engagées (1re, 2e, 3e, 4e et 6e) ; la cinquième place revient à la Ferrari 315 S de Stuart Lewis-Evans et Martino Severi.

Que doivent la XKSS et la E-Type à la Jaguar D-Type ?

Sur des Jaguar D-Type de la chaîne de production, l’usine a construit en 1957 une version routière, la XKSS ; la E-Type, présentée à Genève le 15 mars 1961, reprendra la cellule centrale et le cadre avant tubulaire que la D-Type associait dès 1954.

Jaguar D-Type bleu foncé de profil en piste au Le Mans Classic, devant un mur de pneus jaunes et bleus, dérive derrière le pilote.
La Jaguar D-Type n° 44 de Christian Gläsel et Gary Pearson, vue de profil en piste au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.

La XKSS, une D-Type pour la route

En janvier 1957, Jaguar a annoncé la XKSS, destinée à l’exportation vers les États-Unis, au prix de 6 900 dollars. Les livraisons devaient commencer le mois suivant. Les XKSS provenaient de la chaîne de production des D-Type de clients, série XKD 509 à 575.

12 février 1957 : l’incendie de Browns Lane

Le soir du 12 février 1957, le feu a pris dans l’usine Jaguar de Browns Lane. Il a détruit quelque 300 voitures prêtes à livrer, selon une estimation de la presse du lendemain.

Neuf châssis destinés à la XKSS ont brûlé. Des 25 XKSS que Jaguar avait prévues, 16 ont été construites. Les neuf autres le seront par Jaguar Classic, en 2017 et en 2018.

De la D-Type à la E-Type, le 15 mars 1961

Aux 24 Heures du Mans 1960, Briggs Cunningham a engagé la E2A, un prototype que l’usine avait construit pour lui et qu’elle a soutenu pendant la course. La E2A avait une coque à peau travaillante et une suspension arrière indépendante. Son six-cylindres tout aluminium recevait une injection Lucas. Dès le 3e tour, une fuite d’essence s’est déclarée ; des ennuis d’alimentation et un piston brûlé l’ont ensuite contrainte à l’abandon.

Le 15 mars 1961, Jaguar a présenté la E-Type à Genève, au parc des Eaux-Vives. Sa cellule centrale se prolongeait jusqu’à l’arrière ; celle de la D-Type s’arrêtait à la cloison arrière de l’habitacle, où se fixait son pont rigide. La E-Type a reçu à sa place une suspension indépendante nouvelle, dessinée par Bob Knight, ingénieur moteur et développement de Jaguar. Knight avait conçu la suspension arrière des prototypes E1A et E2A.

Le moteur de la E-Type était un six-cylindres XK de 3,8 litres à son lancement ; il passera à 4,2 litres en 1964. Malcolm Sayer, qui avait dessiné les carrosseries de la C-Type et de la D-Type, a tracé celle de la E-Type.


À quels prix les Jaguar D-Type se vendent-elles aux enchères ?

Soixante ans après avoir gagné les 24 Heures du Mans, en 1956, une Jaguar D-Type a atteint aux enchères un prix qu’aucune voiture britannique n’avait encore obtenu. Le vendredi 19 août 2016, à Monterey, le marteau de RM Sotheby’s est tombé pour XKD 501 à 19 800 000 dollars. Frais compris, l’acheteur l’a payée 21 780 000 dollars.

En 2018, RM Sotheby’s a proposé une D-Type estimée de 12 à 15 millions de dollars, sans trouver preneur. Le catalogue la présentait comme OKV 2, sous le numéro XKD 403 : la voiture d’usine de Stirling Moss et Peter Walker aux 24 Heures du Mans 1954.

La D-Type présentée comme XKD 518 a obtenu la meilleure enchère de la vente d’Arizona de RM Sotheby’s, le vendredi 22 janvier 2021, à l’OTTO Car Club de Scottsdale. Selon la maison de ventes, qui la décrivait comme l’ancienne voiture de Peter Blond, une D-Type de 1955 en livrée rouge, un enchérisseur au téléphone l’a emportée pour 6 000 000 dollars.

Sept ans après la vente d’Arizona de janvier 2018, la voiture, toujours donnée pour OKV 2, a trouvé preneur lors de la vente de Broad Arrow à Amelia Island, les 7 et 8 mars 2025. La maison a annoncé un prix de 4 295 000 dollars frais compris. Le 1er novembre 2025, à Zurich, elle a vendu XKD 551, décrite comme une voiture de la chaîne de production. Cette voiture de client n’avait jamais été engagée en course à l’époque, d’après les documents du châssis. Son prix, annoncé par Broad Arrow, a atteint 5 181 250 francs suisses, frais compris.


Ventes publiques de la Jaguar D-Type

Ventes publiques
Ventes publiques de la Jaguar D-Type 2016-2025
DateChâssis annoncé par la maison de ventesMaison de ventes et lieuPrixBase du prix
19 août 2016XKD 501, victorieuse au Mans en 1956 avec Ecurie EcosseRM Sotheby’s, Monterey21 780 000 dollarsFrais compris (19 800 000 dollars au marteau)
22 janvier 2021XKD 518, présentée comme l’ancienne voiture de Peter BlondRM Sotheby’s, Scottsdale (Arizona)6 000 000 dollarsNon documenté
7 et 8 mars 2025Voiture présentée comme OKV 2 (catalogue de 2018 : XKD 403), la D-Type de Stirling Moss et Peter Walker au Mans en 1954Broad Arrow, Amelia Island4 295 000 dollarsFrais compris
1er novembre 2025XKD 551, annoncée comme une voiture de la chaîne de productionBroad Arrow, Zurich5 181 250 francs suissesFrais compris
Prix dans la devise de la vente. Numéros de châssis et provenances : tels que les annoncent les maisons de ventes. Base du prix (frais compris ou au marteau) non documentée pour XKD 518. Prix de 2021 et de 2025 annoncés par les maisons de ventes. Le prix de 2016 était, à la date de la vente, le plus haut jamais atteint aux enchères par une voiture britannique. En 2018, la voiture annoncée sous le numéro XKD 403 n’avait pas trouvé preneur chez RM Sotheby’s, à l’estimation de 12 à 15 millions de dollars.

Conclusion : la D-Type, de la dernière voiture de 1956 aux 25 annoncées en 2018

La série de 100 D-Type que Jaguar prévoyait de construire en 1955 s’est arrêtée à 75, XKSS comprises ; la dernière D-Type d’époque a été construite en 1956.

Après l’accident mortel de Jean-Marie Brussin au Mans en 1958, XKD 513 a été carrossée en coupé et présentée au Salon de Genève en mars 1963, puis reconstruite en D-Type.

Les neuf XKSS dont les châssis avaient brûlé dans l’incendie de Browns Lane, le 12 février 1957, ont été construites par Jaguar Classic en 2017 et en 2018. Le 7 février 2018, Jaguar Classic a annoncé la construction de 25 D-Type pour achever la série prévue en 1955, au choix à nez court de 1955 ou à nez long de 1956.

Jaguar D-Type jaune pâle de trois quarts avant dans la voie des stands du Le Mans Classic, pilote casqué de blanc au volant.
La Jaguar D-Type n° 43 de Jonathan Bailey et Andy Middlehurst, de trois quarts avant dans la voie des stands du Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.


Sources

★ PRIMAIRE (source primaire) • SEC. (source secondaire) • LACUNE (données manquantes)

Données techniques et versions

  • ★ PRIMAIRE Jaguar Daimler Heritage Trust, fiche de collection « 1954 Jaguar D-type OVC 501, The Prototype D-type »
    https://www.jaguarheritage.com/vehicle-collection/1954-jaguar-d-type/ Prototype XKC 401, immatriculé OVC 501 le 1er avril 1954 ; essais du Mans du 8 mai 1954 avec Tony Rolt, record du tour battu de cinq secondes ; menace de Mercedes-Benz et de Ferrari qui impose une nouvelle voiture à « Lofty » England et à William Heynes ; voiture détenue par le Trust.
  • ★ PRIMAIRE Jaguar Daimler Heritage Trust, fiche de collection « 1956 Jaguar D-type Long Nose 393 RW »
    https://www.jaguarheritage.com/vehicle-collection/1956-jaguar-d-type-long-nose/ XKD 605, construite en mars 1956, l’une des onze voitures à nez long ; victoire aux 12 Heures de Reims du 30 juin 1956, sixième place au Mans en 1956, troisième place à Sebring en 1957 ; voiture détenue par le Trust.
  • ★ PRIMAIRE Jaguar Daimler Heritage Trust, page « XP/11, The Light Alloy Car » (copie archivée le 5 mars 2024)
    https://web.archive.org/web/20240305035822/https://www.jaguarheritage.com/jaguar-engineering/xp-11/ Prototype C/D XP/11, châssis XKC 054, dit « la voiture en alliage léger », carrosserie de Malcolm Sayer, achevé en mai 1953 ; premier essai de Norman Dewis à Lindley le 13 mai 1953 ; cadre tubulaire en alliage de magnésium soudé à l’arc sous argon ; séance de Jabbeke, en Belgique, le 20 octobre 1953.
  • ★ PRIMAIRE Motor Sport Magazine, juillet 1954, « Les Vingt-Quatre Heures du Mans 1954 »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/july-1954/19/les-vingt-quatre-heures-du-mans-1954/ Compte rendu daté : Stirling Moss chronométré à 278 km/h au kilomètre lancé, freins à disque de la Gordini (Messier) déjà en 1954, Ferrari et Mercedes-Benz restées aux freins à tambour, roues pleines Dunlop, dérive ajoutée derrière l’appui-tête.
  • ★ PRIMAIRE Denis Jenkinson, Motor Sport Magazine, juillet 1955, « Les Vingt-Quatre Heures du Mans 1955 »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/july-1955/15/les-vingt-quatre-heurs-du-mans-1955/ Puissance de 275 bhp annoncée par Jaguar pour ses voitures d’usine de 1955 ; cadre avant en tubes d’acier de section carrée ; voitures équipées de freins à disque en 1955 (Aston Martin, Austin-Healey 100S, Triumph TR2, Lotus), Ferrari et Mercedes-Benz aux tambours.
  • ★ PRIMAIRE Gallica (Bibliothèque nationale de France), L’Équipe, 8 mai 1954
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5100516b Annonce des essais de la nouvelle Jaguar l’après-midi même au Mans : voiture arrivée la veille à Cherbourg, Peter Walker et Tony Rolt annoncés au volant.
  • ★ PRIMAIRE Gallica (Bibliothèque nationale de France), L’Équipe, 10 mai 1954, François de Geoffre et Charles Faroux
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5100517q Essais du samedi 8 mai 1954 : Tony Rolt en 4 min 22 s 3 (185,174 km/h), Norman Dewis en 4 min 41 s 8, kilomètre lancé à 274 km/h ; moteur incliné de 8°, bloc, culasse et vilebrequin de série ; hauteur de 81 cm, empattement de 2,28 m ; prototype à 178 miles-heure à Jabbeke ; freins à disque Dunlop comme en 1953.
  • ★ PRIMAIRE Gallica (Bibliothèque nationale de France), L’Union (Reims), 21 octobre 1953
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t515909192 Dépêche de Bruxelles : records nationaux belges du mile lancé (20 s 2, 286,813 km/h) et du kilomètre lancé (12 s 54, 287,081 km/h), Norman Dewis au volant d’une Jaguar, chronométrage du Royal Automobile Club de Belgique.
  • ★ PRIMAIRE Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Algemeen Dagblad, 8 mai 1954
    https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMKB19:000327007:mpeg21:a00216:ocr Présentation de la nouvelle Jaguar de sport avant les essais du Mans : hauteur de 81 cm, 15 cm de moins que le type de l’année précédente.
  • ★ PRIMAIRE Jaguar Land Rover, communiqué du 7 février 2018, « Jaguar restarts production of legendary D-type race car »
    https://media.jlr.com/jaguar/news/2018/02/jaguar-restarts-production-legendary-d-type-race-car 25 D-Type neuves annoncées, à nez court de 1955 ou à nez long de 1956 au choix ; en 1955, Jaguar prévoyait 100 D-Type et n’en avait achevé que 75.
  • ★ PRIMAIRE HORIBA MIRA, page « Our Story »
    https://www.horiba-mira.com/our-story/ Motor Industry Research Association, constituée le 1er janvier 1946, nom développé du terrain d’essais où Norman Dewis a constaté l’instabilité par vent de travers.
  • SEC. Clive Richardson, Motor Sport Magazine, août 1975, « The Jaguar D-Type »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/august-1975/83/the-jaguar-d-type/ Description technique et décompte par séries de châssis : coque centrale et cadre avant tubulaire, six-cylindres XK de 3 442 cm³ à trois Weber 45 DCO3, carter sec, inclinaison de 8°, quatre rapports, freins Dunlop ; voitures d’usine, atelier compétition, chaîne de production et XKSS.
  • SEC. Keith Howard, Motor Sport Magazine, juin 2004, « X-ray spec : Jaguar D-type »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/june-2004/47/x-ray-spec-jaguar-d-type/ Témoignages de Norman Dewis : dérive ajoutée pour la stabilité par vent de travers constatée au terrain d’essais de la Motor Industry Research Association ; coque centrale à cloison arrière porteuse de la suspension, dessin de Malcolm Sayer ; cadre du prototype C/D en alliage de magnésium soudé à l’arc sous argon.
  • SEC. Paul Parker, Motor Sport Magazine, juin 2004, « D-type snippets »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/june-2004/55/d-type-snippets/ Numéros de châssis : XKC 401 à XKC 405 (la dernière jamais achevée), puis XKD 406, premier châssis frappé XKD ; châssis XKD 602 et XKD 603 du Mans 1956 ; XKD 605 à Reims et au Mans en 1956, puis premier 3,8 litres à Sebring en 1957.
  • SEC. Denis Jenkinson, Motor Sport Magazine, octobre 1981, « Number Plates, OKV 3 »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/october-1981/111/number-plates-okv-3/ Plaque OKV 3 d’une voiture d’usine de 1954 et numérotation des châssis XKC refrappés ensuite XKD.
  • SEC. Motor Sport Magazine, décembre 1970, « Jaguars are historic »
    https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/december-1970/30/jaguars-are-historic/ Série d’usine de 1954 numérotée de 401 à 406 ; châssis des vainqueurs du Mans : XKD 505 en 1955, XKD 501 en 1956, XKD 606 en 1957.
  • SEC. Mick Walsh, Classic & Sports Car, 13 décembre 2019, « Jaguar D-type vs Aston Martin DB3S : won for the road »
    https://www.classicandsportscar.com/features/jaguar-d-type-vs-aston-martin-db3s-won-road Pompe d’assistance Plessey des freins à disque ; suspension avant à triangles superposés et barres de torsion.
  • SEC. primotipo.com, 17 janvier 2015, « Le Mans 1957 D Type Jaguar rout »
    https://primotipo.com/2015/01/17/le-mans-1957-d-type-jaguar-rout-ron-flockhart-racer-and-aviator/ Le Mans 1957 : XKD 606 d’Ecurie Ecosse et son 3,8 litres à injection.
  • SEC. Wikipédia (en), article « Jaguar D-Type » (consulté le 6 octobre 2026)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Jaguar_D-Type Voitures d’usine de 1955 à nez allongé de 7,5 pouces, carénage d’appui-tête et dérive réunis en une seule pièce ; XKSS tirée de D-Type de la chaîne de production.
  • LACUNE Nature de l’alliage léger de la coque centrale et de la carrosserie des voitures de 1954 La nature de l’alliage, aluminium ou magnésium, n’est pas établie. Archive compétente : Jaguar Daimler Heritage Trust (dessins et fiches de fabrication) ; ouvrages de Philip Porter et d’Andrew Whyte.
  • LACUNE Matériau des roues pleines Dunlop Le matériau, magnésium ou aluminium, n’est pas établi : aucune pièce de Dunlop ni de Jaguar ne le précise. Archive compétente : Jaguar Daimler Heritage Trust ; archives de Dunlop.
  • LACUNE Masse à vide de la D-Type Aucune pesée d’époque de la D-Type n’a été retrouvée, ni à sec ni en ordre de marche. Archive compétente : fiches d’homologation et procès-verbaux de pesage de l’Automobile Club de l’Ouest.
  • LACUNE Puissances des D-Type de 1954 à 1956, version par version Aucune valeur versionnée n’est établie ; seules les valeurs annoncées et datées de 1955 et de 1957 sont employées. Archive compétente : communication de William Heynes à l’Institution of Mechanical Engineers (1960) ; essais d’époque de The Motor et d’Autocar.
  • LACUNE Cylindrées exactes du 2,5 litres de 1954 et du 3 litres de 1958 (alésage et course) Aucune pièce publiée. Archive compétente : Jaguar Daimler Heritage Trust ; ouvrages de Philip Porter.
  • LACUNE Valeurs des angles de soupapes de la culasse « grand angle » de 1955 Le principe de nouveaux angles est établi, leurs valeurs ne le sont pas. Archive compétente : Jaguar Daimler Heritage Trust.
  • LACUNE Date de la refrappe XKD des numéros XKC La refrappe est établie, sa date ne l’est pas. Archive compétente : Jaguar Daimler Heritage Trust.
  • LACUNE Nombre de D-Type au sens strict, hors XKSS, achevées de 1954 à 1956 Ce décompte n’est pas établi ; le total de 75 voitures achevées, XKSS comprises, ne porte que sur la série XKD 501 à 575. Un numéro, XKC 405, n’a jamais été achevé sous ce nom, et d’autres voitures ont été réformées ou fondues. Archive compétente : Jaguar Daimler Heritage Trust (registres d’usine) ; Philip Porter, Jaguar Sports Racing Cars.
  • LACUNE Prix neuf de la D-Type Aucun tarif d’époque de la D-Type n’a été retrouvé. Archive compétente : tarifs de The Motor et d’Autocar de 1955 et de 1956.
  • LACUNE Nombre de voitures présentes aux essais du Mans du 8 mai 1954 Le nombre exact de voitures présentes à ces essais n’est pas établi. Archive compétente : Automobile Club de l’Ouest ; Jaguar Daimler Heritage Trust.

Palmarès et résultats

Innovations et héritage

Biographies des acteurs

Accidents et incidents


Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du sport automobile au XXe siècle

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *