La position de conduite centrale
Fiche Technique : La position de conduite centrale
Gordon Murray retient cette disposition pour la McLaren F1, présentée en 1992 et produite jusqu’en 1998. La McLaren F1 GTR la porte en compétition et gagne les 24 Heures du Mans le 18 juin 1995.

Les données techniques sur la position de conduite centrale
Une voiture chargée symétriquement autour de son axe longitudinal présente la même masse à gauche et à droite. Le pilote pèse assez pour compter dans cet équilibre : assis sur le côté, il décale le centre de gravité vers son bord de caisse, et les virages à gauche ne sollicitent plus les pneus comme les virages à droite. Sur l’axe, il sort de ce calcul, et la voiture se comporte de la même façon dans les deux sens.
Gordon Murray loge le siège de la McLaren F1 devant le réservoir et devant le moteur, le pilote se retrouvant au centre de la structure. La géométrie se paie ailleurs : deux passagers décalés en retrait réclament une largeur d’habitacle que trois sièges alignés n’auraient pas demandée. La McLaren F1 mesure 1 820 mm hors tout pour trois places.

Les chiffres clés de la position de conduite centrale
Les moments marquants de la position de conduite centrale

L’idée reçue sur la position de conduite centrale
La position de conduite centrale, pourquoi ça compte ?
La conduite centrale a gagné les 24 Heures du Mans à sa première tentative et n’a pas fait école. Elle est entrée en compétition avec les 28 châssis de F1 GTR construits entre 1995 et 1997, et elle en est sortie avec eux. Les règlements GT de la période encadrent la cylindrée, la masse et les dimensions ; la place du pilote dans l’habitacle n’y ouvre droit à rien.
Ce que la victoire de 1995 a validé tient d’ailleurs à autre chose. La McLaren F1 n’avait pas été dessinée pour courir, et la F1 GTR a conservé la boîte de vitesses et l’architecture de la voiture de route. Elle a tenu 298 tours sous seize heures de pluie pendant que les prototypes construits pour l’épreuve abandonnaient. La fiabilité d’une automobile conçue pour la route a fait le résultat ; le siège central roulait avec, sans qu’aucune donnée de course l’isole comme facteur de performance.
Reste la trace d’une méthode. Gordon Murray a porté cette disposition de ses années d’études jusqu’à la série, contre l’usage établi, en la faisant tenir dans une voiture de 1 820 mm de large. Il y est revenu avec la T.50 de Gordon Murray Automotive, présentée en 2020, seule descendance directe de la McLaren F1 sur ce point.
Sources
Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du Sport Automobile au XXe Siècle
