Aston Martin : origine britannique et courses depuis 1913
L’article en une minute
Aston Martin, marque britannique née à Londres le 15 janvier 1913, courut le Grand Prix de l’Automobile Club de France dès 1922, à Strasbourg. Il lui fallut pourtant attendre 1959 pour gagner les 24 Heures du Mans et le championnat du monde des voitures de sport, disputé au seul classement des marques.
À retenir
Lionel Martin et Robert Bamford fondent à Londres la société qui deviendra Aston Martin.
La DBR1 remporte les 24 Heures du Mans avec Salvadori et Shelby.
Cinquante ans après 1959, la DBR1-2 termine quatrième au Mans.
Les chapitres
- 1Le bilan du XXe siècleUne seule victoire au Mans, en 1959.1 min
- 2Origines à Londres en 1913Bamford et Martin fondent la marque en 1913.4 min
- 3Les modèles d’avant-guerreLM4, Ulster et Speed Model avant 1939.1 min
- 4LM4Voiture d’usine victorieuse de catégorie en Irlande.1 min
- 5UlsterTroisième au Mans 1935, victorieuse de catégorie en Italie.1 min
- 6Speed ModelLe Mans 1936 annulé, victorieuse à Bruxelles en 1946.2 min
- 7La renaissance de David BrownRachat en 1947, retour au Mans en 1949 avant la DB3.1 min
- 8DB2411 exemplaires, troisième place au Mans en 1951.1 min
- 9DB2/4 Bertone Competition SpiderTrois spiders connus, commandés par l’Américain Arnolt.2 min
- 10DB3SDeuxième au Mans en 1955, 1956 et 1958.2 min
- 11DBR1, le titre de 1959Doublé au Mans et titre mondial des voitures de sport.3 min
- 12Le renouveau des années 1960Retour d’usine en 1962 avec la DP212.1 min
- 13DB4 GT302 chevaux annoncés, 94 exemplaires construits.1 min
- 14DP212Premier tour en tête, abandon sur une casse de piston.1 min
- 15Le retour en enduranceLe Mans retrouvé en 1977, treize ans après 1964.1 min
- 16RHAM/1Une DBS V8 transformée, dix-septième au Mans en 1977.2 min
- 17AMR1Le programme Proteus Technology, en 1989.1 min
- 18DBR9Victorieuse en GT1 dès Sebring 2005, puis dans cette catégorie au Mans en 2007 et 2008.1 min
- 19DBR1-2Quatrième au Mans 2009, première des voitures à essence.1 min
- 20GT3 Vantage V12600 chevaux visés, dix voitures clientes en 2012.1 min
- 21Une cohérence technique et sportiveQuatre architectures de moteur, un bref passage en Formule 1.2 min
- 22Neuf changements de propriétaireDavid Brown reste vingt-cinq ans propriétaire de la marque.2 min
- Le palmarès au Mans38 éditions, édition par édition, de 1928 à 2009.Palmarès
- Les modèles de compétitionMoteur, puissance et exemplaires, de la LM4 à la GT3.Voitures
Les essentiels
Aston Martin doit la première moitié de son nom à la côte d’Aston Hill, près d’Aston Clinton, que Lionel Martin monta pour la première fois le 4 avril 1914 au volant d’une Singer préparée. En 1924, puis en 1925, la société fera faillite. En 1926, William Somerville Renwick et Augustus Cesare « Bert » Bertelli la rachèteront ; en février 1947, David Brown la paiera 20 500 livres.
De la reprise de 1926 à 1940, toutes ses voitures reçurent le quatre-cylindres de Renwick et Bertelli, de 1,5 litre, porté à 2 litres en 1936 sur la Speed Model. La DB2 de série recevra en 1950 le six-cylindres Lagonda de 2,6 litres, conçu sous la direction de Walter Owen « W. O. » Bentley. Comment une marque si souvent rachetée a-t-elle trouvé, d’un propriétaire à l’autre, les moyens de revenir en course ?

Quel est le bilan d’Aston Martin en compétition au XXe siècle ?
Aston Martin ne remporta qu’une fois les 24 Heures du Mans au XXe siècle, en 1959, et cette victoire fut un doublé : deux DBR1 franchirent la ligne aux deux premières places. La même saison, la marque britannique enleva le championnat du monde des voitures de sport, dont le seul classement était celui des marques. Ce sera son unique titre mondial du siècle.
Trente et un ans séparent ce doublé du premier engagement au Mans. En 1928, les deux voitures de la marque avaient abandonné. Il lui faudra attendre 1935 pour monter sur le podium du Mans, à la troisième place, avec une Ulster.
En 1955 et en 1956, l’écart avec la victoire se réduisit à une place : Aston Martin termina deuxième au classement général. En 1958, la deuxième place lui revint une troisième fois.
Le championnat de 1959 comptait cinq manches. L’usine en disputa quatre et en gagna trois. Le titre récompensa la DBR1, engagée pour la première fois au Mans en 1956 et déjà victorieuse aux 1000 km du Nürburgring en 1957 et en 1958.
Après ce sommet, la marque ne retrouva plus le premier rang au Mans avant la fin du siècle. En 1977, la RHAM/1 de Robin Hamilton se classa dix-septième. En 1989, l’AMR1 du programme Proteus Technology termina onzième, trente ans après le doublé.
Fiche technique – Aston Martin
| Raison sociale d’origine | Bamford & Martin Ltd, Londres |
|---|---|
| Date de fondation | 15 janvier 1913, constitution de Bamford & Martin Ltd |
| Fondateurs | Lionel Martin et Robert Bamford, vendeurs et réparateurs de Singer à Chelsea (Henniker Mews, près de Callow Street) |
| Origine du nom | Côte d’Aston Hill, près d’Aston Clinton (Buckinghamshire), où Lionel Martin courut le 4 avril puis le 16 mai 1914, associée à son patronyme. Le nom « Aston-Martin » (avec trait d’union à l’époque) est porté par la voiture immatriculée en mars 1915 |
| Première voiture | Prototype surnommé « Coal Scuttle », moteur Coventry-Simplex remanié sur un châssis Isotta Fraschini de 1908, construit en 1914, immatriculé en mars 1915 |
| Pays d’origine | Marque britannique, née à Londres |
| Sièges successifs | Chelsea (Henniker Mews, 1913-1920) ; Kensington (Abingdon Road, à partir de 1920) ; Feltham (Middlesex, à partir de 1926) ; Newport Pagnell (Buckinghamshire, à partir de 1955, usine fermée en juillet 2007) ; Gaydon (Warwickshire, depuis 2003) |
| Propriétaires marquants au XXe siècle | Départ de Robert Bamford en 1920 ; soutien du comte Louis Zborowski en 1922 ; faillite en 1924, reprise par Dorothea, Lady Charnwood, puis nouvelle faillite en 1925 ; 1926, reprise par William Somerville Renwick et Augustus Cesare « Bert » Bertelli (installation à Feltham) ; février 1947, David Brown (20 500 livres) ; septembre 1987, Ford (75 %), contrôle total en 1994 |
| Origine du préfixe DB | Initiales de David Brown ; DB1 présentée au Salon de Londres de 1948, DB2 en 1950 |
| Titre mondial 1959 | Championne du monde des voitures de sport (classement des marques, seul classement du championnat) : victoires aux 1000 km du Nürburgring le 7 juin, aux 24 Heures du Mans le 21 juin (doublé) et au Tourist Trophy de Goodwood le 5 septembre 1959, pour 24 points nets |
| Statut (repère 2018) | Toujours de droit britannique ; cotée à la Bourse de Londres depuis le 3 octobre 2018 (Aston Martin Lagonda Global Holdings plc) |
Comment Aston Martin est-elle née à Londres en 1913 ?
Quelle est l’origine d’Aston Martin ? Londres, 1913
Aston Martin est une marque britannique, fondée à Londres le 15 janvier 1913 par Lionel Martin et Robert Bamford sous la raison sociale Bamford & Martin Ltd. Son nom associe la côte d’Aston Hill, près d’Aston Clinton, où Lionel Martin courut en 1914, au patronyme de son cofondateur. La première voiture, la « Coal Scuttle », fut immatriculée en mars 1915.
Aston Martin est née d’un commerce de voitures Singer : le 15 janvier 1913, à Londres, Lionel Martin et Robert Bamford constituèrent la société Bamford & Martin Ltd. Les deux associés vendaient et entretenaient des Singer à Chelsea, à Henniker Mews, près de Callow Street.
Le 4 avril 1914, Lionel Martin monta pour la première fois la côte d’Aston Hill, près d’Aston Clinton, dans le Buckinghamshire, au volant d’une Singer préparée. Il y réussit une nouvelle montée le 16 mai 1914, lors d’une épreuve du Herts County Automobile and Aero Club. Le nom de la côte, accolé à celui de Lionel Martin, donnera celui de la marque, écrit alors « Aston-Martin », avec un trait d’union. Sur la côte, la plaque d’un monument rappelle aujourd’hui ces deux dates de 1914.
La première voiture à porter ce nom, surnommée « Coal Scuttle », réunissait un quatre-cylindres Coventry-Simplex à soupapes latérales, remanié, et un châssis Isotta Fraschini de 1908. Construite en 1914, elle fut immatriculée en mars 1915. La guerre interrompit ensuite l’activité : Lionel Martin entra à l’Amirauté, Robert Bamford à l’Army Service Corps. Robert Bamford quittera la société en 1920. La même année, l’atelier déménagera à Abingdon Road, à Kensington.
En 1922, le comte Louis Zborowski finança deux voitures de Grand Prix, la TT1 et la TT2. Leur quatre-cylindres de 1 486 cm³, à double arbre à cames en tête et seize soupapes, développait environ 55 ch à 4 200 tr/min. Le 13 juillet 1922, à Strasbourg, les photographes de presse saisirent au pesage l’équipe au complet : Louis Zborowski, numéro 15, sur la TT1, et Clive Gallop, numéro 8, sur la TT2. Deux jours plus tard, au Grand Prix de l’Automobile Club de France (ACF), les deux voitures abandonnèrent sur ennuis de moteur.

Dans son numéro du 18 juillet 1922, L’Auto évoquait pourtant « les deux Aston-Martin dont la course, au début du Grand Prix de Vitesse fut si belle, si régulière et si pleine d’enseignement ». La veille, L’Auto publiait une réclame des amortisseurs Houdaille. Elle revendiquait pour la marque des records du monde de la catégorie 1 500 cm³, obtenus selon elle à Brooklands en mai 1922.
Après une première faillite en 1924, la société fut reprise par Dorothea, Lady Charnwood, puis fit de nouveau faillite en 1925. En 1926, William Somerville Renwick et Augustus Cesare « Bert » Bertelli relevèrent l’affaire. Ils l’installèrent à Feltham, dans le Middlesex, dans les anciens ateliers de Whitehead Aircraft à Hanworth.
Le 7 août 1926, à Brooklands, le premier Grand Prix de Grande-Bretagne vit courir deux voitures liées à la marque. George Eyston y abandonna sur une Aston Martin à moteur Anzani suralimenté, à la suite d’ennuis de joint de culasse et de pompe à eau. Frank Halford pilotait sa Halford Special, construite sur un châssis Aston Martin.
En route vers les 24 Heures du Mans
En juin 1928, Aston Martin engagea pour la première fois deux voitures aux 24 Heures du Mans, deux prototypes de l’International à carrosserie trois places, sur les châssis LM1 et LM2. La n° 25 de Bert Bertelli et George Eyston renonça après 32 tours, sur une avarie du carter de pont arrière. La n° 26 de Jack Bezzant et Cyril Paul tint jusqu’à la 17e heure et s’arrêta après 82 tours, boîte de vitesses en cause. Le 18 juin 1928, L’Auto annonçait en première page : « La voiture n° 26 Aston-Martin (Bezzant-Paul) abandonne ». Le même numéro associait la marque à une autre firme britannique : « Lagonda, comme Aston Martin, ont connu les infortunes du mauvais destin ».
En 1929 et en 1930, aucune Aston Martin ne prit le départ du Mans ; les voitures d’usine coururent en Grande-Bretagne et en Irlande. L’équipe revint en 1931 : Bert Bertelli et Charles Maurice Harvey y terminèrent cinquièmes au général, première victoire de catégorie de la marque au Mans. Les deux autres voitures d’usine abandonnèrent.
Sammy Newsome et Henken Widengren finirent cinquièmes en 1932. Deux places derrière eux, la n° 21 de Bert Bertelli et Pat Driscoll remporta la finale de la VIIIe Coupe biennale Rudge-Whitworth, disputée sur les éditions de 1931 et de 1932. Le modèle routier « Le Mans » fut vendu de 1932 à 1934. En 1933, Pat Driscoll et Clifton Penn-Hughes reprirent la cinquième place.
En 1934, l’usine aligna trois voitures construites pour l’épreuve, sans en classer aucune. À la 13e heure, la n° 21 de Bert Bertelli et Clifton Penn-Hughes fut disqualifiée pour distance insuffisante, après 59 tours. Dans la 18e heure, les deux autres abandonnèrent à leur tour : Thomas Fotheringham-Parker et John Appleton après 141 tours, Mortimer Morris-Goodall et Jim Elwes après 155 tours. Deux Aston Martin privées furent classées. Reginald « Reggie » Tongue, engagé sous le pseudonyme « A. Vincent », et Maurice Falkner finirent dixièmes avec 188 tours ; une autre Aston Martin termina onzième.
En 1935, Charles E. C. Martin et Charles Brackenbury offrirent à la marque son premier podium au Mans. Troisièmes au général sur une Ulster, ils couvrirent 2 905,576 km en 24 heures. En 1936, les grèves firent annuler l’épreuve.


Quels modèles Aston Martin engage-t-elle en course avant 1939 ?
De 1928 à 1936, les voitures de course d’usine d’Aston Martin portèrent un numéro de châssis à préfixe LM, qui les distinguait des voitures de série. Ce préfixe fut attribué à vingt-deux châssis de course d’usine de 1,5 et de 2 litres. Par superstition de Bert Bertelli, le numéro 13 ne fut jamais attribué.
LM1 et LM2 furent les voitures de la première participation au Mans, en 1928. Pour l’édition de 1934, l’usine construisit trois voitures, de LM11 à LM14. La série s’acheva en 1936 avec LM22 et LM23.


Parmi ces voitures d’usine, la LM4 fut construite en 1930. L’Ulster, dont le nom vient d’une course de 1934, se déclina de 1934 à 1936 en une vingtaine d’exemplaires de série, et la Speed Model de 2 litres lui succédera en 1936.
Au Mans, en 1934 et en 1935, les Aston Martin retrouvèrent d’autres voitures britanniques, les Riley et les Lagonda. En 1935, la victoire au général revint à la Lagonda de John Hindmarsh et Luis Fontes. David Brown rachètera cette marque douze ans plus tard.
LM4
La LM4, voiture d’usine construite en 1930 dans les ateliers de Feltham, gagna sa catégorie en Irlande et ne semble avoir été engagée à aucune édition des 24 Heures du Mans. Immatriculée HX 689, elle reçut le quatre-cylindres de 1,5 litre de Renwick et Bertelli, à un arbre à cames en tête, sans compresseur.

Les 9 et 10 mai 1930, à Brooklands, le Junior Car Club (JCC) organisait son Double Twelve. L’épreuve se courait en deux manches de douze heures, la course de nuit étant interdite sur le circuit. Bert Bertelli et Holder y menèrent la LM4 à la quatrième place au général. La victoire revint à une Bentley ; le 11 mai 1930, L’Auto écrivait : « Barnato-Clement sur Bentley enlèvent les 24 heures de Brooklands ». Dans la même dépêche de Londres, le journal relevait l’« Aston-Martin de Bertelli et Holder ».
La même année, au Grand Prix d’Irlande du Royal Irish Automobile Club (RIAC), à Phoenix Park, à Dublin, Sydney Charles Houghton « Sammy » Davis la classa septième au général. La LM4 y gagna sa catégorie.
En 1931, la LM4 ne semble pas avoir couru ; elle passa ensuite à des propriétaires privés.
La LM4 a retrouvé le vert de course de sa livrée d’origine lors d’une remise en peinture par Aston Martin Works, à Newport Pagnell. En 2023, au Le Mans Classic, Darren Turner et Jonathan Lupton l’ont menée à la victoire du plateau 1 au classement à l’indice de performance.

L’Aston Martin LM4 de 1930 de Darren Turner et Jonathan Lupton dans le plateau 1 du Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin LM4 de 1930 de Darren Turner et Jonathan Lupton au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
Ulster
L’Ulster doit son nom au Tourist Trophy du Royal Automobile Club (RAC), couru en 1934 sur le circuit d’Ards, en Ulster, où trois Aston Martin d’usine prirent les trois premières places de leur catégorie. Après Le Mans 1934, LM11 et LM12 avaient été reconstruites sur des châssis non percés et renumérotées LM15 et LM16 ; LM17, neuve, les avait rejointes. Bert Bertelli, qui tenait le vert pour néfaste, les fit peindre en rouge.
Au général, la meilleure des trois, LM16, finit troisième du Tourist Trophy. LM15 et LM17 suivirent aux sixième et septième places, et les trois voitures gagnèrent le prix d’équipe. Elles couraient sur des châssis de série non modifiés. Les répliques de ces voitures, mises en vente ensuite, prirent le nom d’Ulster.
L’Ulster de série reçut le quatre-cylindres de 1 495 cm³ (69,3 x 99 mm) à un arbre à cames en tête, au taux de compression de 9,5:1. Il passait pour développer 80 ch, et certaines préparations en auraient tiré 85 ch. Le constructeur garantissait une vitesse de 100 mph (161 km/h). L’Ulster était une deux places ouverte.
En 1935, au Mans, l’Ulster de Charles E. C. Martin et Charles Brackenbury, troisième au général, gagna la catégorie de 1 000 à 1 500 cm³. Elle enleva aussi la XIe Coupe biennale. Le 17 juin 1935, L’Auto titrait en première page : « La finale de la XIe Coupe Biennale est enlevée par Martin-Brackenbury (Aston-Martin) ». Cinq autres Ulster furent classées, la meilleure au huitième rang, la dernière au quinzième.
La même année, l’Ulster immatriculée CMC 614, châssis B5/549/U, courut en Italie. À la Mille Miglia 1935, Edward Ramsden « Eddie » Hall et son mécanicien Marsden abandonnèrent à Sienne sur une fuite d’huile. En août 1935, le comte Giovanni « Johnny » Lurani la mena, avec l’Italien Strazza, à la victoire de sa catégorie et à la troisième place du classement général de la Targa Abruzzo, une course de 24 heures.



L’Aston Martin Ulster de 1934 de David Ozanne au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin Ulster de 1936 d’Edward et Richard Bradley au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin Ulster de 1934 de David Ozanne au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin Ulster de 1936 d’Edward et Richard Bradley au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
Speed Model
La Speed Model fut lancée en 1936 pour des 24 Heures du Mans qui n’eurent pas lieu, l’édition ayant été annulée en raison des grèves. Son quatre-cylindres de 2 litres, d’une cylindrée de 1 950 cm³, pouvait tourner sans risque jusqu’à 6 000 tr/min.
Dans son numéro de juillet 1936, Motor Sport lui prêtait « près de 100 ch » (traduit de l’anglais). Avec une carrosserie légère de compétition, la voiture atteignait 110 mph, environ 177 km/h. Le même compte rendu donnait un prix de 300 livres pour le châssis court seul, et de 875 livres avec la carrosserie de compétition. La voiture pesait 18 cwt, environ 915 kg. Ses freins étaient des Lockheed hydrauliques. Ils agissaient sur des tambours en alliage d’aluminium à chemises en fonte.
De 1936 à 1940, Aston Martin construisit 23 châssis de Speed Model. Les deux voitures d’usine, LM22 et LM23, privées de leur course, furent vendues pour couvrir les frais.
Les huit dernières Speed Model reçurent la carrosserie « Type C », enveloppante et à cadre d’acier, dessinée par Claude Hill, dont le prototype fut présenté en 1938 au Salon d’Earls Court. La Type C coûtait 775 livres et atteignait 100 mph ; l’une d’elles, modifiée, sera chronométrée à 112 mph à Brooklands. Elle gardait les freins Lockheed de la Speed Model. La dernière Type C trouvera acheteur juste avant Noël 1940.
Après la guerre, la Speed Model connut une seconde carrière avec St John « Jock » Horsfall. Le 16 juin 1946, au Grand Prix de Belgique des voitures de sport, couru sur un circuit temporaire du bois de la Cambre, à Bruxelles, il gagna au volant de sa Speed Model de 1936, surnommée « Black Car ». Aux 24 Heures de Spa 1949, sur sa Speed Model de course, dite ensuite « Spa Special », il termina quatrième au général et deuxième de la catégorie 2 litres, derrière la Ferrari de Luigi Chinetti. Il y conduisit seul pendant les 24 heures, sans céder le volant à Paul Frère, pourtant inscrit comme équipier.

Une Aston Martin Speed Model au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin Speed Model de 1939 de Stephen Skipworth et James Dean au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin Speed Model de 1936 de Robert Blakemore et Nigel Armstrong au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin Speed Model de 1939 de Stephen Skipworth et James Dean au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin 2 Litre Speed de 1937 d’Ivo Noteboom et Ton Blankvoort à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
Une Aston Martin Speed Model au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
Comment David Brown relance-t-il Aston Martin en course après 1947 ?
Le retour d’Aston Martin en course passa par un changement de propriétaire : en février 1947, l’industriel David Brown, à la tête de David Brown Ltd, acheta la marque pour 20 500 livres après une petite annonce parue dans le Times. Ses initiales donneront leur préfixe aux modèles de la marque, à commencer par la DB1, présentée au Salon de Londres de 1948. David Brown sera anobli en 1968. Il restera propriétaire de la marque jusqu’en 1972.
En septembre 1947, David Brown racheta aussi Lagonda, pour 52 500 livres. Il s’assurait ainsi le six-cylindres de 2,6 litres à double arbre à cames en tête conçu sous la direction de Walter Owen « W. O. » Bentley.
Six Aston Martin furent engagées aux 24 Heures du Mans 1949. Arthur Jones et Nick Haines finirent septièmes, Robert Lawrie et Richard Wilfrid Parker onzièmes. Un prototype à moteur Lagonda abandonna après six tours.
De 1951 à 1953, la DB3 dessinée par Robert Eberan von Eberhorst, ancien ingénieur d’Auto Union, fut construite à dix exemplaires. Son premier moteur, le six-cylindres Lagonda de 2,6 litres à trois carburateurs Weber, développait 140 ch à 5 500 tr/min. Le 2 juin 1952, au Grand Prix de Monaco des voitures de sport, elle reçut pour la première fois un 2,9 litres, à titre expérimental. Ce moteur passe pour avoir développé 163 ch. Au Mans 1952, les trois DB3 d’usine abandonnèrent. En 1953, la DB3 finit deuxième des 12 Heures de Sebring. La même année, Reg Parnell la classa cinquième de la Mille Miglia.
En 1954, David Brown acheta la carrosserie Tickford, l’ancienne maison Salmons de Newport Pagnell, où Aston Martin s’installa en 1955. Le transfert complet de la production accompagnera la DB4 de 1958.
DB2
Présentée au Salon de New York en avril 1950, la DB2 plaça la même année deux voitures parmi les six premières des 24 Heures du Mans. George Abecassis et Lance Macklin y finirent cinquièmes et gagnèrent la catégorie 3 litres. Derrière eux, Charles Brackenbury et Reg Parnell terminèrent sixièmes, deuxièmes de la catégorie.

Aston Martin produisit la DB2 de mai 1950 à avril 1953, à 411 exemplaires.
Sous le capot, la DB2 recevait le six-cylindres Lagonda de 2 580 cm³ à double arbre à cames en tête, donné pour 105 ch. Frank Feeley dessina la carrosserie fastback de la voiture de série. Au début de 1951, le catalogue proposait l’option Vantage, donnée pour 125 ch.
En 1951, Lance Macklin et Eric Thompson hissèrent la DB2 à la troisième place du classement général des 24 Heures du Mans. Trois autres DB2 finirent parmi les dix premiers. George Abecassis, associé cette fois à Brian Shawe-Taylor, termina cinquième, devant la voiture de Reg Parnell et David Hampshire, septième. Cinq DB2 virent l’arrivée, la dernière au treizième rang.

L’Aston Martin DB2 Sports Saloon Coupé de 1951 de Michel Verliefden au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 de 1953 de Patrizio et Matteo Dei Tos à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 de 1950 à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 Sports Saloon Coupé de 1952 de Laurent Desplaces et Jean-Luc Bois au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 de 1950 à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
Le tableau de bord de l’Aston Martin DB2 de 1953 de Patrizio et Matteo Dei Tos à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 Sports Saloon Coupé de 1952 de Laurent Desplaces et Jean-Luc Bois au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 Sports Saloon Coupé de 1951 de Michel Verliefden au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 Sports Saloon Coupé de 1951 de Michel Verliefden au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 Sports Saloon Coupé de 1952 de Laurent Desplaces et Jean-Luc Bois au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
Le poste de conduite de l’Aston Martin DB2 de 1950 à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2 de 1953 de Patrizio et Matteo Dei Tos à la Mille Miglia 2021. Crédit photo : Hphoto.fr.
DB2/4 Bertone Competition Spider
Commandée pour la compétition, la DB2/4 Bertone Competition Spider naquit en 1953 d’une commande de Stanley Harold « Wacky » Arnolt, importateur installé à Chicago, qui fit habiller par le carrossier italien Bertone des châssis de DB2/4. Franco Scaglione en signa le dessin, préféré au projet de Giovanni Michelotti. D’autres châssis de la même commande reçurent des carrosseries de cabriolet ou de coupé.

La DB2/4 de série avait été présentée au Salon de Londres en octobre 1953, avec le six-cylindres de 2,6 litres en réglage Vantage, donné pour 125 ch. À partir de la mi-1954, elle recevra le VB6J de 2 922 cm³, pour 83 mm d’alésage et 90 mm de course, qui développait 140 ch. Elle atteignait alors 120 mph. Ses châssis et ses moteurs sortaient des usines David Brown de Meltham Mill, près de Huddersfield, et de Farsley. Le spider LML/507 porte aujourd’hui un VB6J de 2,9 litres en spécification Vantage.
Trois spiders sont connus aujourd’hui. LML/502 et LML/507 sont des barquettes dépouillées, taillées pour la compétition ; LML/505, la version routière, a gardé ses pare-chocs et un pare-brise complet.
LML/507 aurait été terminée et expédiée le 26 janvier 1954. Elle fut exposée au Salon de Chicago la même année, tandis que LML/505, la version luxueuse, figurait au Salon de New York. De 1955 à 1958, LML/507 courut dans les épreuves du Sports Car Club of America, aux mains de Phil Stewart puis de Carl Kiekhaefer.
En 2002, à Pebble Beach, LML/502 a été adjugée 360 000 dollars. Elle a été présentée au concours de Pebble Beach en 2007, où LML/505 a pris, la même année, la troisième place de sa classe. En 2011, LML/507, dotée du moteur numéro VB6J89, a été vendue aux enchères à la Villa d’Este. Deux ans plus tard, LML/502 a gagné la classe Aston Martin Centenary du concours de Pebble Beach. LML/507 appartient aujourd’hui à Heinz Stamm.

L’Aston Martin DB2/4 Bertone Competition Spider LML/507 de Heinz Stamm au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2/4 Bertone Competition Spider LML/507 de Heinz Stamm au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2/4 Bertone Competition Spider LML/507 de Heinz Stamm au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2/4 Bertone Competition Spider LML/507 de Heinz Stamm au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2/4 Bertone Competition Spider LML/507 de Heinz Stamm au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB2/4 Bertone Competition Spider LML/507 de Heinz Stamm au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
DB3S
La DB3S valut à Aston Martin la deuxième place des 24 Heures du Mans en 1955 et en 1956, puis de nouveau en 1958 aux mains d’un équipage privé, sans jamais lui donner la victoire. Willie Watson en conçut le châssis et Frank Feeley la carrosserie, après l’échec de la DB3. Construite de 1953 à 1956, elle fut produite à 31 exemplaires. Onze étaient des voitures d’usine, vingt des voitures clients.
Son six-cylindres Lagonda à double arbre à cames en tête cubait 2 922 cm³, avec 83 mm d’alésage et 90 mm de course. En 1955, une culasse à double allumage porta la puissance des voitures d’usine au-delà de 230 ch ; le développement la mènera ensuite jusqu’à 240 ch. Les voitures clients, dotées du moteur VB6K à simple allumage, disposaient de 210 ch. Les 4 et 5 mai 1956, une dépêche reprise par plusieurs quotidiens néerlandais, dont Het Binnenhof, décrivait ce moteur de 2,9 litres à trois carburateurs double corps. Elle lui attribuait « 210 pk », soit 210 ch, et une vitesse de croisière d’environ 110 mph.
Reg Parnell semble avoir gagné avec la DB3S dès mai 1953, à Charterhall. Aux Neuf Heures de Goodwood, la même année, DB3S/2 l’emporta avec Parnell et Eric Thompson. Le Tourist Trophy de Dundrod comptait comme sixième manche du premier championnat du monde des voitures de sport, disputé en 1953. Peter Collins et Pat Griffith le gagnèrent. Parnell et Thompson complétèrent le doublé.
En mars 1954, aux 12 Heures de Sebring, Carroll Shelby disputa sur DB3S sa première course pour Aston Martin, avec Charles Wallace. Le pont arrière céda. En avril, à Aintree, Shelby prit la deuxième place. Au Mans, la même année, Jimmy Stewart se fractura un bras dans un accident au volant d’une DB3S. Des deux coupés DB3S accidentés pendant l’épreuve, DB3S/6 fut ensuite reconstruite en version ouverte.
En 1955, la Jaguar Type D de Mike Hawthorn et Ivor Bueb gagna avec 307 tours. Cinq tours derrière, la DB3S n° 23 de Peter Collins et Paul Frère prit la deuxième place et la première de la catégorie 3 litres ; c’était DB3S/6, le coupé reconstruit. Elle fut la seule Aston Martin à l’arrivée. Roy Salvadori et Peter Walker abandonnèrent sur casse moteur à la dixième heure, après 105 tours. Tony Brooks et John Riseley-Prichard avaient renoncé dans la neuvième heure, après 83 tours, sur une panne de batterie. Engagée par l’usine aux côtés des DB3S, la Lagonda DP166 de Reg Parnell et Dennis Poore tomba en panne d’essence dans la huitième heure.
En 1956, Stirling Moss et Peter Collins ramenèrent DB3S/9 à la deuxième place. Deux ans après, les demi-frères Peter et Graham Whitehead finirent deuxièmes sur leur DB3S privée n° 5, l’ancien châssis d’usine DB3S/6, après l’abandon des DBR1 d’usine.



L’Aston Martin DB3S de 1958 de Carlos et Mathias Sielecki au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB3S de 1958 de Carlos et Mathias Sielecki au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB3S de 1958 de Carlos et Mathias Sielecki au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB3S de 1958 de Carlos et Mathias Sielecki au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
DBR1
La DBR1 gagna les 24 Heures du Mans à sa quatrième participation, le 21 juin 1959, avant de donner à Aston Martin le titre de champion du monde des voitures de sport. Ted Cutting l’avait conçue en 1955 et 1956 autour d’un châssis tubulaire à tubes plus nombreux et plus fins que ceux de la DB3S, avec une boîte de vitesses accolée au pont arrière. Cinq châssis furent construits : quatre voitures d’usine et DBR1/5, voiture privée assemblée pour la saison 1959 à l’intention de Graham Whitehead. DBR1/4 avait d’abord vu le jour en 1958 sous le nom de DBR3/1, avant d’être convertie après une course.
En 1956, le six-cylindres RB6/250 cubait 2 493 cm³, pour répondre au règlement du Mans de cette année-là. Dans son compte rendu de septembre 1956 pour Motor Sport, Denis Jenkinson le décrivait comme « une version 83 x 76,8 mm du moteur de la DB3S » (traduit de l’anglais). Dès 1957, le RB6/300 de 2 992 cm³, à 84 mm d’alésage et 90 mm de course, le remplaça. En 1959, ce moteur développait 260 ch à 6 000 tr/min. Au Mans cette année-là, les voitures pesées accusaient de 852 à 861 kg.
Au Mans, en 1956, l’épreuve ne comptait pas pour le championnat. Reg Parnell et Tony Brooks y menèrent la DBR1 jusqu’à la vingt et unième heure. Ils abandonnèrent après 246 tours, sur une casse de la boîte de vitesses.
En 1957, Tony Brooks gagna à Spa sur la DBR1. Le 26 mai, aux 1000 km du Nürburgring, il remporta l’épreuve avec Noel Cunningham-Reid sur DBR1/2, au terme de 44 tours et de 1 003,64 km. L’équipage devança la Ferrari de Peter Collins et Olivier Gendebien. Le lendemain, le quotidien néerlandais De Volkskrant ouvrait son classement sur la ligne « 1. Brooks-Cunningham (Aston-Martin) 7.33.38,2 » (traduit du néerlandais), soit une moyenne de 132,7 km/h. Roy Salvadori et Les Leston finirent sixièmes sur la seconde DBR1/300. Au Mans, les deux DBR1 abandonnèrent. Le 5 novembre 1957, le Nieuwe Haarlemsche courant publiait le classement final des marques, établi sur les quatre meilleurs résultats de sept manches. Aston Martin y finissait quatrième avec 8 points. Ferrari en comptait 30.
En 1958, aux 1000 km du Nürburgring, Stirling Moss et Jack Brabham gagnèrent sur DBR1/3. Le 2 juin, le Twentsche courant saluait un « nouveau record » (traduit du néerlandais) : les vainqueurs avaient roulé à 135,8 km/h de moyenne. Au Mans, les DBR1 d’usine abandonnèrent toutes. Au Tourist Trophy de Goodwood, Aston Martin prit les trois premières places, Stirling Moss et Tony Brooks en tête.
Le championnat du monde des voitures de sport 1959 comptait cinq manches. Aux 12 Heures de Sebring, le 21 mars, l’usine n’engagea qu’une DBR1, pour Roy Salvadori et Carroll Shelby, qui abandonnèrent après 32 tours ; elle manqua ensuite la Targa Florio du 24 mai. Le 7 juin, aux 1000 km du Nürburgring, Stirling Moss gagna sur DBR1/1 avec Jack Fairman, devant la Ferrari 250 Testa Rossa.
Aston Martin remporta les 24 Heures du Mans le 21 juin 1959 avec la DBR1 n° 5 de Roy Salvadori et Carroll Shelby, victorieuse en 323 tours devant la DBR1 n° 6 de Maurice Trintignant et Paul Frère. La marque britannique conquit ensuite le titre de champion du monde des voitures de sport au Tourist Trophy de Goodwood, le 5 septembre 1959.
Aux 24 Heures du Mans, les 20 et 21 juin 1959, la DBR1/2 n° 5 de Roy Salvadori et Carroll Shelby gagna avec 323 tours, soit 4 347,9 km à 181 km/h de moyenne. La n° 6 de Maurice Trintignant et Paul Frère finit deuxième, à un tour. Aston Martin signait le doublé. Sur 53 partants, douze furent classés. L’équipage vainqueur courait diminué : Carroll Shelby souffrait de dysenterie et Roy Salvadori était grippé. Dans l’autre DBR1, Maurice Trintignant eut le pied droit brûlé par la pédale d’accélérateur. Les Ferrari de Jean Behra et Dan Gurney, puis d’Olivier Gendebien et Phil Hill, avaient abandonné.
Le 5 septembre 1959, le Tourist Trophy de Goodwood décida du titre. Au ravitaillement, la voiture de Roy Salvadori prit feu ; Graham Whitehead retira sa DBR1/5 pour céder son stand à l’usine. Stirling Moss gagna sur la DBR1/2, qu’il partageait avec Carroll Shelby et Jack Fairman, un tour devant la Porsche 718 RSK. Ce châssis avait déjà gagné au Nürburgring en 1957 et au Mans en juin.
Aston Martin devint championne du monde des voitures de sport 1959, au classement des marques, seul classement du championnat. Le barème attribuait 8, 6, 4, 3, 2 et 1 points aux six premiers, en ne comptant que la voiture la mieux classée de chaque marque. Seuls les trois meilleurs résultats sur cinq étaient retenus. Avec ses trois victoires, Aston Martin totalisa 24 points nets, contre 18 à Ferrari et 18 à Porsche.


À la fin de 1959, David Brown arrêta le programme des voitures de sport pour se consacrer à la Formule 1. En 1960, Roy Salvadori et Jim Clark prirent encore la troisième place du Mans sur une DBR1/300 de l’écurie Border Reivers.
Comment Aston Martin renouvelle-t-elle sa compétition dans les années 1960 ?
En 1962, Aston Martin revint en endurance comme équipe d’usine, et Graham Hill boucla en tête le premier tour des 24 Heures du Mans au volant de la DP212. L’usine n’avait plus engagé de voiture de sport depuis le titre mondial de 1959. Le sigle DP de ses voitures d’usine signifiait Design Project. Trois d’entre elles coururent en 1962 et 1963 : la DP212, puis la DP214, engagée en grand tourisme, et la DP215. En 1963, à Monza, Roy Salvadori gagna la Coupe Inter-Europa sur la DP214.
DB4 GT
La DB4 GT gagna sa première course cinq mois avant d’être présentée au public. En mai 1959, à Silverstone, Stirling Moss remporta l’épreuve de grand tourisme de la réunion du Daily Express sur le prototype DP199/1. Il y signa le record du tour. Aston Martin dévoila la voiture en octobre 1959, au Salon de Londres, et la produira jusqu’en 1963. En 1961, Jackie Stewart disputa une course sur la DB4 GT de Barry Filer.
Par rapport à la DB4, l’empattement de la version GT avait perdu 5 pouces, soit 127 mm. La voiture s’était allégée de 185 livres, soit 84 kg, et ses panneaux de carrosserie suivaient le principe Superleggera.
Sous le capot, le six-cylindres de 3 670 cm³ recevait un double allumage et trois carburateurs Weber, avec un taux de compression de 9:1. Le constructeur annonçait 302 ch. Il promettait aussi une vitesse de pointe de 160 mph, soit 257 km/h. En 1962, l’essai publié par Autocar, mené sur une DB4 GT Zagato, mesura 153 mph, soit 246 km/h, et 6,1 secondes de 0 à 60 mph.
Carrossée par Touring, la DB4 GT fut construite à 75 exemplaires, dont des versions allégées destinées à la course. Zagato en habilla 19 autres, sous le nom de DB4 GT Zagato, dévoilée à la fin de 1960. Le total des DB4 GT de Touring et de Zagato atteignit ainsi 94 voitures. Bertone, de son côté, carrossa une DB4 GT baptisée « Jet ».

L’Aston Martin DB4 GT de 1961 au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de Kyle Tilley au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de 1961 de Paul Beecroft et Nicola von Dönhoff au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de 1961 de Paul Beecroft et Nicola von Dönhoff au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de Kyle Tilley au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de Kyle Tilley au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de Kyle Tilley au Grand Prix de l’Âge d’Or 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de Kyle Tilley et Dwight Merriman au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de 1961 de Paul Beecroft et Nicola von Dönhoff au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de 1961 au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DB4 GT de 1961 de Paul Beecroft et Nicola von Dönhoff au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
DP212
Conçue et construite en cinq mois pour les 24 Heures du Mans 1962, la DP212 y abandonna à la tombée de la nuit, après 78 tours, sur la rupture d’un piston. Ted Cutting l’avait dessinée sur une base de DB4 GT, avec un cadre tubulaire allégé.
Son six-cylindres de 3 996 cm³, à carter humide, dérivait du 3,7 litres de Tadek Marek. En configuration du Mans 1962, il développait 330 ch à 6 000 tr/min. Dans la ligne droite des Hunaudières, la DP212 atteignait 175 mph, soit 282 km/h, et l’arrière de la voiture y subissait une forte portance.
Au Mans, Graham Hill et Richie Ginther se relayèrent à son volant. En course, la dynamo cessa de charger. Une canalisation d’huile se rompit ensuite, et un piston céda à son tour.
Des essais aérodynamiques menés à la Motor Industry Research Association lui donnèrent un arrière tronqué de type Kamm. Préparée pour la saison 1963, la DP212 n’y courut pas : Aston Martin lui préféra la DP214 et la DP215.

L’Aston Martin DP212 de Wolfgang et Paul Friedrichs au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DP212 de Wolfgang et Paul Friedrichs au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DP212 de Wolfgang et Paul Friedrichs au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DP212 de Wolfgang et Paul Friedrichs au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DP212 de Wolfgang et Paul Friedrichs au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
Comment Aston Martin revient-elle en endurance après 1963 ?
Après la saison 1963 et ses DP214 et DP215, l’usine Aston Martin quitta l’endurance. En 1977, treize ans après la DP214 privée de 1964, une Aston Martin engagée par une équipe privée revint au Mans. Le nom de la marque figurera ensuite au départ du Mans en 1979 et de 1982 à 1985, puis encore en 1989.
Au Mans 1982, la Nimrod-Aston Martin du Groupe C termina septième. Ray Mallock la pilotait avec deux équipiers, Simon Phillips et Mike Salmon. L’année suivante, la Nimrod NRA/C2 courut aux États-Unis, dans le championnat de l’International Motor Sports Association. Aux 12 Heures de Sebring 1983, elle prendra la cinquième place au général et la troisième de la catégorie GTP, réservée aux prototypes de grand tourisme.

L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Spa Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
RHAM/1
Transformée de 1974 à 1977 par Robin Hamilton, concessionnaire Aston Martin du Staffordshire, la RHAM/1 était une DBS V8 de 1970 qui terminera dix-septième des 24 Heures du Mans 1977. Avant de recevoir ce nom, la voiture, châssis DBSV8/10038/R, courait depuis 1974 dans les épreuves de l’Aston Martin Owners Club. Son nom abrégeait « Robin Hamilton Aston Martin #1 » ; son surnom, « The Muncher », tenait à sa consommation de disques de frein. Un premier projet d’engagement au Mans, en 1976, fut abandonné faute de budget.
L’usine soutint le projet. Dans la soufflerie de la Motor Industry Research Association, les essais de la RHAM/1 donnèrent des enseignements dont auraient profité les becquets de la V8 Vantage de série. Le 15 mai 1977, aux Six Heures de Silverstone, la voiture fit ses débuts internationaux.
Les documents du châssis prêtent 520 ch à la version atmosphérique de 1977. Aux essais du Mans, elle fut chronométrée à 188 mph (302 km/h) dans les Hunaudières. En course, Robin Hamilton la partagea avec Mike Salmon et David Preece. L’équipage perdit du temps au stand à cause de disques avant fissurés ; il couvrira 261 tours et finira troisième de la catégorie GTP.
En 1978, la RHAM/1 reçut deux turbocompresseurs Garrett AiResearch et atteignit 800 ch. Pour 1979, l’injection et une pression de suralimentation réduite ramèneront la puissance à environ 650 ch.
Au Mans 1979, avec le même équipage qu’en 1977, la RHAM/1 abandonna après 21 tours, dans les premières heures. Un piston avait fondu jusqu’à se percer. Une bielle avait aussi cassé. En 2011, Robin Hamilton résuma ainsi cet abandon : « Elle a surchauffé et fait fondre un piston tôt dans les 24 Heures, et ce fut tout » (traduit de l’anglais).
En 1980, la RHAM/1 prit le départ des Six Heures de Silverstone avec Derek Bell dans son équipage ; un moyeu arrière cassa en début de course. En octobre 1980, sur l’aérodrome d’Elvington, dans le Yorkshire, elle établit un record de vitesse en tractant une caravane Alpha 14. La piste était mouillée. La moyenne atteignit 124,914 mph (201,03 km/h) sur deux passages.

L’Aston Martin RHAM/1 de 1977 de Paul Chase-Gardener au Spa Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin RHAM/1 de 1977 de Paul Chase-Gardener au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin RHAM/1 de 1977 de Paul Chase-Gardener au Spa Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin RHAM/1 de 1977 de Paul Chase-Gardener au Spa Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin RHAM/1 de 1977 de Paul Chase-Gardener au Spa Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin RHAM/1 de 1977 de Paul Chase-Gardener au Le Mans Classic 2022. Crédit photo : Hphoto.fr.
AMR1
L’AMR1 ne courra, semble-t-il, qu’une saison : en 1989, ce prototype du Groupe C engagé sous le nom d’Aston Martin terminera onzième des 24 Heures du Mans. Une coentreprise avec Ecurie Ecosse avait été annoncée en 1987, pour une voiture que construirait Ray Mallock Ltd. À la fin de la même année naquit Proteus Technology, dite Protech, autour de Victor Gauntlett, à la tête d’Aston Martin depuis 1981, et de Peter Livanos, entré au capital de la marque en 1983.
Richard Williams dirigea Protech et son équipe de course ; Ray Mallock prit la direction de l’ingénierie. Max Boxstrom dessina le châssis et la carrosserie de l’AMR1, bâtie autour d’une monocoque en carbone et Kevlar. Son V8 Aston Martin, dérivé du moteur de la Virage, recevait des culasses à quatre soupapes de Reeves Callaway. Il développait 600 ch dans sa version de 6,0 litres, puis 740 ch une fois porté à 6,3 litres.
Sur cinq châssis numérotés, quatre seront achevés. En février 1989, l’AMR1/02 fut détruite lors d’essais à Donington. L’AMR1/01 débuta aux 480 km de Dijon 1989, avant de courir au Mans avec Brian Redman et ses équipiers Michael Roe et Costas Los. Peter Livanos la donnera en 1999 à l’Aston Martin Heritage Trust, qui la détient toujours.
Au Mans 1989, l’AMR1/03 abandonnera. Aux 480 km de Brands Hatch, l’AMR1/04 finira quatrième avec Brian Redman et David Leslie. La même voiture sera huitième au Nürburgring et sixième aux 480 km de Donington. L’AMR1/05 recevra la seconde version du 6,3 litres.



L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin AMR1 de 1989 d’Alexandre Leroy au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
DBR9
La DBR9 gagna la catégorie GT1 dès sa première course, aux 12 Heures de Sebring 2005, avec David Brabham et Darren Turner au volant du châssis 01. Aston Martin Racing l’exploitait avec Prodrive. Elle recevait un V12 atmosphérique de 6,0 litres. En 2006, Larbre Compétition remporta avec elle le championnat Le Mans Series en GT1.
Au Mans, David Brabham et Darren Turner gagneront la catégorie GT1 en 2007 avec Rickard Rydell, sur la n° 009, puis en 2008 avec Antonio García. À côté des voitures d’usine, des équipes clientes aligneront aussi des DBR9.

L’Aston Martin DBR9 de 2006 de Darren Turner au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2006 de Darren Turner au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2005 de Nikolaus Ditting et Sam Hancock au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2006 de Darren Turner au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2005 de Nikolaus Ditting et Sam Hancock au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2006 de Darren Turner au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2005 de Nikolaus Ditting et Sam Hancock au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2006 de Darren Turner au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin DBR9 de 2006 de Darren Turner au Le Mans Classic 2023. Crédit photo : Hphoto.fr.
DBR1-2
En 2009, cinquante ans après le titre mondial de 1959, la DBR1-2 termina quatrième des 24 Heures du Mans, derrière deux Peugeot 908 HDi FAP et une Audi R15 TDI à moteur Diesel : elle était la première des voitures à essence. Son nom technique était Lola-Aston Martin B09/60. Ce prototype de la catégorie LMP1 (Le Mans Prototype 1) fut construit par Lola et développé avec Prodrive.
Elle recevait l’AM04, un V12 de 6,0 litres dérivé de celui de la DBR9. Sa masse s’alignait sur le minimum réglementaire de la catégorie. Au Mans, Jan Charouz et Tomáš Enge se relayèrent à son volant avec Stefan Mücke. La même année, la DBR1-2 donnera à son équipe et à ses pilotes le titre du championnat Le Mans Series.

La Lola-Aston Martin DBR1-2 de 2009 de Christophe d’Ansembourg au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Lola-Aston Martin DBR1-2 de 2009 de Christophe d’Ansembourg au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Lola-Aston Martin DBR1-2 de 2009 de Christophe d’Ansembourg au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Lola-Aston Martin DBR1-2 de 2009 de Christophe d’Ansembourg au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr.
GT3 Vantage V12
Quand Aston Martin Racing dévoila en novembre 2011 la GT3 Vantage V12, désignée par la marque sous le nom de V12 Vantage GT3, la voiture de course n’avait encore que des objectifs chiffrés : 600 ch et 1 250 kg. Elle disputa sa première saison en 2012 et prit la suite de la DBRS9 auprès des équipes clientes. Son V12 de 6,0 litres était à carter sec.
Éligible à la catégorie GT3 de la FIA, la voiture pouvait courir en Blancpain Endurance Series comme en British GT. Pour sa première saison, en 2012, dix exemplaires étaient destinés à des équipes clientes.

L’Aston Martin V12 Vantage GT3 de 2013 de Nick Padmore au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin V12 Vantage GT3 de 2013 de Nick Padmore au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr. 
L’Aston Martin V12 Vantage GT3 de 2013 de Nick Padmore au Grand Prix de France Historique 2021. Crédit photo : Hphoto.fr.
Quelle cohérence technique et sportive unit les Aston Martin de compétition ?
Aston Martin a fait durer ses familles de moteurs d’une voiture de course à la suivante : de 1926 à 2005, ses voitures de compétition se succéderont autour de quatre architectures : le quatre-cylindres et le six-cylindres en ligne, le V8 et le V12. À partir de la reprise de la fin de 1926, le quatre-cylindres de Renwick et Bertelli, à un arbre à cames en tête, équipera toutes les Aston Martin jusqu’en 1940. De 1,5 litre sur la LM4 et l’Ulster, il passera à 2 litres sur la Speed Model de 1936.
Après le rachat de 1947, le six-cylindres de 2,6 litres conçu chez Lagonda sous la direction de W. O. Bentley prendra la suite, sur un prototype de la DB2 au Mans 1949, puis sur la DB2 de série de 1950 et sur la DB3S en 2 922 cm³. Le RB6 de la DBR1 en dérivait. En 1959, ce même six-cylindres RB6 animera à la fois la DBR1 championne du monde, en 2 992 cm³, et la DBR4 de Formule 1, en 2 493 cm³. Le six-cylindres en alliage de Tadek Marek forma une famille distincte. L’ingénieur l’étudia en 1956, deux ans après son arrivée chez Aston Martin. Le moteur débuta en course au Mans 1957, sur la DBR2. Il entra en série en octobre 1958 avec la DB4 ; sa dernière voiture de série sera l’AM Vantage de 1972-1973. En course, il fournira le 3,7 litres de la DB4 GT en 1959, puis le 4 litres de la DP212 en 1962.
Le V8 Aston Martin connut l’endurance dans le châssis d’un autre constructeur avant d’animer une voiture de la marque. Au Mans 1967, il équipait en 5,0 litres les deux Lola T70 Mk III GT de Team Surtees. Les deux abandonnèrent dans les quatre premières heures. En 1977, il animait la RHAM/1, née d’une DBS V8 de 1970 ; en 1989, dérivé du moteur de la Virage, il équipera l’AMR1. Au siècle suivant, le V12 de 6,0 litres de la DBR9, en course dès 2005, servira de base à l’AM04 de la DBR1-2 en 2009. Un V12 de 4,5 litres avait déjà couru au Mans en 1954 et en 1955, sur les Lagonda DP115 et DP166 engagées par David Brown.


En Grand Prix, l’usine Aston Martin ne courut au XXe siècle qu’avec ses propres voitures, châssis et moteur, sans jamais motoriser une autre écurie. Après les TT1 et TT2 de 1922, elle revint en Grand Prix en 1959, désormais en Formule 1, avec la DBR4. Son RB6 de 2 493 cm³ développait 256 ch. La voiture pesait 575 kg. En mai 1959, la DBR4 prit la deuxième place de l’International Trophy de Silverstone, course hors championnat. Au Grand Prix des Pays-Bas 1959, Roy Salvadori et Carroll Shelby la firent débuter en championnat.
En 1959, la DBR4 disputera quatre Grands Prix de championnat sans marquer un point. David Brown la préféra pourtant aux voitures de sport. La DBR5 de 1960 ne marqua pas davantage. À la fin de 1960, Aston Martin se retira de la Formule 1.
Comment Aston Martin est-elle revenue en course d’un propriétaire à l’autre ?
De 1924 à 1987, Aston Martin changea neuf fois de propriétaire. Ses campagnes de course en suivent le fil. Chacune des périodes où l’usine courut porte le nom d’un propriétaire, d’un actionnaire ou du mécène qui finança en 1922 ses voitures de Grand Prix, le comte Louis Zborowski.


Après les faillites de 1924 et de 1925, William Somerville Renwick et Bert Bertelli rachetèrent la société en 1926. Deux ans plus tard, leurs voitures prenaient pour la première fois le départ des 24 Heures du Mans. En 1931, Lance Prideaux-Brune investit dans l’affaire en échange de l’exclusivité des ventes. Vers 1933, Sir Arthur Sutherland racheta sa part et prit la présidence de la société. Il en était le propriétaire et le président quand la marque monta sur le podium du Mans pour la première fois, en 1935.
Sous David Brown, John Wyer dirigea l’équipe de course à partir de 1950. De 1951 à 1960, une Aston Martin monta sur le podium du Mans lors de six éditions de l’épreuve. Les trois victoires qui assurèrent le championnat de 1959, au Nürburgring, au Mans et à Goodwood, revinrent à l’équipe de John Wyer. La même année, il devint directeur général d’Aston Martin. Il la quitta pour Ford en 1963. Cette saison fut la dernière de l’usine avec les DP214 et DP215.
Fin 1974, la société tomba en redressement judiciaire. En 1975, Peter Sprague et deux associés, George Minden et Jeremy Turner, la reprirent. En 1981, Victor Gauntlett, patron de Pace Petroleum, prit la tête de la marque, dont sa société partageait le capital à parts égales avec CH Industrials, la société de Tim Hearley. En 1983, il céda ses parts à l’armateur grec Peter Livanos. En 1984, la famille Livanos détenait les trois quarts du capital et Victor Gauntlett le quart restant.
En septembre 1987, le constructeur américain Ford acquit 75 % d’Aston Martin. À la fin de la même année, Peter Livanos et Victor Gauntlett figuraient parmi les fondateurs de Proteus Technology, d’où sortira l’AMR1. En 1994, Ford prit le contrôle total de la marque en rachetant les 25 % restants des familles Livanos et Gauntlett ; onze ans plus tard, sous sa propriété, la DBR9 fit ses débuts à Sebring, exploitée avec Prodrive.
Au XXe siècle, aucun propriétaire ne garda la marque aussi longtemps que David Brown, qui la tint vingt-cinq ans. Le titre mondial de 1959 fut acquis sous sa propriété, douze ans après l’achat de février 1947. En 1972, il céda Aston Martin à Company Developments, la société de William Willson.
Palmarès d’Aston Martin aux 24 Heures du Mans
| Voiture (n°) | Équipage | Engagée par | Classement général | Catégorie (place) | Tours ; remarque |
|---|---|---|---|---|---|
| 1928, deux abandons, premier engagement de la marque au Mans | |||||
| N°25, International 1,5 l (LM1 ou LM2) | George Eyston, Augustus Cesare « Bert » Bertelli | Usine Aston Martin | Abandon (5e heure) | 1,5 litre | 32 tours ; carter de pont arrière |
| N°26, International 1,5 l | Jack Bezzant, Cyril Paul | Usine Aston Martin | Abandon (17e heure) | 1,5 litre | 82 tours ; boîte de vitesses |
| 1931, cinquième au général, première victoire de catégorie de la marque | |||||
| N°25, International 1,5 l | Augustus Cesare « Bert » Bertelli, Charles Maurice Harvey | Usine Aston Martin | 5e | 1,5 litre (1re) | 139 tours ; 2 286,39 km |
| N°26, International 1,5 l | Kenneth Peacock, Sammy Newsome | Usine Aston Martin | Abandon (22e heure) | 1,5 litre | 126 tours ; carrosserie |
| N°24, International 1,5 l | Humphrey Cook, Jack Bezzant | Usine Aston Martin | Abandon (18e heure) | 1,5 litre | 111 tours ; carrosserie |
| 1932, cinquième au général, vainqueurs de la VIIIe Coupe biennale | |||||
| N°20, 1,5 l Le Mans | Sammy Newsome, Henken Widengren | Usine Aston Martin | 5e | 1,5 litre (1re) | 174 tours |
| N°21, 1,5 l Le Mans | Augustus Cesare « Bert » Bertelli, Pat Driscoll | Usine Aston Martin | 7e, vainqueurs de la VIIIe Coupe biennale Rudge-Whitworth | 1,5 litre (3e) | 168 tours |
| N°22, 1,5 l Le Mans | Kenneth Peacock, Jack Bezzant | Usine Aston Martin | Abandon (8e heure) | 1,5 litre | 53 tours ; moteur (soupape) |
| 1933, cinquième et septième au général | |||||
| N°25, 1,5 l Le Mans | Pat Driscoll, Clifton Penn-Hughes | Usine Aston Martin | 5e | 1,5 litre (2e) | 188 tours |
| N°24, 1,5 l Le Mans | Augustus Cesare « Bert » Bertelli, Sydney Charles Houghton « Sammy » Davis | Usine Aston Martin | 7e | 1,5 litre (3e) | 174 tours |
| N°26, International 1,5 l | Mortimer Morris-Goodall, Elsie « Bill » Wisdom | Usine Aston Martin | Abandon (13e heure) | 1,5 litre | 84 tours ; moteur |
| 1934, dixième et onzième au général, deux abandons et une disqualification d’usine | |||||
| N°20, 1,5 l Le Mans | Reginald « Reggie » Tongue, Maurice Falkner | « A. Vincent » (Reggie Tongue), privé | 10e | 1,5 litre | 188 tours |
| N°24, 1,5 l Le Mans | John Cecil Noël, Jen Wheeler | John Cecil Noël, privé | 11e | 1,5 litre | 180 tours |
| N°23, 1,5 l Le Mans (LM11, LM12 ou LM14) | Mortimer Morris-Goodall, Jim Elwes | Usine Aston Martin | Abandon (18e heure) | 1,5 litre | 155 tours |
| N°22, 1,5 l Le Mans | Thomas Fotheringham-Parker, John Appleton | Usine Aston Martin | Abandon (18e heure) | 1,5 litre | 141 tours |
| N°21, 1,5 l Le Mans | Augustus Cesare « Bert » Bertelli, Clifton Penn-Hughes | Usine Aston Martin | Disqualifiés (13e heure) | 1,5 litre | 59 tours ; distance insuffisante |
| 1935, troisième au général, premier podium de la marque au Mans | |||||
| N°29, Ulster | Charles E. C. « Charlie » Martin, Charles Brackenbury | R. Eccles, avec l’usine | 3e, vainqueurs de la XIe Coupe biennale | 1,5 litre (1re) | 215 tours ; 2 905,576 km |
| N°33, Ulster | Maurice Falkner, Tom Clarke | Maurice Falkner, privé | 8e | 1,5 litre (4e) | 202 tours |
| N°32, Ulster | C. T. « Tommy » Thomas, Michael Kenyon | C. T. Thomas, privé | 10e | 1,5 litre (5e) | 199 tours |
| N°31, Ulster | Peter Donkin, Lord Malcolm Douglas-Hamilton | P. L. Donkin, privé | 11e | 1,5 litre (6e) | 199 tours |
| N°27, Ulster | Mortimer Morris-Goodall, Jim Elwes | J. Noël, avec l’usine | 12e | 1,5 litre (7e) | 196 tours |
| N°30, Ulster | Goldie Gardner, Alfred Beloë | R. P. Gardner, privé | 15e | 1,5 litre (8e) | 190 tours |
| N°28, Ulster | Clifton Penn-Hughes, Thomas Fotheringham-Parker | R. E. Tongue, avec l’usine | Abandon (6e heure) | 1,5 litre | 45 tours ; accident |
| 1937, cinquième au général, première de catégorie | |||||
| N°37, 1,5 l Ulster (LM20) | John Skeffington, Robert Murton-Neale | J. M. Skeffington, privé | 5e | 1,5 litre (1re) | 205 tours |
| N°31, Speed Model 2 l | Robert Hichens, Mortimer Morris-Goodall | C. T. Thomas, privé | 11e | 2,0 litres (6e) | 193 tours |
| N°32, Speed Model 2 l | Eddie Hertzberger, Albert Debille | Eddie Hertzberger, privé | Abandon (18e heure) | 2,0 litres | 136 tours ; moteur |
| 1938, abandon | |||||
| N°27, Speed Model 2 l | Robert Hichens, Mortimer Morris-Goodall | Robert P. Hichens, privé | Abandon (21e heure) | 2,0 litres | 150 tours ; soupapes brûlées |
| 1939, douzième au général et un abandon | |||||
| N°29, Speed Model 2 l | Robert Hichens, Mortimer Morris-Goodall | Robert P. Hichens, privé | 12e | 2,0 litres (4e) | 199 tours |
| N°31, 1,5 l Ulster | Victor Polledry, Robert Klempenère | Victor Polledry, privé | Abandon (fin de matinée) | 1,5 litre | 155 tours ; moteur |
| 1949, septième au général | |||||
| N°27, DB2 (prototype, 2,0 l quatre cylindres) | Arthur Jones, Nick Haines | Arthur Jones | 7e | 2,0 litres (3e) | 207 tours |
| N°29, 2-Litre Sports (DB1, châssis AMC/49/5) | Robert Lawrie, Richard Wilfrid Parker | Robert Lawrie, privé | 11e | 2,0 litres (4e) | 194 tours |
| N°28, DB2 (prototype, 2,0 l) | Pierre Maréchal, Donald Mathieson | Mrs R. P. Hichens | Abandon (23e heure) | 2,0 litres | 192 tours ; accident mortel de Pierre Maréchal |
| N°30, Speed Model 2 l | Peter Monkhouse, Ernest Stapleton | Peter Monkhouse, privé | Abandon (7e heure) | 2,0 litres | 45 tours ; culasse, refroidissement |
| N°31, Speed Model 2 l | Dudley Folland, Anthony Heal | Dudley Folland, privé | Abandon (4e heure) | 2,0 litres | 26 tours ; piston |
| N°19, DB2 (prototype, six cylindres Lagonda 2,6 l) | Leslie Johnson, Charles Brackenbury | Aston Martin Lagonda Ltd (usine) | Abandon (1re heure) | 3,0 litres | 6 tours ; pompe à eau |
| 1950, cinquième et sixième au général, première victoire de catégorie 3 litres | |||||
| N°19, DB2 | George Abecassis, Lance Macklin | Aston Martin Ltd | 5e | 3,0 litres (1re) | 249 tours |
| N°21, DB2 | Reg Parnell, Charles Brackenbury | Aston Martin Ltd | 6e | 3,0 litres (2e) | 244 tours |
| N°20, DB2 | Eric Thompson, John Gordon | Aston Martin Ltd | Abandon | 3,0 litres | 8 tours ; moteur |
| 1951, troisième au général | |||||
| N°26, DB2 | Lance Macklin, Eric Thompson | Aston Martin Ltd | 3e | 3,0 litres (1re) | 257 tours |
| N°25, DB2 | George Abecassis, Brian Shawe-Taylor | Aston Martin Ltd | 5e | 3,0 litres (2e) | 255 tours |
| N°24, DB2 | Reg Parnell, David Hampshire | Aston Martin Ltd | 7e | 3,0 litres (3e) | 252 tours |
| N°28, DB2 | Nigel Mann, Mortimer Morris-Goodall | N. H. Mann, privé | 10e | 3,0 litres (5e) | 236 tours |
| N°27, DB2 | Peter Clark, James Scott-Douglas | P. T. C. Clark, privé | 13e | 3,0 litres (6e) | 233 tours |
| 1952, septième au général, trois abandons d’usine | |||||
| N°32, DB2 | Peter Clark, Mike Keen | Peter Clark, privé | 7e | 3,0 litres (3e) | 248 tours |
| N°25, DB3 spider | Lance Macklin, Peter Collins | Aston Martin Ltd | Abandon (22e heure) | 3,0 litres | Accident |
| N°31, DB2 | Nigel Mann, Mortimer Morris-Goodall | N. H. Mann, privé | Abandon (16e heure) | 3,0 litres | Démarreur |
| N°26, DB3 spider | Dennis Poore, Pat Griffith | Aston Martin Ltd | Abandon (3e heure) | 3,0 litres | Pompe à eau |
| N°27, DB3 coupé | Reg Parnell, Eric Thompson | Aston Martin Ltd | Abandon (2e heure) | 3,0 litres | Transmission |
| 1953, trois abandons | |||||
| N°27, DB3S | Eric Thompson, Dennis Poore | Aston Martin Ltd | Abandon (18e heure) | 3,0 litres | 182 tours ; allumage |
| N°26, DB3S | George Abecassis, Roy Salvadori | Aston Martin Ltd | Abandon (10e heure) | 3,0 litres | 74 tours ; embrayage |
| N°25, DB3S | Reg Parnell, Peter Collins | Aston Martin Ltd | Abandon (2e heure) | 3,0 litres | 16 tours ; accident |
| 1954, six abandons, accident de Jimmy Stewart | |||||
| N°8, DB3S à compresseur | Reg Parnell, Roy Salvadori | David Brown (usine) | Abandon (21e heure) | 5,0 litres | 222 tours ; joint de culasse |
| N°20, DB3S coupé | Prince Birabongse Bhanubandh (« B. Bira »), Peter Collins | David Brown | Abandon (13e heure) | 3,0 litres | 137 tours ; accident |
| N°27, DB2/4 (carrosserie Vignale) | Jean-Paul Colas, Hermano da Silva Ramos | Jean-Paul Colas, privé | Abandon (14e heure) | 3,0 litres | 122 tours ; pont arrière |
| N°22, DB3S (DB3S/3) | Carroll Shelby, Paul Frère | David Brown | Abandon (11e heure) | 3,0 litres | 74 tours ; fusée avant, roulement de roue |
| N°21, DB3S coupé | Jimmy Stewart, Graham Whitehead | David Brown | Abandon (7e heure) | 3,0 litres | 65 tours ; accident de Jimmy Stewart |
| N°7, Lagonda DP115 (V12 4,5 l) | Eric Thompson, Dennis Poore | David Brown | Abandon (4e heure) | 5,0 litres | 26 tours ; accident |
| 1955, deuxième au général, seule Aston Martin à l’arrivée | |||||
| N°23, DB3S | Peter Collins, Paul Frère | Aston Martin Ltd | 2e | 3,0 litres (1re) | 302 tours |
| N°24, DB3S | Roy Salvadori, Peter Walker | Aston Martin Ltd | Abandon (10e heure) | 3,0 litres | 105 tours ; moteur |
| N°1, Lagonda DP166 (V12 4,5 l) | Reg Parnell, Dennis Poore | Aston Martin Lagonda Ltd | Abandon (8e heure) | 5,0 litres | 93 tours ; panne d’essence |
| N°25, DB3S | Tony Brooks, John Riseley-Prichard | Aston Martin Ltd | Abandon (9e heure) | 3,0 litres | 83 tours ; batterie |
| 1956, deuxième au général, débuts de la DBR1 | |||||
| N°8, DB3S (DB3S/9) | Stirling Moss, Peter Collins | David Brown | 2e | 3,0 litres (1re) | 299 tours |
| N°14, DBR1/250 (DBR1/1) | Reg Parnell, Tony Brooks | David Brown | Abandon (21e heure) | 3,0 litres | 246 tours ; boîte de vitesses ; débuts de la DBR1 au Mans |
| N°9, DB3S | Peter Walker, Roy Salvadori | David Brown | Abandon (16e heure) | 3,0 litres | 175 tours ; accident |
| 1957, onzième au général, victoire de catégorie 3 litres, trois abandons | |||||
| N°21, DB3S (DB3S/117, voiture client) | Jean-Paul Colas, Jean Kerguen | Engagée au nom de David Brown | 11e | 3,0 litres (1re) | 272 tours |
| N°20, DBR1/300 | Tony Brooks, Noel Cunningham-Reid | David Brown | Abandon (12e heure) | 3,0 litres | 140 tours ; accident |
| N°19, DBR1/300 | Roy Salvadori, Les Leston | David Brown | Abandon (10e heure) | 3,0 litres | 112 tours ; canalisation d’huile |
| N°5, DBR2 (3,7 l) | Peter Whitehead, Graham Whitehead | David Brown | Abandon (8e heure) | 5,0 litres | 81 tours ; boîte de vitesses |
| 1958, deuxième au général sur une DB3S privée, abandons des DBR1 d’usine | |||||
| N°5, DB3S (DB3S/6) | Peter Whitehead, Graham Whitehead | A. G. Whitehead, privé | 2e | 3,0 litres (2e) | 293 tours |
| N°3, DBR1/300 | Tony Brooks, Maurice Trintignant | David Brown Racing Dept. | Abandon (15e heure) | 3,0 litres | 173 tours ; boîte de vitesses |
| N°4, DBR1/300 | Roy Salvadori, Stuart Lewis-Evans | David Brown Racing Dept. | Abandon (5e heure) | 3,0 litres | 49 tours ; accident |
| N°2, DBR1/300 | Stirling Moss, Jack Brabham | David Brown Racing Dept. | Abandon (3e heure) | 3,0 litres | 30 tours ; bielle |
| 1959, victoire absolue et doublé, titre mondial des voitures de sport | |||||
| N°5, DBR1/300 (DBR1/2) | Roy Salvadori, Carroll Shelby | David Brown Racing Dept. | 1re | 3,0 litres (1re) | 323 tours ; 4 347,9 km, 181,163 km/h de moyenne |
| N°6, DBR1/300 (DBR1/4) | Maurice Trintignant, Paul Frère | David Brown Racing Dept. | 2e | 3,0 litres (2e) | 322 tours |
| N°4, DBR1/300 | Stirling Moss, Jack Fairman | David Brown Racing Dept. | Abandon (6e heure) | 3,0 litres | 70 tours ; moteur |
| N°7, DBR1/300 (DBR1/5) | Graham Whitehead, Brian Naylor | A. G. Whitehead, privé | Abandon (5e heure) | 3,0 litres | 52 tours ; accident |
| N°21, DB4 GT (prototype) | Hubert Patthey, Renaud Calderari | Écurie Trois Chevrons, privé | Abandon (3e heure) | GT 3,0 litres | 21 tours ; moteur |
| 1960, troisième et neuvième au général | |||||
| N°7, DBR1/300 (DBR1/3) | Roy Salvadori, Jim Clark | Border Reivers, privé | 3e | 3,0 litres (3e) | 306 tours |
| N°8, DBR1/300 | Ian Baillie, Jack Fairman | Ian Baillie, privé | 9e | 3,0 litres (4e) | 281 tours |
| 1961, cinq abandons, voitures privées | |||||
| N°1, DB4 GT Zagato | Jean Kerguen, « Franc » (Jacques Dewez) | Jean Kerguen, privé | Abandon (24e heure) | GT 4,0 litres | 286 tours ; circuit électrique, batterie |
| N°4, DBR1/300 | Roy Salvadori, Tony Maggs | Essex Racing Team, privé | Abandon (19e heure) | 3,0 litres | 243 tours ; fuite de réservoir |
| N°5, DBR1/300 | Jim Clark, Ron Flockhart | Border Reivers, privé | Abandon (11e heure) | 3,0 litres | 132 tours ; embrayage |
| N°3, DB4 GT Zagato | Lex Davison, Bib Stillwell | Essex Racing Team | Abandon (3e heure) | GT 4,0 litres | 25 tours ; moteur (joint de culasse) |
| N°2, DB4 GT Zagato | Jack Fairman, Bernard Consten | Essex Racing Team | Abandon (3e heure) | GT 4,0 litres | 22 tours ; moteur (joint de culasse) |
| 1962, trois abandons dont la DP212 d’usine | |||||
| N°12, DB4 GT Zagato | Jean Kerguen, « Franc » (Jacques Dewez) | Jean Kerguen, privé | Abandon (12e heure) | GT 4,0 litres | 134 tours ; joint de culasse, transmission |
| N°14, DB4 GT Zagato | Mike Salmon, Ian Baillie | Mike Salmon, privé | Abandon (12e heure) | GT 4,0 litres | 124 tours ; piston |
| N°11, DP212 | Graham Hill, Richie Ginther | David Brown Racing Dept. (usine) | Abandon (à la tombée de la nuit) | Prototypes 4,0 litres | 78 tours complets, abandon au 79e ; canalisation d’huile, piston |
| 1963, quatre abandons dont les DP214 et DP215 d’usine | |||||
| N°7, DP214 | William Kimberly, Jo Schlesser | David Brown Racing Dept. | Abandon (11e heure) | GT plus de 3,0 litres | 139 tours ; piston |
| N°19, DB4 GT Zagato | Jean Kerguen, « Franc » (Jacques Dewez) | Jean Kerguen, privé | Abandon (6e heure, 21 h 14) | GT plus de 3,0 litres | 69 tours ; accident, pont arrière |
| N°8, DP214 | Bruce McLaren, Innes Ireland | David Brown Racing Dept. | Abandon (6e heure) | GT plus de 3,0 litres | 59 tours ; piston |
| N°18, DP215 | Phil Hill, Lucien Bianchi | David Brown Racing Dept. | Abandon (4e heure) | Prototypes plus de 3,0 litres | 29 tours ; boîte de vitesses |
| 1964, disqualification | |||||
| N°18, DP214 | Mike Salmon, Peter Sutcliffe | Mike Salmon, privé | Disqualifiés (19e heure) | GT 5,0 litres | 235 tours ; appoint d’huile prématuré |
| 1967, deux abandons, Lola T70 Mk III GT à moteur V8 Aston Martin | |||||
| N°11, Lola T70 Mk III GT (V8 Aston Martin 5,0 l) | John Surtees, David Hobbs | Lola Cars, Team Surtees | Abandon | Prototypes plus de 5,0 litres | 3 tours ; piston |
| N°12, Lola T70 Mk III GT (V8 Aston Martin 5,0 l) | Chris Irwin, Peter de Klerk | Lola Cars, Team Surtees | Abandon (4e heure) | Prototypes plus de 5,0 litres | 25 tours ; moteur |
| 1977, dix-septième au général, retour au Mans treize ans après 1964 | |||||
| N°83, RHAM/1 (DBS V8 modifiée, 5,3 l) | Robin Hamilton, David Preece, Mike Salmon | Robin Hamilton, privé | 17e | GTP (3e) | 261 tours |
| 1979, abandon précoce de la RHAM/1 turbo | |||||
| N°50, RHAM/1 turbo (V8 biturbo 5,3 l) | Robin Hamilton, David Preece, Mike Salmon | Robin Hamilton, privé | Abandon (premières heures) | GTP | 21 tours ; fuite d’huile, piston fondu, bielle |
| 1982, septième au général et un abandon | |||||
| N°32, Nimrod NRA/C2 (V8 Aston Martin 5,3 l) | Ray Mallock, Simon Phillips, Mike Salmon | Viscount Downe, Pace Petroleum | 7e | Groupe C (4e) | 317 tours |
| N°31, Nimrod NRA/C2 | Tiff Needell, Bob Evans, Geoff Lees | Nimrod Racing Automobiles | Abandon (5e heure) | Groupe C | 55 tours ; accident |
| 1983, dix-septième au général et un abandon | |||||
| N°41, EMKA C83/1 (V8 Aston Martin 5,3 l) | Tiff Needell, Steve O’Rourke, Nick Faure | EMKA Productions | 17e | Groupe C (13e) | 276 tours |
| N°39, Nimrod NRA/C2B | Ray Mallock, Mike Salmon, Steve Earle | Viscount Downe, Pace Petroleum | Abandon (18e heure) | Groupe C | 218 tours ; bielle |
| 1984, deux abandons sur accident | |||||
| N°31, Nimrod NRA/C2B | Ray Mallock, Drake Olson | Viscount Downe, Aston Martin Lagonda | Abandon (7e heure) | C1 | 94 tours ; accident |
| N°32, Nimrod NRA/C2B | John Sheldon, Mike Salmon, Richard Attwood | Viscount Downe, Aston Martin Lagonda | Abandon (7e heure) | C1 | 92 tours ; accident |
| 1985, onzième au général et un abandon | |||||
| N°66, EMKA C84/1 (châssis MC 02 84C, V8 Aston Martin Tickford 5,3 l) | Steve O’Rourke, Tiff Needell, Nick Faure | EMKA Productions | 11e | C1 (11e) | 338 tours |
| N°24, Cheetah G604 (V8 Aston Martin Tickford 5,3 l) | John Cooper, Claude Bourgoignie, Bernard de Dryver | Cheetah Automobiles Switzerland | Abandon (heure non documentée) | C1 | 53 tours ; moyeu cassé, accident |
| 1989, onzième au général, AMR1 | |||||
| N°18, AMR1 (AMR1/01) | Brian Redman, Michael Roe, Costas Los | Aston Martin, Ecurie Ecosse | 11e | C1 (9e) | 340 tours |
| N°19, AMR1 (AMR1/03) | David Leslie, Ray Mallock, David Sears | Aston Martin, Ecurie Ecosse | Abandon (11e heure) | C1 | 153 tours ; circuit électrique |
| 2005-2009, hors XXe siècle, DBR9 puis Lola-Aston Martin B09/60 | |||||
| 2005, neuvième au général, troisième de la catégorie GT1 | |||||
| N°59, DBR9 | Darren Turner, Stéphane Sarrazin, David Brabham | Aston Martin Racing | 9e | GT1 (3e) | 333 tours |
| N°58, DBR9 | Peter Kox, Pedro Lamy, Tomáš Enge | Aston Martin Racing | Abandon (23e heure) | GT1 | 327 tours ; alimentation en carburant |
| 2006, sixième au général, deuxième de la catégorie GT1 | |||||
| N°007, DBR9 | Tomáš Enge, Darren Turner, Andrea Piccini | Aston Martin Racing | 6e | GT1 (2e) | 350 tours |
| N°62, DBR9 | Nelson Piquet Jr., Antonio García, David Brabham | Russian Age Racing | 9e | GT1 (4e) | 343 tours |
| N°009, DBR9 | Pedro Lamy, Stéphane Sarrazin, Stéphane Ortelli | Aston Martin Racing | 10e | GT1 (5e) | 342 tours |
| N°69, DBR9 | Fabrizio Gollin, Fabio Babini, Christian Pescatori | BMS Scuderia Italia | Abandon (1re heure, 17 h 42) | GT1 | 3 tours ; sortie de piste au virage du Karting |
| 2007, victoire de catégorie GT1 | |||||
| N°009, DBR9 | David Brabham, Darren Turner, Rickard Rydell | Aston Martin Racing | 5e | GT1 (1re) | 343 tours |
| N°008, DBR9 | Christophe Bouchut, Casper Elgaard, Fabrizio Gollin | AMR Larbre Compétition | 7e | GT1 (3e) | 341 tours |
| N°007, DBR9 | Peter Kox, Tomáš Enge, Johnny Herbert | Aston Martin Racing | 9e | GT1 (4e) | 337 tours |
| N°100, DBR9 | Jamie Davies, Fabio Babini, Matteo Malucelli | Aston Martin Racing BMS | 11e | GT1 (6e) | 336 tours |
| N°59, DBR9 | Antonio García, Christian Fittipaldi, Jos Menten | Team Modena | 17e | GT1 (10e) | 318 tours |
| N°006, DBR9 | Patrick Bornhauser, Gregor Fisken, Roland Bervillé | AMR Larbre Compétition | 29e | GT1 (13e) | 272 tours |
| 2008, victoire de catégorie GT1 | |||||
| N°009, DBR9 | Antonio García, David Brabham, Darren Turner | Aston Martin Racing | 13e | GT1 (1re) | 344 tours |
| N°007, DBR9 | Heinz-Harald Frentzen, Karl Wendlinger, Andrea Piccini | Aston Martin Racing | 16e | GT1 (4e) | 339 tours |
| N°59, DBR9 | Jos Menten, Christian Fittipaldi, Terry Borcheller | Team Modena | 30e | GT1 (8e) | 302 tours |
| N°53, DBR9 | Alexandre Negrão, Peter Hardman, Nick Leventis | Vitaphone Racing Team | Abandon (7e heure) | GT1 | 82 tours ; arbre de transmission |
| N°10, Lola B08/60 (V12 Aston Martin 6,0 l) | Jan Charouz, Stefan Mücke, Tomáš Enge | Charouz Racing System | 9e | LMP1 (9e) | 354 tours |
| 2009, quatrième au général, meilleure place d’une voiture à essence | |||||
| N°007, Lola-Aston Martin B09/60 (DBR1-2) | Tomáš Enge, Stefan Mücke, Jan Charouz | AMR Eastern Europe | 4e | LMP1 (4e) | 373 tours ; première des voitures à moteur à essence |
| N°008, Lola-Aston Martin B09/60 | Darren Turner, Anthony Davidson, Jos Verstappen | Aston Martin Racing | 13e | LMP1 (11e) | 342 tours |
| N°009, Lola-Aston Martin B09/60 | Peter Kox, Harold Primat, Stuart Hall | Aston Martin Racing | Abandon (19e heure) | LMP1 | 252 tours ; accident |
| N°13, Lola B08/60 (V12 Aston Martin) | Andrea Belicchi, Nicolas Prost, Neel Jani | Speedy Racing Team Sebah | 14e | LMP1 (12e) | 342 tours |
| N°66, DBR9 | Lukas Lichtner-Hoyer, Thomas Gruber, Alex Müller | Jetalliance Racing | 31e | GT1 (3e) | 294 tours |
| N°87, V8 Vantage GT2 | Jonny Cocker, Paul Drayson, Marino Franchitti | Drayson Racing | Abandon (22e heure) | GT2 | 272 tours |
Les Aston Martin de compétition, modèle par modèle
| Modèle | Années | Moteur | Puissance | Nombre construit | Résultat marquant |
|---|---|---|---|---|---|
| LM4 | 1930 | 4 cylindres 1,5 litre Renwick-Bertelli, un arbre à cames en tête | Non documenté | 1 (voiture d’usine unique) | JCC Double Twelve de Brooklands, 9-10 mai 1930 : 4e au général (Bertelli et Holder) |
| Ulster | 1934-1936 | 4 cylindres 1 495 cm3 (69,3 x 99 mm), un arbre à cames en tête, taux 9,5:1 | Environ 80 ch (1934) | Une vingtaine (série) | 24 Heures du Mans 1935 : 3e au général, premier podium de la marque au Mans (Charles E. C. Martin, Charles Brackenbury) |
| Speed Model | 1936-1940 | 4 cylindres 1 950 cm3 (1 949,57 cm3) | « Près de 100 ch » au lancement, en 1936 | 23 châssis (dont les huit derniers recarrossés en Type C) | 24 Heures de Spa 1949 : 4e au général, St John « Jock » Horsfall seul au volant pendant les 24 heures |
| Speed Model Type C | 1938-1940 | 4 cylindres 1 949 cm3 (78 x 102 mm), taux 7,75:1 | Non documenté | 8 | Non documenté |
| DB2 | 1950-1953 | 6 cylindres Lagonda 2 580 cm3, double arbre à cames en tête | 105 ch ; option Vantage 125 ch | 411 | 24 Heures du Mans 1951 : 3e au général (Lance Macklin, Eric Thompson) |
| DB2/4 Bertone Competition Spider | 1953-1954 | 6 cylindres Lagonda 2,6 litres à la livraison ; VB6J de 2 922 cm3 sur LML/507 | 140 ch, spécification Vantage (1954) | 3 spiders connus aujourd’hui (LML/502, LML/505, LML/507) | Exposée au Salon de Chicago 1954 (LML/507) ; courses SCCA 1955-1958 (Phil Stewart puis Carl Kiekhaefer) |
| DB3 | 1951-1953 | 6 cylindres 2 580 cm3 puis 2 922 cm3 (alésage porté de 78 à 83 mm) | 2,6 litres : 140 ch à 5 500 tr/min (1952) ; 2,9 litres : donné ensuite pour 163 ch | 10 (5 voitures d’usine, 5 voitures clients) | Neuf Heures de Goodwood 1952 : victoire (Peter Collins, Pat Griffith) |
| DB3S | 1953-1956 | 6 cylindres Lagonda 2 922 cm3 (83 x 90 mm), double arbre à cames en tête | Voitures d’usine : plus de 230 ch en 1955 (double allumage), jusqu’à 240 ch ensuite ; voitures clientes (VB6K) : 210 ch | 31 (11 voitures d’usine, 20 voitures clients) | Tourist Trophy de Dundrod 1953 : doublé, Peter Collins et Pat Griffith vainqueurs |
| DBR1 | 1956-1961 (usine : 1956-1959) | RB6, 2 493 cm3 (83 x 76,8 mm) en 1956 puis 2 992 cm3 (84 x 90 mm) dès 1957 | 1959 : 260 ch à 6 000 tr/min ; 1956 à 1958 : non documenté | 5 châssis | 24 Heures du Mans, 20-21 juin 1959 : doublé (1er et 2e) ; titre mondial des voitures de sport 1959 |
| DB4 GT | 1959-1963 | 6 cylindres 3 670 cm3, double allumage, trois carburateurs Weber | 302 ch (annonce du constructeur) | 94 (75 carrosserie Touring + 19 Zagato) | Silverstone, mai 1959 : victoire de Stirling Moss et record du tour (prototype DP199/1) |
| DP212 | 1962 | 6 cylindres 3 996 cm3, carter humide | 330 ch à 6 000 tr/min, configuration du Mans 1962 | 1 | 24 Heures du Mans 1962 : Graham Hill mène le premier tour ; abandon à la tombée de la nuit, après 78 tours |
| RHAM/1 | 1977-1980 | V8 Aston Martin (base DBS V8 de 1970) ; biturbo Garrett AiResearch à partir de 1978 | 520 ch selon les documents du châssis (1977) ; 800 ch (1978) ; environ 650 ch (1979) | 1 | 24 Heures du Mans 1977 : 17e au général, 3e de la catégorie GTP |
| AMR1 | 1989 | V8 Aston Martin, culasses Callaway, 6,0 litres puis 6,3 litres | 600 ch (6,0 litres) puis 740 ch (6,3 litres) | 5 châssis (4 voitures achevées) | 24 Heures du Mans 1989 : 11e au général (AMR1/01, Brian Redman, Michael Roe, Costas Los) |
| DBR9 | 2005-2009 | V12 6,0 litres atmosphérique | Non documenté | Non documenté | 12 Heures de Sebring 2005 : victoire de catégorie GT1 (David Brabham, Darren Turner) |
| Lola-Aston Martin B09/60 | 2009 | V12 AM04, 6,0 litres, dérivé de celui de la DBR9 | Non documenté | Au moins 3 (trois voitures au départ du Mans 2009) | 24 Heures du Mans 2009 : 4e au général, première des voitures à moteur à essence ; champions Le Mans Series 2009 |
| V12 Vantage GT3 | 2011-2012 | V12 6,0 litres, carter sec | 600 ch (objectif annoncé par Aston Martin Racing) | 10 voitures clients pour la saison 2012 | Dévoilée en novembre 2011, première saison 2012, éligible FIA GT3, Blancpain Endurance Series et British GT |
Sources
Sources primaires de l’événement
-
★ PRIMAIRE
L’Auto, 18 juillet 1922, p. 1 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4628983n.item Compte rendu du Grand Prix de l’ACF à Strasbourg (15 juillet 1922) : les deux Aston-Martin de Louis Zborowski et Clive Gallop, course « si belle, si régulière » à son début, puis abandon des deux voitures. -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 17 juillet 1922, p. 1 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46289827.item Publicité des amortisseurs Houdaille revendiquant des records du monde de la catégorie 1 500 cm3 pour Aston Martin à Brooklands en mai 1922 : donnée commerciale. -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 17 juin 1928, p. 1 et 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4632483b.item Premier engagement d’Aston Martin aux 24 Heures du Mans : n° 25 (Bertelli et Eyston) et n° 26 (Bezzant et Paul), 1 492 cm3. -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 18 juin 1928, p. 1 et 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4632484r.item « La voiture n° 26 Aston-Martin (Bezzant-Paul) abandonne » ; « Lagonda, comme Aston Martin, ont connu les infortunes du mauvais destin ». -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 10 mai 1930, p. 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46360035.item Double course des 12 heures de Brooklands (JCC Double Twelve), première journée : dépêche « Londres, 9 mai ». -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 11 mai 1930, p. 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4636004k.item « Aston-Martin de Bertelli et Holder » : seconde journée du Double Twelve, 9 et 10 mai 1930, quatrième place au général de la voiture de Bertelli. -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 20 juin 1932, p. 1 et 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4633788r.item « Une Aston-Martin s’adjuge la 8e Coupe Biennale » : finale de la VIIIe Coupe biennale Rudge-Whitworth (1931-1932) remportée par Bert Bertelli et Pat Driscoll (indice de performance 1,137), Sammy Newsome et Henken Widengren 5es. -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 17 juin 1935, p. 1 et 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4634875s.item « La finale de la XIe Coupe Biennale est enlevée par Martin-Brackenbury (Aston-Martin) » : 2 905,576 km au Mans, 1ers de la catégorie 1 000 à 1 500 cm3, troisième place au général, premier podium de la marque. -
★ PRIMAIRE
L’Auto, 21 juin 1937, p. 2 (Gallica, BnF)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4629928r.item Équipage à deux pilotes de la n° 37, John Skeffington et Robert Murton-Neale, 5e au général au Mans 1937. -
★ PRIMAIRE
Gallica (BnF), « Les 24 heures du Mans, 25 et 26 juin 1949 : programme officiel »
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5335511z Programme officiel de l’édition 1949 : fiche du concurrent R. Lawrie, n° 29, équipier « R. W. PARKER » (Richard Wilfrid Parker). -
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, « A 2-Litre Aston-Martin », juillet 1936
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/july-1936/40/a-2-litre-aston-martin/ Compte rendu d’époque du lancement de la Speed Model : quatre cylindres 1 950 cm3, puissance « close on 100 b.h.p. », freins hydrauliques Lockheed à tambours en alliage, masse d’environ 915 kg, prix de 875 livres avec carrosserie de compétition. -
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, « The Double Twelve », juin 1930
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/june-1930/34/the-double-twelve/ Compte rendu d’époque du Double Twelve de Brooklands (9 et 10 mai 1930) : course de l’Aston Martin de Bertelli, 4e au général. -
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, « British successes on the Pescara circuit », septembre 1935
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/september-1935/7/british-successes-on-the-pescara-circuit/ Compte rendu d’époque de la Targa Abruzzo 1935, course de 24 heures : victoire au général de Cortese et Severi (Alfa Romeo) ; l’Aston Martin de Strazza, qui remplaçait Hall malade, et de Lurani gagne sa catégorie et prend la troisième place au classement général. -
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, Bill Boddy, « Rumblings », juillet 1952
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/july-1952/36/rumblings-july-1952/ Compte rendu d’époque sur l’Aston Martin DB3 : moteur 2,6 litres (2 580 cm3), trois carburateurs Weber 36 DCF5, taux de compression 8,16:1, 140 ch à 5 500 tr/min. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Provinciale Drentsche en Asser courant, 27 mai 1957
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMKB23:001577123:mpeg21:a00070:ocr Compte rendu du lendemain des 1000 km du Nürburgring 1957 : classement officiel, victoire de Brooks et Cunningham sur Aston Martin. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), De Volkskrant, 27 mai 1957
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=ABCDDD:010844611:mpeg21:a0125:ocr Second compte rendu néerlandais du même lendemain : classement et récit de la course, temps du vainqueur (7 h 33 min 38,2 s). -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Twentsche courant, 2 juin 1958
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMCOLO01:280942050:mpeg21:a00078:ocr Compte rendu du lendemain des 1000 km du Nürburgring 1958 : victoire de Stirling Moss et Jack Brabham, record de moyenne. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Het Rotterdamsch parool, 2 juin 1958
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMSARO02:164901050:mpeg21:a00095:ocr Second compte rendu néerlandais du même lendemain : résultat et record de moyenne du Nürburgring 1958. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Het Binnenhof, 4 mai 1956
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMKB19:000391027:mpeg21:a00155:ocr Dépêche sur l’Aston Martin DB3S : six cylindres 2,9 litres à trois carburateurs double corps, 210 pk, croisière d’environ 110 mph. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Overijsselsch dagblad, 4 mai 1956
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMKB23:001282024:mpeg21:a00006:ocr Même dépêche reprise le même jour : 210 pk pour la DB3S. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Arnhemsche courant, 5 mai 1956
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMKB19:000304005:mpeg21:a00076:ocr Même dépêche reprise le lendemain : version « de luxe » de la voiture de course Aston Martin, six cylindres 2,9 litres, 210 pk, croisière de 110 mph. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Algemeen Dagblad, 24 octobre 1959
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMKB19:000351021:mpeg21:a00232:ocr Compte rendu de la présentation de la DB4 GT : 3,7 litres, 302 pk annoncés.
Contexte réglementaire et institutionnel
-
★ PRIMAIRE
Automobile Club de l’Ouest (24h-lemans.com), « Aston Martin at the 24 Hours of Le Mans (3/5) : Milestones 1928-1982 »
https://www.24h-lemans.com/en/news/aston-martin-at-the-24-hours-of-le-mans-3-5-milestones-1928-1982-52653 Organisateur de l’épreuve : premier engagement en 1928, deux abandons ; première place de catégorie en 1931 (Bertelli et Harvey) ; cinquième place de 1933 (Driscoll et Penn-Hughes). -
★ PRIMAIRE
Automobile Club de l’Ouest (24h-lemans.com), « Les 24 Heures du Mans en 9 (4/9) : 1959 »
https://www.24h-lemans.com/en/news/24-hours-of-le-mans-nine-9s-the-1959-race-4-9-51969 Organisateur de l’épreuve : doublé Shelby-Salvadori et Trintignant-Frère du 21 juin 1959, seule victoire absolue de la marque au Mans, dysenterie de Shelby et brûlure au pied de Trintignant. -
SEC.
Wikipedia, « 1959 World Sportscar Championship »
https://en.wikipedia.org/wiki/1959_World_Sportscar_Championship Règlement du championnat 1959 : barème de points 8-6-4-3-2-1, une seule voiture marquant par marque, trois meilleurs résultats sur cinq manches retenus ; titre Aston Martin à 24 points nets contre 18 à Ferrari et à Porsche. -
SEC.
Delpher (Koninklijke Bibliotheek), Nieuwe Haarlemsche courant, 5 novembre 1957
https://resolver.kb.nl/resolve?urn=MMNHA03:179281030:mpeg21:a00110:ocr Classement final 1957 du championnat du monde des marques : Ferrari 30, Maserati 25, Jaguar 17, Aston Martin 8, Porsche 6 (quatre meilleurs résultats sur sept retenus). -
SEC.
Wikipedia, « 1928 24 Hours of Le Mans »
https://en.wikipedia.org/wiki/1928_24_Hours_of_Le_Mans Classement et engagés de l’édition 1928, confirmation des noms de pilotes (Jack Bezzant, Cyril Paul) et des motifs d’abandon des deux Aston Martin.
Résultats et chronologie
-
★ PRIMAIRE
Aston Martin Lagonda, Pressroom, « DBR1 » (media.astonmartin.com)
https://media.astonmartin.com/dbr1/ Constructeur, sur son propre modèle : conception par Ted Cutting, cinq châssis construits, débuts au Mans 1956 puis victoires à partir de 1957 (Spa, Nürburgring), troisième victoire consécutive aux 1000 km du Nürburgring en 1959. -
★ PRIMAIRE
Aston Martin, « DB4GT & DB4GT Zagato » (astonmartin.com)
https://www.astonmartin.com/en/models/past-models/db4gt-db4gt-zagato Constructeur, sur son propre modèle : dévoilement au Salon de Londres d’octobre 1959, empattement raccourci, allègement, 75 DB4 GT à carrosserie Touring et 19 DB4 GT Zagato, soit 94 exemplaires. -
SEC.
racingsportscars.com, résultats des 24 Heures du Mans (1928-1964, 1977-1989, 2005-2009)
https://www.racingsportscars.com/results/Le_Mans-1959-06-21.html Résultats édition par édition (numéros de course, catégorie, tours, cause d’abandon) pour le palmarès Aston Martin au Mans. -
SEC.
24h-en-piste.com, fiches des engagés (1931, 1937, 1949, 1954, 1957, 1963, 1979, 1985, 2006)
https://www.24h-en-piste.com/ Fiches d’engagés du palmarès Aston Martin au Mans : nombre de tours, châssis et équipages. -
SEC.
Wikipedia, « EMKA Aston Martin »
https://en.wikipedia.org/wiki/EMKA_Aston_Martin Désignation EMKA C84/1 (n° 66, Le Mans 1985). -
SEC.
Goodwood, « How the DBR1 gave Aston Martin the 1959 World Sportscar Championship »
https://www.goodwood.com/grr/race/historic/how-the-dbr1-gave-aston-martin-the-1959-world-sportscar-championship/ Déroulement de la saison 1959 : abandon de la DBR1 de Salvadori et Shelby à Sebring, incendie au ravitaillement au Tourist Trophy de Goodwood, victoire de Moss un tour devant la Porsche 718 RSK, retrait du programme sport-prototypes après le titre. -
SEC.
Goodwood, « The Arnolt Aston Martin DB2/4 Competition Spider saved Bertone »
https://www.goodwood.com/grr/race/historic/the-arnolt-aston-martin-db24-competition-spider-saved-bertone/ Commande de Stanley « Wacky » Arnolt en 1953, dessin de Franco Scaglione, LML/507 chez Heinz Stamm. -
SEC.
Motor Sport Magazine, « Heartbreak at Le Mans » (DP212)
https://www.motorsportmagazine.com/special-article/aston-martin-heroes/132/heartbreak-at-le-mans-aston-martin-dp212s-unfulfilled-glory-and-lessons-learned/ Le Mans 1962 : Graham Hill en tête au premier tour, la DP212 deuxième un temps, puis abandon sur une canalisation d’huile fissurée ; forte portance arrière dans les Hunaudières. -
SEC.
Motor Sport Magazine, Chris Nixon, « Testing and triumph: the journey of Aston Martin’s Project 212 », 12 juillet 2023
https://www.motorsportmagazine.com/special-article/aston-martin-heroes/70/testing-and-triumph-the-journey-of-aston-martins-project-212/ Le Mans 1962 : DP212 de 330 ch à 6 000 tr/min, quatrième temps des essais en 3 min 59,8 s, Graham Hill en tête au premier tour, 78 tours complets puis abandon au 79e sur un piston percé. -
SEC.
Motor Sport Magazine, « Mission accomplished », juin 1989
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/june-1989/58/mission-accomplished/ Rétrospective de la DBR1 : 260 ch à 6 000 tr/min en 1959, masses de 852 à 861 kg pesées au Mans 1959, puissance de la DB3S portée à 240 ch. -
SEC.
Motor Sport Magazine, Clive Richardson, « An afternoon with an Aston Martin DB3S », novembre 1978
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/november-1978/98/an-afternoon-with-an-aston-martin-db3s/ Sur la DB3S : puissance passée de 210 à plus de 230 ch avec le double allumage. -
SEC.
Motor Sport Magazine, « The 1931 Aston Martin team cars », Clive Richardson, mai 1980
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/may-1980/94/1931-aston-martin-team-cars/ Préfixe LM donné aux 22 voitures de course d’usine construites entre 1928 et 1936, le numéro 13 volontairement omis ; essai de suralimentation par compresseur Villiers sur LM6 (Birkin et Couper Ltd). - LACUNE Puissance de la DBR1 en 1956, 1957 et 1958 Aucune puissance n’est documentée pour ces trois saisons ; le compte rendu d’époque de Motor Sport (septembre 1956) ne donne que les cotes du moteur. Archive compétente : Aston Martin Heritage Trust, fiches d’essai moteur de Feltham.
- LACUNE Châssis de la voiture classée 5e au Mans 1931 (Bertelli et Harvey) Aucune pièce d’époque ne donne les numéros de châssis de 1931. Archive compétente : registre de l’Aston Martin Owners Club, Aston Martin Heritage Trust.
- LACUNE Heure exacte de l’abandon de la RHAM/1 turbo au Mans 1979 (n° 50) Aucune pièce ne fixe l’heure exacte ; le nombre de tours (21) et l’équipage sont établis. Archive compétente : Automobile Club de l’Ouest, programme officiel et feuilles de chronométrage de l’édition 1979.
Biographies des acteurs impliqués
-
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, Bill Boddy, « St John Horsfall, secret agent », mai 1998
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/may-1998/57/st-john-horsfall-secret-agent/ Portrait signé de St John « Jock » Horsfall : pilote de sa Speed Model 2 litres dite « Black Car », agent du MI5 pendant la guerre, chargé de conduire le corps du « Major Martin » de Londres à Greenock. -
★ PRIMAIRE
Motor Sport Magazine, Richard Heseltine, « We didn’t just talk about doing Le Mans, we actually did it », juillet 2011
https://www.motorsportmagazine.com/archive/article/july-2011/102/we-didnt-just-talk-about-doing-le-mans-we-actually-did-it/ Entretien signé avec Robin Hamilton, concessionnaire Aston Martin du Staffordshire : projet de 1976 abandonné faute de budget, brochure du commanditaire (Groupe 4), citation de 1979 sur la RHAM/1 turbo. -
SEC.
Wikipedia, « St John Horsfall »
https://en.wikipedia.org/wiki/St_John_Horsfall 24 Heures de Spa 1949 : 4e au général et 2e de la catégorie 2 litres derrière Luigi Chinetti (Ferrari), Horsfall seul au volant pendant les 24 heures, Paul Frère inscrit sans conduire. -
SEC.
Wikipedia, « 1946 Belgian Grand Prix »
https://en.wikipedia.org/wiki/1946_Belgian_Grand_Prix Grand Prix de Belgique des voitures de sport du 16 juin 1946 (bois de la Cambre, Bruxelles) : victoire de St John Horsfall sur sa Speed Model « Black Car ». -
SEC.
Motor Sport Magazine, « From Racing Dreams to Grand Designs : The Fearless Spirit of Robin Hamilton »
https://www.motorsportmagazine.com/special-article/aston-martin-heroes/148/from-racing-dreams-to-grand-designs-the-fearless-spirit-of-robin-hamilton/ Robin Hamilton, concessionnaire Aston Martin du Staffordshire : transformation de sa DBS V8 en RHAM/1 « The Muncher », débuts internationaux aux Six Heures de Silverstone de mai 1977, 17e au Mans la même année. -
SEC.
Magneto, « British Aston Martin racer and dealer Robin Hamilton has died aged 77 », 28 janvier 2025
https://www.magnetomagazine.com/articles/british-aston-martin-racer-and-dealer-robin-hamilton-has-died-aged-77/ Nécrologie de Robin Hamilton, mort le 18 janvier 2025 à 77 ans ; record de vitesse en tractant une caravane, 124,914 mph de moyenne, aérodrome d’Elvington, octobre 1980. -
SEC.
Goodwood, Andrew Frankel, « These are all the people who have owned Aston Martin »
https://www.goodwood.com/grr/columnists/andrew-frankel/thank-frankel-its-friday-a-brief-history-of-aston-martins-owners/ Succession des propriétaires : Renwick et Bertelli, Sir Arthur Sutherland, William Willson et la mise en redressement fin 1974, le consortium de Peter Sprague, les parts de Pace vendues à Peter Livanos en 1983, trois quarts du capital cédés en 1984, la vente à Ford en 1987. - LACUNE Prénom de N. Holder, équipier de Bertelli au Double Twelve de 1930 Seule l’initiale figure dans les sources, presse d’époque comprise. Archive compétente : Brooklands Museum, programmes du JCC.
Héritage et postérité
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★ PRIMAIRE
Aston Martin, « Fighting Spirit : The History of Aston Martin in Grand Prix Racing », 9 décembre 2020
https://www.astonmartin.com/en/our-world/news/2020/12/9/fighting-spirit-the-history-of-aston-martin-in-grand-prix-racing Constructeur, sur son propre engagement en Grand Prix : financement des TT1 et TT2 par le comte Louis Zborowski, débuts au Grand Prix de l’ACF de 1922 à Strasbourg, retrait du programme fin 1960. -
★ PRIMAIRE
Aston Martin Heritage Trust, « About AMHT »
https://amht.org.uk/about-amht/ Musée détenteur de l’AMR1/01, don de Peter Livanos en 1999 ; archives d’usine de la marque. -
SEC.
Autocar, « Aston’s new 600bhp GT3 racer », 2011
https://www.autocar.co.uk/car-news/new-cars/aston-s-new-600bhp-gt3-racer GT3 Vantage V12, remplaçante de la DBRS9 : objectifs de 600 ch et 1 250 kg annoncés par Aston Martin Racing, dix voitures clients prévues pour la saison 2012. -
SEC.
Ecurie Bertelli, « 2 Litre & Speed Model »
https://ecuriebertelli.com/history/history-of-aston-martin-cars/sutherland-1936-1940/2-litre-speed-model Historien de la marque pour l’avant-guerre : 23 châssis de Speed Model construits entre 1936 et 1940, freins hydrauliques Lockheed, système développé en grande partie par Aston Martin ; huit dernières voitures, assemblées à la fin de 1939 et en 1940, à carrosserie Type C de Claude Hill. -
SEC.
Ecurie Bertelli, « Team cars LM1-LM7 »
https://ecuriebertelli.com/history/history-of-aston-martin-cars/bertelli-1927-1931/team-cars-lm1-lm7 Sens du préfixe LM, donné aux voitures de course d’usine « pour les distinguer des voitures de série » ; LM1 et LM2 construites pour Le Mans 1928. -
SEC.
Ecurie Bertelli, « Pre-war Aston Martin History, Birth to 1932 »
https://ecuriebertelli.com/history/history-of-aston-martin/pre-war-aston-martin-birth-to-1932 Historien de la marque : 1926, rachat de Bamford & Martin Ltd par William Somerville Renwick et Augustus Cesare « Bert » Bertelli, installation à Feltham. -
SEC.
Aston Martins.com (registre des châssis et des modèles), « Ulster, Third Series team cars 1934 »
https://astonmartins.com/car/ulster-1934-team-cars/ Origine du nom Ulster après le triplé de catégorie au Tourist Trophy 1934 (circuit d’Ards) des LM15, LM16 et LM17, repeintes en rouge après Le Mans 1934. -
SEC.
Aston Martins.com (registre des châssis et des modèles), « AMR1 »
https://astonmartins.com/car/amr-1/ Cinq châssis numérotés, quatre voitures achevées (AMR1/02 détruite à Donington en février 1989) ; coentreprise avec Ecurie Ecosse annoncée en 1987. - LACUNE Développement littéral du sigle « LM » (« Le Mans », usage courant non confirmé) Ni l’historien de la marque ni la presse d’époque (Motor Sport, mai 1980) n’écrivent le développement du sigle, qui désigne seulement les voitures de course d’usine. Archive compétente : Aston Martin Heritage Trust (Drayton St Leonard), registres d’usine.
- LACUNE Puissance de la Speed Model Type C (1938-1940) Aucune pièce d’époque ni du constructeur ne chiffre cette puissance. Archive compétente : Aston Martin Heritage Trust.
- LACUNE Régime et taux de compression du moteur de 105 ch de la DB2 Essais d’époque de The Motor et The Autocar non numérisés en accès libre ; régime et taux de compression non documentés. Archive compétente : Aston Martin Heritage Trust.
- LACUNE Puissance, masse et allègement de la DBR9 (2005) Aucune fiche d’homologation FIA GT1 en ligne : masse, puissance et allègement non documentés. Archive compétente : Aston Martin Racing (Banbury), fiches d’homologation FIA.
- LACUNE Puissance de la Lola-Aston Martin B09/60 (DBR1-2, 2009) Aucune source de presse spécialisée ni de constructeur en ligne ne chiffre cette puissance. Archive compétente : Aston Martin Racing.
- LACUNE Puissance de LM4 (1930) Aucune source ne chiffre cette voiture ; seuls des repères sur d’autres châssis circulent (70 ch à 5 000 tr/min pour LM5 à LM7 en 1931, Motor Sport, mai 1980). Archive compétente : Aston Martin Heritage Trust, registre de l’Aston Martin Owners Club.
- LACUNE Nombre exact de Lola-Aston Martin B09/60 et B10/60 construites Trois B09/60 établies au départ du Mans 2009 (n° 007, 008, 009) ; le nombre de châssis reconstruits en B10/60 après 2010 n’est pas documenté. Archive compétente : Aston Martin Racing, Lola Heritage.
- LACUNE Résultat daté attribué à la Speed Model Type C (Tourist Trophy de Donington, 3 septembre 1938) La deuxième place au général de St John Horsfall n’est rattachée à aucun châssis par une pièce d’époque : « Black Car » (carrosserie de type Ulster) ou Type C, les Type C étant recarrossées à partir de mi-1938. Archive compétente : Aston Martin Heritage Trust.
Sources iconographiques
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★ PRIMAIRE
Agence Rol (BnF), pesage de l’équipe Aston Martin au Grand Prix de l’ACF, 13 juillet 1922 (Wikimedia Commons)
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Team_Aston_Martin_at_the_1922_French_Grand_Prix.jpg Photographie de presse du pesage de Strasbourg : Clive Gallop sur la TT2 n° 8 et Louis Zborowski sur la TT1 n° 15 ; domaine public. -
★ PRIMAIRE
Photographe inconnu, des Aston Martin Ulster au Mans, 15 juin 1935 (Wikimedia Commons)
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:1935-06-15_Le_Mans_Aston_Martin_Ulster_team.jpg Photographie d’époque des Aston Martin Ulster au Mans en 1935 ; domaine public. -
SEC.
ZANTAFIO56, la DBR1/2 au Grand Prix de l’Âge d’Or, juin 2010 (Wikimedia Commons)
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aston_Martin_DBR1-2_at_GP_del%27Age_2010_(curve).jpg Photographie de la DBR1/2 au Grand Prix de l’Âge d’Or 2010 ; licence CC BY-SA 2.0, image recadrée.
Crédit photo : Hphoto.fr – Photographe automobile, spécialisé dans les compétitions historiques et d’endurance, basé en France dans les Yvelines.
Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du sport automobile au XXe siècle











