Le Mans Classic Series 2026
Peter Auto lève le voile sur sa saison 2026 sous un nouveau nom.
Le Muret des Stands by Sportauto-Heritage.fr – 23/03/2026 – Peter Auto

Les séries Historic Racing by Peter Auto changent de nom. Pour 2026, elles s’appellent les Le Mans Classic Series. Le rebranding est la partie visible ; ce qui va avec est plus intéressant.
Dix manches au calendrier cette saison, de mars à novembre. Les circuits habituels – Spa, Dijon-Prenois, Paul Ricard, Estoril, Imola – sont rejoints par le Qatar et Daytona, deux ajouts qui donnent aux séries une portée internationale assumée pour la première fois. Le tout converge vers Le Mans Classic Legend du 2 au 5 juillet, sur le circuit des 24 Heures, avec accès privilégié à l’événement pour les engagés qui alignent un modèle éligible.
L’invité d’honneur de l’édition 2026 est Gordon Murray. Architecte des Brabham des années 70-80, auteur de la McLaren MP4/5B avec laquelle Senna a décroché son deuxième titre en 1990, puis concepteur de la McLaren F1 — voiture dont on parle encore trente ans plus tard comme d’une référence absolue. La parade au Mans réunira la F1 GTR victorieuse en 1995, la F1 routière, la Brabham BT42 et la MP4/5B. Gordon Murray Automotive sera aussi là avec les GMA T.33, T.50 et T.50s Niki Lauda.
Biennal jusqu’ici, complet à chaque édition — 200 000 visiteurs, 700 voitures en piste —, Le Mans Classic passe en rythme annuel. Deux formats vont alterner : Legend en 2026, consacré à l’endurance de 1970 à 2015 ; Heritage à partir de 2027, avec les voitures des 24 Heures entre 1923 et 1975. La décision répond à une demande qui débordait le format biennal, notamment pour les machines des années 80 et 90.
L’édition Legend 2026 s’organise autour de cinq plateaux.

Le plateau 6 couvre 1972 à 1984 — la transition des prototypes d’avant-crise pétrolière vers l’ère turbo. Porsche 935, 936, Ferrari 512 BB LM. Et Jean Rondeau : vainqueur en 1980 avec Jean-Pierre Jaussaud au volant de sa propre création, seul pilote-constructeur de l’histoire du Mans à avoir remporté la course avec une voiture portant son nom. Personne n’a recommencé.

Le plateau 7 (1982-1993), c’est le Groupe C. La réglementation, fondée sur la consommation de carburant plutôt que sur la cylindrée, a poussé les ingénieurs vers une efficacité aérodynamique qu’on voit rarement. Porsche règne avec les 956 et 962, puis Jaguar, Mercedes-Sauber, Nissan, Toyota et Peugeot viennent complexifier le tableau. Le moment le plus étonnant de la décennie reste Mazda en 1991 : la 787B à quatre rotors de Weidler, Herbert et Gachot qui gagne au Mans. Un moteur rotatif vainqueur des 24 Heures. Une fois. Jamais repris.

Le plateau 8, 1994 à 1999, est sans doute le moins célébré des cinq — à tort. Les règlements d’homologation produisent des GT de route conçues pour courir : McLaren F1 GTR, Porsche 911 GT1, Mercedes CLK-LM, Toyota GT-One. En 1995, la McLaren participe pour la première fois. Elle gagne, avec Dalmas, Lehto et Sekiya. Cinq McLaren F1 GTR dans le top dix cette année-là. Difficile de trouver un équivalent dans l’histoire moderne du Mans.

Plateau 9 (2000-2010) : domination Audi R8 au tournant du millénaire, Bentley qui coupe court en 2003, Pescarolo du côté des prototypes français. GT côté : Ferrari 550 Maranello, Porsche 996 GT3 RSR, Aston Martin DBR9, Corvette C6.R.

Le plateau 10 (2006-2015) ferme la boucle sur les LMP1, LMP2 et GTE de l’ère hybride.
La saison 2026 de Le Mans Classic Series
La saison a déjà démarré. Test Days début mars au Circuit Paul Ricard, puis première manche à Barcelone pour l’Espíritu de Montjuïc du 27 au 29 mars — 4,7 km du Circuit de Barcelona-Catalunya, sept catégories au programme. Toutes les courses sont diffusées en direct sur la chaîne YouTube de Peter Auto, commentées en anglais par Vincent Franssen, Bruce Jones et Andrew Marriott.



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