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Soheil Ayari

Soheil Ayari, né le 5 avril 1970 à Aix-les-Bains, est un pilote franco-iranien actif de 1987 à 2012. Il remporte dix titres de champion dans cinq disciplines (Formule Ford, F3, Supertourisme, GT, endurance LMP) et dispute 11 fois les 24 Heures du Mans, avec un meilleur résultat de 4e au général en 2004 et en 2010.

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Les essentiels de Soheil Ayari

Sport automobile · Formule 3, F3000, Supertourisme, GT, Endurance · 1987-2012

Pilote franco-iranien formé en monoplaces et reconverti aux disciplines de production et d’endurance, Soheil Ayari a remporté dix titres de champion entre 1994 et 2011, dont trois consécutifs en Supertourisme et deux titres internationaux lors de la seule saison 2011.

Né à Aix-les-Bains le 5 avril 1970, Soheil Ayari passe ses premières années en Iran avant de rentrer en France à 8 ans pour fuir la révolution islamique de 1979. Il débute en karting en région Rhône-Alpes, remporte le Volant Maxauto 1993 et gravit rapidement les échelons des formules de promotion. Sa trajectoire couvre vingt-cinq ans de compétition : monoplaces (Formule Ford, Formule 3, Formule 3000 International), supertourisme (Peugeot officiel, trois titres nationaux), GT (Oreca, Saleen S7-R, deux titres GT France et un titre européen ELMS) et endurance prototype (Pescarolo, ORECA, Signatech Nissan). Après sa retraite compétitive, il s’engage comme essayeur longue durée pour Caradisiac et fonde Ayari Racing, structure de coaching de pilotes amateurs et confirmés.



La fiche technique

Fiche du pilote
Nationalité Franco-iranien
Né le 5 avril 1970, Aix-les-Bains, Savoie, France
Disciplines principales Formule 3, Formule 3000 International, Supertourisme, GT, Endurance LMP
Années d’activité 1987-2012
Écuries principales Graff Racing (F3, estimé), Astromega (F3000), Durango (F3000), Peugeot Sport (Supertourisme), Oreca (GT), Team Pescarolo Sport (LMP), Signatech Nissan (LMP2), JMB Racing (GT Open)
Voitures de référence La Dallara F396-Opel (estimé), la Peugeot Supertourisme, la Saleen S7-R, la Courage C62-Judd, l’ORECA 01, l’Oreca 03-Nissan, la Ferrari F458 GT2
Palmarès principal 10 titres : Champion F. Ford France 1994 ; Champion F3 France 1996 ; Champion Supertourisme France 2002, 2004, 2005 ; Champion GT France 2006, 2007 ; Champion ELMS GT1 2007 ; Champion ILMC LMP2 2011 ; Champion International GT Open 2011
Coéquipiers notables Stéphane Ortelli (ELMS GT1 2007) ; Franck Mailleux, Lucas Ordóñez (ILMC LMP2 2011) ; Marc Duez, Tommy Archer (Le Mans 1997)
Statut actuel Retraité de la compétition ; essayeur sur circuit (Caradisiac, 20 ans de collaboration) ; coach (Ayari Racing)

Soheil Ayari est un pilote de qualification : ses ratios poles/victoires en Supertourisme (4 pour 4 en 2002, 7 pour 7 en 2004) témoignent d’une efficacité rare dans les séances chronométrées. Cette domination, confirmée par les archives FFSA, a structuré ses trois titres consécutifs chez Peugeot Sport entre 2002 et 2005. Son entrée dans la discipline, facilitée par une saison d’apprentissage en 2001 (3 courses, 1 meilleur tour), contraste avec la maîtrise quasi immédiate qu’il y déploie dès l’exercice suivant.

Sa reconversion vers le GT, d’abord en France puis en European Le Mans Series avec Oreca et la Saleen S7-R, confirme une capacité d’adaptation à des voitures de caractère très différentes de la monoplace. Le titre ELMS GT1 2007, remporté avec Stéphane Ortelli (40 points, 3 victoires), représente la première distinction de rang européen de sa carrière. L’association avec Ortelli, double champion du monde GT chez Ferrari dans les années 1990, situe la performance dans un contexte de haute concurrence internationale.

Ses 11 participations confirmées aux 24 Heures du Mans (1997-2012) couvrent trois catégories distinctes : GT (Chrysler Viper GTS-R, 1997), LMP avec Pescarolo puis ORECA (2003-2010) et LMP2 avec Signatech Nissan (2011-2012). Le 4e rang au général en 2004 sur la Courage C62-Judd et en 2010 sur l’ORECA 01 constituent ses meilleurs résultats manceaux. La performance de 2010, sur un prototype LMP1 à moteur essence face aux diesels Audi et Peugeot, est documentée comme un fait technique distinctif par les archives de l’ACO.

Sources : ayari-racing.com (N3) ; 24h-lemans.com (N1) ; motorsportstats.com (N3) ; racingsportscars.com (N3)

Les chiffres clés

10 Titres de champion (1994-2011) ayari-racing.com
11 Participations aux 24h du Mans (1997-2012) 24h-lemans.com (N1)
19 Victoires en Supertourisme France (2002-2005) ayari-racing.com
11/14 Victoires en F3 France 1996 (record national estimé) ayari-racing.com (N3)
4e Meilleur résultat au général (Le Mans 2004 et 2010) 24h-lemans.com (N1)
3 Titres Supertourisme consécutifs (2002, 2004, 2005) ayari-racing.com

Dix titres dans cinq disciplines distinctes entre 1994 et 2011 constituent une trajectoire sans équivalent direct parmi les pilotes français de la même génération hors Formule 1. La combinaison Supertourisme, ELMS GT1, ILMC LMP2 et GT Open international sur une fenêtre de dix ans témoigne d’une adaptabilité multi-catégories documentée par les archives de chaque série.


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Les moments marquants

Les débuts et la montée en puissance (1987-2000)

Formé au karting en région Rhône-Alpes, Soheil Ayari entre dans les formules de promotion par le biais du Volant Maxauto 1993. En sept ans, de sa première course en Formule Ford à sa victoire à l’A1 Ring en F3000 1998, il bâtit une réputation en monoplace qui lui vaut un test chez Williams en décembre 1997 sans pour autant déboucher sur un baquet en Formule 1.

1993 : Volant Maxauto – entrée en Formule Ford France Première

Révélé au karting par 19 victoires et 15 poles en Ligue Rhône-Alpes entre 1987 et 1992, Soheil Ayari remporte le Volant Maxauto 1993, concours qui lui offre une saison complète en Formule Ford France. Il s’y révèle meilleur débutant de la saison, imposant d’emblée sa régularité et son efficacité qualificative. Ce premier contrat compétitif, rare pour un pilote sans soutien institutionnel, fixe la trajectoire des deux années suivantes et ouvre l’accès aux formules de promotion françaises, alors que rien dans le parcours d’un enfant rentré d’Iran à 8 ans ne laissait présager une intégration dans le circuit professionnel.

1994 : Champion de France Formule Ford – premier titre national Décisif

Soheil Ayari remporte le championnat de France de Formule Ford 1994 dès sa première saison complète dans la catégorie. Le titre confirme la validité du pari Maxauto et lui ouvre les portes de la Formule 3 France l’année suivante. Le détail des victoires et poles de cette saison n’est pas documenté dans les sources consultées, mais le titre est attesté par plusieurs sources concordantes : le palmarès officiel du pilote (ayari-racing.com) et Wikipedia EN. Ce premier titre national situe Ayari parmi les candidats sérieux des filières de promotion FFSA, à un moment où la Formule 3 France reste le principal vivier pour la Formule 3000 et les tests F1.

1996 : 11 victoires en 14 courses – record de France F3 Record

Champion de France de Formule 3 en 1996, Soheil Ayari réalise 11 victoires en 14 manches de championnat, performance présentée par les sources de l’époque comme un record national dans la discipline (ayari-racing.com, N3 ; à confirmer via archives FFSA). Il pilote la Dallara F396-Opel, vraisemblablement au sein de l’équipe Graff Racing (source estimée via les qualifications du Grand Prix de Macao 1996). Ce ratio de domination, rare dans une série française, lui vaut une reconnaissance immédiate et une invitation au Grand Prix de Macao en fin de saison, épreuve internationale réputée pour la densité de son plateau.

Novembre 1997 : Victoire au Grand Prix de Macao – premier Français (estimé) Première

Soheil Ayari remporte le Grand Prix de Macao 1997, épreuve de Formule 3 hors championnat organisée sur le circuit de Guia. Le site officiel du pilote et Wikipedia EN présentent cette victoire comme la première d’un pilote français dans l’épreuve ; cette qualification n’a pas été vérifiée sur source primaire (archives FIA ou organisateur de Macao). Il s’agit néanmoins d’une performance de référence dans une épreuve à forte densité internationale, disputée face à des pilotes issus des principales séries F3 mondiales. La victoire à Macao lui vaut, quelques semaines plus tard, une invitation de Williams Grand Prix pour un test en Formule 1.

Décembre 1997 et 1998 : Test Williams puis victoire à l’A1 Ring devant Montoya Tournant

En décembre 1997, Williams Grand Prix invite Soheil Ayari à un test en Formule 1 ; aucun contrat en course n’en découle. En 1998, sous les couleurs de Durango en Formule 3000 International, il s’impose à l’A1 Ring en Autriche, devant Juan Pablo Montoya. Ce résultat, attesté par les archives motorsportstats.com (N3), reste le plus emblématique de sa carrière en monoplace internationale. Il classe Ayari 5e au championnat F3000 1998, à une époque où cette série constitue la principale antichambre de la Formule 1 en Europe.


Saleen S7R - Stephane Ortelli, Soheil Ayari & Nicolas Lapierre exits Dunlop Chicane at the 2007 Le Mans
By Martin Lee from London, UK – Saleen S7R – Stephane Ortelli, Soheil Ayari & Nicolas Lapierre exits Dunlop Chicane at the 2007 Le Mans, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=181690694

Moments marquants – la confirmation et l’héritage (2001-2012)

Le passage de Soheil Ayari du supertourisme au GT puis à l’endurance prototype entre 2001 et 2012 dessine une carrière en trois actes. Chaque discipline amène un titre, parfois deux la même saison : le triplé Supertourisme installe sa réputation nationale, les titres GT et ELMS confirment son rang européen, le double championnat de 2011 clôt un parcours de vingt-cinq ans.

2002-2005 : Trois titres Supertourisme consécutifs avec Peugeot Sport Record

Engagé par Peugeot Sport à partir de 2001 pour une saison d’apprentissage (3 courses, 1 meilleur tour), Soheil Ayari remporte trois titres de champion de France de Supertourisme : 2002 (4 victoires, 4 poles), 2004 (7 victoires, 7 poles) et 2005 (8 victoires, 5 poles), soit 19 victoires cumulées dans la discipline. Le ratio poles/victoires de 2002 et de 2004, parfaitement égal dans les deux cas, illustre une domination en qualifications qui s’est maintenue sur l’ensemble du cycle. Ce triplé, réalisé avec une seule équipe officielle et un seul constructeur, constitue l’axe central de sa carrière.

2007 : Champion ELMS GT1 avec Stéphane Ortelli sur la Saleen S7-R Décisif

Reconverti vers le GT à partir de 2006 avec Oreca, Soheil Ayari remporte en 2007 le titre de champion de France GT et le championnat European Le Mans Series GT1 en coéquipier de Stéphane Ortelli. Le titre ELMS, obtenu avec 40 points et 3 victoires sur la Saleen S7-R, représente la première distinction de rang européen de sa carrière. L’association avec Ortelli, double champion du monde GT chez Ferrari dans les années 1990, confirme qu’Ayari s’est imposé dans un environnement de haute concurrence internationale, distinct du cadre national où il a bâti sa réputation.

2004 : 4e au général aux 24 Heures du Mans – meilleur résultat Pescarolo Tournant

Engagé par Team Pescarolo Sport sur la Courage C62-Judd, Soheil Ayari termine 4e au classement général des 24 Heures du Mans 2004, son meilleur résultat manceau à cette date (confirmé par 24h-lemans.com, N1). Ce résultat dans la catégorie LMP ouvre une relation durable avec les prototypes d’endurance : il retrouve Pescarolo en 2005, où il réalise la première ligne des qualifications avant un abandon en course. Le 4e rang au général situe l’équipe parmi les meilleures non-usines présentes à l’édition 2004, dans un contexte où Audi domine la catégorie LMP.

2010 : 4e au général sur l’ORECA 01 – premier moteur essence en LMP1 Première

Aux 24 Heures du Mans 2010, Soheil Ayari termine 4e au général sur l’ORECA 01, présentée comme le premier prototype LMP1 à moteur essence à figurer à ce niveau de classement dans la course (24h-lemans.com, N1). Le résultat est obtenu dans une catégorie LMP1 alors dominée par les motorisations diesel Audi et Peugeot, ce qui en fait un fait technique distinctif documenté. Cette performance confirme la continuité de son engagement en endurance prototype sur une décennie, depuis ses premiers passages avec Pescarolo.

2011 : Double champion ILMC LMP2 et International GT Open Décisif

En 2011, Soheil Ayari remporte deux titres dans deux disciplines distinctes au cours de la même saison. En ILMC LMP2 avec Signatech Nissan (Oreca 03-Nissan), aux côtés de Franck Mailleux et Lucas Ordóñez, il décroche le titre international. En International GT Open avec JMB Racing (Ferrari F458 GT2), il ajoute un dixième titre de champion. Deux compétitions distinctes, deux voitures distinctes, deux équipes distinctes : ce double championnat constitue l’achèvement de sa carrière compétitive en course au plus haut niveau.


Le Mans 24 Hours 2011 -  Signatech's Oreca 03 Nissan Driven by Franck Mailleux, Soheil Ayari and Lucas Ordonez, CC
By David Merrett from Daventry, England – Signatech’s Oreca 03 Nissan Driven by Franck Mailleux, Soheil Ayari and Lucas Ordonez, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=185892101

Idée reçue

À ne pas confondre

Le site officiel du pilote (ayari-racing.com) indique 12 participations aux 24 Heures du Mans entre 1997 et 2014. Les archives de l’ACO (24h-lemans.com, N1) permettent de confirmer 11 départs automobiles entre 1997 et 2012. La 12e participation citée correspond vraisemblablement aux 24 Heures du Mans Moto de 2014, épreuve distincte de l’endurance automobile organisée sur le même circuit. Aucun 12e départ en catégorie automobile n’a pu être identifié dans les sources consultées.


Pourquoi ça compte

La trajectoire de Soheil Ayari pose une question que le sport automobile français des années 1990 n’a pas résolue : quelle place pour un pilote de premier rang qui ne rejoint pas la Formule 1 ? Le test Williams de décembre 1997 signale qu’il figure parmi les candidats légitimes. La victoire à l’A1 Ring en F3000 1998 devant Juan Pablo Montoya confirme le niveau. Aucun contrat en course ne se concrétise.

Ce que sa carrière documente à la place, c’est une traversée de cinq disciplines principales sur vingt ans, avec un titre dans chacune ou presque. Les trois titres consécutifs de Supertourisme (2002-2005) ne sont pas une reconversion subie : ils forment un bilan de domination chiffré par des ratios poles/victoires sans équivalent dans la discipline sur cette période. Le titre ELMS GT1 2007 avec Stéphane Ortelli n’est pas le fruit d’un calendrier favorable, c’est une performance dans une série européenne face à des pilotes de calibre international.

Le 4e rang au Mans en 2010 sur l’ORECA 01 à moteur essence, dans une catégorie LMP1 alors tenue par les diesels Audi et Peugeot, dit quelque chose sur l’adaptabilité technique. Le double championnat de 2011, deux compétitions distinctes, deux voitures distinctes, deux équipes distinctes, reste un fait de palmarès difficile à expliquer par la chance ou le calendrier.

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Sources

Sources
  • ★ PRIMAIRE 24h-lemans.com — Archives officielles ACO, palmarès complet pilote
  • SEC. motorsportmagazine.com — Profil pilote, base de données historique
  • SEC. ayari-racing.com — Palmarès officiel pilote (site personnel)
  • SEC. motorsportstats.com — Résultats F3000 International 1997-2000
  • SEC. racingsportscars.com — ELMS GT1 2007, classement final
  • SEC. mastershistoricracing.com — Driver Story n°43, portrait long format
  • SEC. caradisiac.com — Le Mans 2011, résultat LMP2
  • LACUNE Résultats détaillés F3000 1999 et 2000 (équipes, classements complets) — archives Autosport / motorsportstats.com à consulter
  • LACUNE 12e participation Le Mans (site officiel pilote) — archives ACO 2013-2014 à consulter pour identifier l’épreuve exacte (automobile ou moto)
  • LACUNE Qualification « premier Français vainqueur à Macao 1997 » — archives officielles Macao GP / FIA à vérifier sur source primaire

Sportauto-Heritage.fr – Les chroniques du Sport Automobile au XXe Siècle

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