Mille Miglia 2025 Jour 3 – Vesco conforte sa position
De la Toscane à la Romagne, un parcours rythmé par des épreuves décisives
Jeudi 19 juin, la 1000 Miglia 2025 a poursuivi son itinéraire avec une étape dense entre Arezzo et Milano Marittima. Ce troisième jour de course a mis à l’épreuve les équipages sur une séquence montagneuse, marquée par une série d’épreuves chronométrées exigeantes, un passage inédit en République de Saint-Marin et une arrivée animée sur la côte Adriatique.

Relais à Arezzo et relance immédiate vers l’Alpe della Luna
Après la pause déjeuner à Arezzo — étape que la course n’avait plus visitée depuis quatre ans — les concurrents ont repris la route en direction de San Sepolcro. À peine dix kilomètres après le Time Control de départ, dans le hameau de Palazzo del Pero, les chronomètres se sont remis en route pour huit épreuves de régularité consécutives. Ce type de séquence compacte exige une concentration maximale, d’autant que les segments de route sinueux et les changements de dénivelé sont fréquents dans cette zone de la Toscane orientale.
Le parcours a ensuite traversé Anghiari, point de Contrôle de Passage situé sur une large portion de descente avec une vue dégagée sur les collines environnantes. Peu après, le convoi est arrivé à San Sepolcro, ville natale du peintre Piero della Francesca. Là, les rues ont été investies par une foule dense, confirmant le fort ancrage local de l’épreuve et l’attachement du public aux véhicules d’époque.
Moyenne imposée sur le Passo di Viamaggio
En remontant vers le nord-est, les équipages ont longé la réserve naturelle de l’Alpe della Luna, puis abordé le col de Viamaggio, sur lequel s’est déroulée une épreuve dite « de moyenne ». Contrairement aux tests de régularité classiques, ces épreuves imposent un rythme moyen constant sur plusieurs kilomètres, indépendamment de l’altitude ou de l’état de la chaussée. Elles exigent une coordination millimétrée entre pilote et copilote, notamment dans la lecture des instruments de bord et le respect du timing dans les zones sans repère visuel clair.
Vesco et Salvinelli conservent la tête après 88 épreuves
À ce stade de la course, le classement général reste dominé par Andrea Vesco et Fabio Salvinelli à bord de leur Alfa Romeo 6C 1750 SS. Leur régularité sur l’ensemble des secteurs, couplée à une excellente gestion des écarts de vitesse, leur permet de conserver l’avantage malgré des conditions de course variables. En seconde position, l’équipage argentin Daniel Erejomovich – Gustavo Llanos poursuit sur un bon rythme avec leur Alfa Romeo 6C 1500 SS, légèrement moins puissante mais tout aussi affûtée pour l’exercice. Le duo Tonconogy-Ruffini complète le trio de tête avec une 6C 1750 GS Spider.

Ces positions illustrent l’hégémonie des modèles Alfa Romeo d’avant-guerre dans ce type de compétition, où la précision de conduite et la connaissance des capacités dynamiques de l’auto sont déterminantes.
Saint-Marin : un passage inédit sous les projecteurs
L’entrée en République de Saint-Marin marque une nouveauté dans le tracé 2025. Pour la première fois, la 1000 Miglia a organisé une série d’épreuves de régularité en soirée sur le territoire sammarinais, valables pour le Trophée local. La configuration montagneuse, les routes étroites et la faible luminosité ambiante ont constitué un défi supplémentaire pour les équipages, qui ont dû adapter leurs repères et leur rythme à un environnement inhabituel.
Cette incursion, bien accueillie par le public local et les autorités, pourrait poser les bases d’un ancrage plus régulier de la course dans la petite république enclavée.
Gambettola, Cesena et dîner au Technogym Village
Après avoir quitté Saint-Marin, le peloton a traversé la région de la Romagne avec un arrêt de Contrôle de Passage à Gambettola. La soirée s’est poursuivie à Cesena, où les concurrents ont été accueillis au Technogym Village, site emblématique du fabricant italien d’équipements de sport. Ce dîner, le troisième et dernier de la course organisé durant une étape, a offert un moment de répit aux équipages avant l’approche de la côte adriatique.

Cette étape dans un complexe industriel contemporain souligne le contraste assumé de l’épreuve entre tradition mécanique et ouverture vers des partenariats modernes.
Milano Marittima : arrivée nocturne en bord de mer
L’ultime portion de l’étape, longue d’une quinzaine de kilomètres, a conduit les véhicules jusqu’au Time Control final de Milano Marittima. La place Andrea Costa a servi de point de référence pour l’enregistrement des temps, avant que les voitures ne soient dirigées vers la rampe de parade installée à proximité de la tour San Michele.

L’ambiance était particulièrement dense à l’arrivée, avec un public nombreux massé le long du parcours pour admirer les véhicules. Malgré l’heure avancée, la tension de la journée et le rythme soutenu des épreuves n’avaient en rien entamé l’enthousiasme des participants.
