Rétromobile 2025 – Partie 3
Les pépites de la vente Artcurial
Du 5 au 9 février 2025, Paris Expo Porte de Versailles a accueilli Rétromobile, qui réunissait collectionneurs et constructeurs. Le salon abritait aussi la vente officielle d’Artcurial Motorcars, tenue les 7 et 8 février 2025. Avec la vente de motos de la collection Panini, les ventes d’Artcurial au salon ont totalisé 24,6 millions d’euros. Dans la vente officielle, une Ferrari 275 GTB aluminium de 1966 a été vendue 2 159 600 € frais compris. Une Porsche 356 Pre-A 1300 de 1952 a été vendue 429 120 € frais compris. Dans la même vente, une Bugatti Type 57 cabriolet Stelvio de 1935 a été vendue 383 264 € frais compris.
La vente comptait aussi des modèles plus accessibles. Une Citroën Méhari de 1973 a été vendue 20 264 € frais compris. La Velam Isetta de 1956, lot n° 1 de la vente, a été vendue 26 224 € frais compris.
Les voitures retenues sont présentées ci-dessous, chacune avec son estimation et son résultat.
Les modèles d’exception
Ferrari 275 GTB de 1966

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 275 GTB de 1966 était estimée entre 2 200 000 € et 2 600 000 €. Elle a été vendue 2 371 640 € frais compris.

La Ferrari 275 GTB de 1966, vue de profil, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 275 GTB de 1966, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Dévoilée au Salon de Paris en 1964, la Ferrari 275 GTB a succédé à la 250 GT Lusso. L’exemplaire du lot n° 90, châssis 8407, a été livré le 19 avril 1966 à Franco-Britannic Autos, à Levallois. Son premier propriétaire, M. Caillas, de Paris, l’a reçu en bleu Celeste Metallizzato avec un intérieur en cuir noir.
Sous le capot, la 275 GTB est animée par un moteur V12 de 3,3 litres développant 280 chevaux à 7 600 tr/min. Cette motorisation, couplée à une boîte manuelle à cinq rapports, permet à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 258 km/h. Le 13 février 1967, l’exemplaire est passé chez Ferrari Assistenza Clienti, à Modène, avec 11 189 km au compteur.

La 275 GTB reçoit, sur un châssis tubulaire en acier, une suspension indépendante aux quatre roues ; elle est la première Ferrari de route à suspension arrière indépendante. Les freins à disque équipent les quatre roues.
À l’intérieur, les sièges sont garnis de cuir noir, la teinte d’origine.
Ferrari 275 GTB aluminium de 1966

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 275 GTB aluminium de 1966 était estimée entre 2 000 000 € et 3 000 000 €. Elle a été vendue 2 159 600 € frais compris.
La 275 GTB est aussi la première Ferrari de route à boîte-pont arrière. Son dessin, signé Pininfarina et réalisé par Scaglietti, associe un long capot à une partie arrière courte.
Sortie d’usine le 17 janvier 1966, la voiture du châssis numéro 08151 est l’une des rares 275 GTB à carrosserie entièrement en aluminium. Elle arborait alors une teinte « Argento Metallizzato 106-E-1 » avec un intérieur en cuir « Nero VM 8500 ». Livré avec trois carburateurs, son moteur en compte six aujourd’hui.


Signature d’Enzo Ferrari et numéro de châssis sur l’aile de la Ferrari 275 GTB aluminium, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 275 GTB aluminium de 1966, châssis 08151, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.

Bugatti Type 51 Grand Prix de 1930

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Bugatti Type 51 Grand Prix de 1930, identifiée par le châssis n° 51154, était estimée entre 1 700 000 € et 2 300 000 €. Elle a été vendue 1 587 600 € frais compris.

La Bugatti Type 51, introduite en 1931, est l’évolution directe de la Type 35. Cet exemplaire, construit en 1930 comme Type 35B d’usine, a été transformé en Type 51 par l’usine en juillet 1931. Face à l’Alfa Romeo 8C de Vittorio Jano, Bugatti a entrepris de moderniser sa Type 35B.
Sous le capot, la Type 51 est équipée d’un moteur huit cylindres en ligne de 2,3 litres, doté d’un double arbre à cames en tête et suralimenté par un compresseur Roots.

Le châssis de la Type 51 reprend celui de la Type 35, à peu de modifications près. La suspension est à ressorts à lames et le freinage confié à des tambours. La voiture garde les roues en aluminium coulé de la Type 35 et porte deux bouchons de réservoir derrière le pilote.
Bugatti EB110 GT de 1995

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Bugatti EB110 GT de 1995 était estimée entre 1 200 000 € et 1 500 000 €. Elle a été vendue 1 530 400 € frais compris.

La Bugatti EB110 GT, dévoilée le 15 septembre 1991 à Paris, signe le retour de Bugatti sous la direction de l’entrepreneur italien Romano Artioli. Le modèle célèbre le 110e anniversaire de la naissance d’Ettore Bugatti, né le 15 septembre 1881.
En position centrale arrière, le V12 de 3,5 litres quadri-turbo de l’EB110 GT développe 560 chevaux à 8 000 tr/min. Il permet d’atteindre une vitesse maximale de 342 km/h. La puissance est transmise aux quatre roues via une boîte manuelle à six rapports.

L’EB110 GT repose sur un monocoque en fibre de carbone de 125 kg, fabriqué par Aérospatiale. La suspension est à double triangulation à l’avant et à l’arrière ; le freinage est confié à des disques ventilés aux quatre roues. Sa ligne, dessinée d’après les premières esquisses de Marcello Gandini, se signale par des portes en élytre.
À l’intérieur, l’EB110 GT reçoit des sièges en cuir à réglage électrique et la climatisation. Les équipements comprennent également un système audio haut de gamme.
Delage D6-70 Spéciale Compétition de 1936

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Delage D6-70 Spéciale Compétition de 1936, carrossée par Figoni et Falaschi, était estimée entre 1 300 000 € et 1 600 000 €. Elle n’a pas été vendue.

Cette Delage D6-70 Spéciale Compétition de 1936, châssis 50688, carrossée par Figoni et Falaschi, le carrossier de Boulogne-sur-Seine, a été construite pour la course. Aux 24 Heures du Mans 1937, Louis Gérard et Jacques de Valence de Minardière l’ont menée à la 4e place du classement général et à la première place de la catégorie 3 litres, à 121,149 km/h de moyenne ; le 3 septembre 1938, Louis Gérard remportera avec elle le Tourist Trophy, couru au handicap, à Donington.
Le moteur serait à l’origine un six cylindres en ligne d’environ 2,7 litres, couplé à une boîte électromagnétique Cotal.

La suspension avant serait indépendante et l’essieu arrière rigide.
Ferrari 250 GT Lusso de 1963

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 250 GT Lusso de 1963 était estimée entre 1 200 000 € et 1 500 000 €. Elle n’a pas été vendue.

La Ferrari 250 GT Lusso, dessinée par Pininfarina et carrossée par Scaglietti, est la dernière 250 GT de route. Présentée au Salon de l’automobile de Paris en 1962, elle a été produite jusqu’à la fin de 1964, à 350 exemplaires.
Sous le capot, la 250 GT Lusso est équipée d’un moteur V12 Colombo de 3,0 litres développant 240 chevaux à 7 500 tr/min. Alimenté par trois carburateurs Weber, ce moteur permet à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 240 km/h. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports.

Le châssis tubulaire en acier de la 250 GT Lusso est associé à une suspension avant indépendante à triangles superposés et à un essieu arrière rigide avec ressorts à lames. Les freins à disque équipent les quatre roues.
À l’intérieur, deux sièges baquets garnis de cuir font face à une planche de bord à cadrans circulaires, le compteur et le compte-tours étant placés au centre. Dans la gamme Ferrari de l’époque, la 250 GT Lusso se plaçait entre les modèles de course et les GT de luxe.
Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1973

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1973 était estimée entre 500 000 € et 700 000 €. Elle a été vendue 691 447 € frais compris.

La Ferrari 365 GTB/4, communément appelée « Daytona », a été dévoilée en 1968 au Salon de l’automobile de Paris. Ce modèle est né dans un contexte où Ferrari cherchait à concurrencer les performances de la Lamborghini Miura, à moteur central arrière. Ferrari a gardé le moteur à l’avant.
Sous le long capot de la Daytona se trouve un moteur V12 de 4,4 litres développant 352 chevaux à 7 500 tr/min. Ce moteur, alimenté par six carburateurs Weber, permet à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 280 km/h et de couvrir le kilomètre départ arrêté en 24 secondes. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports.

Le châssis tubulaire en acier de la 365 GTB/4 reçoit une suspension indépendante aux quatre roues, composée de triangles superposés et de ressorts hélicoïdaux. Les freins à disque équipent les quatre roues.
L’habitacle de cet exemplaire a gardé sa sellerie de cuir noir d’origine. Ferrari en a produit 1 284 berlinettes et 122 spiders jusqu’en 1973.
Ferrari 330 GTC de 1967

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 330 GTC de 1967 était estimée entre 450 000 € et 550 000 €. Elle a été vendue 569 776 € frais compris.

La Ferrari 330 GTC est un coupé deux places. Présentée au Salon de Genève en 1966, elle a été conçue pour combler le vide entre la 275 GTB et la 330 GT 2+2. Son dessin, signé Pininfarina, reprend certains éléments de la 500 Superfast.
Sous le capot, la 330 GTC est équipée d’un V12 de 4,0 litres, dérivé du moteur Colombo, développant 300 chevaux à 7 000 tr/min. Cette motorisation lui permet d’atteindre une vitesse maximale de 242 km/h. La boîte manuelle compte cinq rapports. Elle reprend le châssis de la 275 GTB, avec son empattement de 2 400 mm, et sa suspension arrière indépendante.

À l’intérieur, les sièges sont garnis de cuir et la planche de bord est plaquée de teck.
La 330 GTC a été produite à 598 exemplaires entre 1966 et 1968.
Ferrari 550 Maranello de 1996
Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 550 Maranello de 1996, attribuée à Michael Schumacher, était estimée entre 230 000 € et 320 000 €. Elle a été vendue 313 200 € frais compris.
La Ferrari 550 Maranello, dévoilée en 1996, succède à la F512 M à moteur central arrière et revient au V12 placé à l’avant. Cet exemplaire, châssis n° ZFFZR49B000105067, a été attribué à Michael Schumacher par Ferrari, comme en atteste une lettre signée par le pilote le 10 février 2003 et adressée à l’importateur japonais Cornes. Dans cette correspondance, Schumacher évoque le plaisir qu’il a eu à conduire cette voiture et souhaite à son futur propriétaire une expérience similaire.
Sous le capot, la 550 Maranello est équipée d’un moteur V12 de 5,5 litres, développant 485 chevaux à 7 000 tr/min et un couple de 569 Nm à 5 000 tr/min. Cette motorisation permet une accélération de 0 à 100 km/h en 4,4 secondes et une vitesse de pointe de 320 km/h. La transmission est confiée à une boîte de vitesses manuelle à six rapports. Cet exemplaire a parcouru 10 000 km depuis l’origine.
Le châssis de la 550 Maranello repose sur une structure tubulaire en acier. La suspension est indépendante aux quatre roues, à double triangulation, avec des barres antiroulis. Le freinage est assuré par des disques aux quatre roues. Son coefficient de traînée est de 0,33.
Cet exemplaire porte une caisse Argento Nürburgring et un intérieur rouge Cartier ; Michael Schumacher en a signé la boîte à gants. Le 12 octobre 1998, à Marysville, une 550 Maranello a établi des records de vitesse, dont 100 km à 304,1 km/h de moyenne.

La Ferrari 550 Maranello de 1996 attribuée à Michael Schumacher, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 550 Maranello de 1996 attribuée à Michael Schumacher, vue de trois quarts arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 550 Maranello de 1996 attribuée à Michael Schumacher, vue de trois quarts arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 550 Maranello de 1996 attribuée à Michael Schumacher, vue de l’avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Insolite
Packard Super Eight « Yacht » par Chapron de 1948, sur châssis de 1937

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Packard Super Eight « Yacht » de Louis Réard était estimée entre 250 000 € et 350 000 €. Elle n’a pas été vendue.

Louis Réard a commandé la Packard Super Eight « Yacht » en 1947 ; la réalisation en a été confiée au maître-carrossier Henri Chapron. Réard, qui avait déposé la marque Bikini en 1946, souhaitait un véhicule publicitaire pour ses tournées promotionnelles. D’abord envisagée sur un autre châssis, la voiture repose sur une Packard Super Eight de 1937, dont le puissant huit-cylindres convenait mieux à l’imposante structure.
Sous son long capot, la Packard embarque un huit-cylindres en ligne d’environ 5,2 litres. Conçue pour la publicité, la voiture a reçu le Grand Premier Prix de la Coupe de la Fédération française de la publicité.

Le dessin s’inspire du monde maritime. La carrosserie évoque la proue d’un yacht avec des lignes élancées, des hublots latéraux, des taquets d’amarrage et même un mât central surmonté d’un pavillon aux couleurs de Louis Réard. Son cockpit arrière, aménagé comme un pont supérieur, accueillait les mannequins portant le bikini. Le 1er octobre 1948, la voiture a été baptisée au champagne, comme un navire, avant d’être exposée au concours d’élégance d’Enghien-les-Bains en juin 1949, puis utilisée sur le Tour de France cycliste et lors de tournées dans les villes de bord de mer.
Conservée par Louis Réard jusqu’en 1976, elle passera ensuite entre les mains du collectionneur Jacques Vincent. Exposée au Salon Rétromobile 1987, elle quittera la scène publique ; Jacques Vincent la gardera jusqu’en 2023. Au moment de la vente, elle était complète et bien préservée, avec les éléments reçus au fil de son histoire. Redémarrée peu avant, elle demandait une révision complète avant de reprendre la route.
Simplex-Crane Model 5 Double Phaéton de 1916

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Simplex-Crane Model 5 Double Phaéton de 1916 était estimée entre 200 000 € et 300 000 €, sans réserve. Elle a été vendue 149 000 € frais compris.

La Simplex-Crane Model 5 Double Phaéton, introduite en 1915, est née du rachat de la Crane Motor Car Company par la Simplex Automobile Company, fin 1914. Simplex voulait profiter des innovations techniques de Crane pour produire une automobile haut de gamme. La Model 5, proposée en châssis nu, permettait aux clients de choisir leur carrossier.
Sous le capot, la Simplex-Crane Model 5 est équipée d’un moteur six cylindres en ligne de 9,25 litres, développant une puissance de 110 chevaux. Ce moteur est couplé à une transmission manuelle à quatre vitesses. La Model 5 serait dotée d’amortisseurs hydrauliques, d’un démarreur électrique et d’un double allumage.

Le châssis de la Model 5 est conçu pour recevoir des carrosseries personnalisées. Les freins agissent, semble-t-il, sur les seules roues arrière.
Brewster & Co. a carrossé plusieurs Model 5. Ce modèle était une automobile de luxe, destinée à une clientèle fortunée.
FN 1300 Sport par Hurabielle, vers 1925

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette FN 1300 Sport carrossée par Hurabielle vers 1925 était estimée entre 80 000 € et 110 000 €, sans réserve. Elle n’a pas été vendue.

La FN 1300 Sport est un modèle de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre (FN), un constructeur belge fondé en 1889 à Herstal et d’abord spécialisé dans les armes. FN construisait des automobiles dès le début du XXe siècle. Cet exemplaire porte une carrosserie biplace de Hurabielle en aluminium bouchonné, à pointe « Bordino ».
La voiture est équipée d’un moteur quatre cylindres en ligne à soupapes en tête d’environ 1,3 litre, associé à une boîte à quatre vitesses.

Ses quatre roues, à rayons, sont toutes freinées.
Dans l’habitacle, la planche de bord métallique est garnie de compteurs ronds ; seule la jante du volant est en bois.
Fiat 508 S Mille Miglia Berlinetta Aerodinamica de 1934

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Fiat 508 S Mille Miglia Berlinetta Aerodinamica de 1934 était estimée entre 185 000 € et 220 000 €. Elle a été vendue 184 760 € frais compris.
Conçue à partir de la Fiat 508 Balilla, la 508 S Mille Miglia Berlinetta Aerodinamica a été développée pour répondre aux exigences du sport automobile et, en particulier, des Mille Miglia. Son dessin est attribué à Mario Revelli de Beaumont. Sa carrosserie est fuselée.
Sous son capot, la Fiat 508 S embarque un moteur quatre cylindres en ligne de 995 cm³, à soupapes en tête, qui développe 36 chevaux. La voiture est dotée d’une boîte de vitesses à quatre rapports.
La Fiat 508 S Mille Miglia Berlinetta Aerodinamica a été produite en très petite série.

La 508 S a couru dans sa classe aux Mille Miglia et à la Targa Florio ; en 1936, une berlinette menée par Comirato et Dumas aurait pris la 2e place de sa classe aux Mille Miglia.
Jaguar SS 100 2.5L Roadster de 1936

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Jaguar SS 100 2,5 litres Roadster de 1936 était estimée entre 240 000 € et 290 000 €. Elle n’a pas été vendue.

La Jaguar SS 100 2,5 litres Roadster, produite entre 1936 et 1939, est un modèle de sport de la marque SS. Sa calandre est verticale.
Sous le capot, la SS 100 2,5 litres embarque un moteur six cylindres en ligne de 2 663 cm³, dérivé du bloc Standard et doté d’une culasse de Harry Weslake. Avec deux carburateurs SU, il développe 102 chevaux. Associé à une boîte manuelle, il permet d’atteindre 151 km/h en pointe.

L’habitacle de cet exemplaire reçoit une sellerie en cuir rouge et une planche de bord complète. La SS 100 2,5 litres a été produite à 191 exemplaires.
BMW 327 cabriolet de 1940

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette BMW 327 Cabriolet de 1940 était estimée entre 90 000 € et 130 000 €. Elle n’a pas été vendue.

La BMW 327 est une voiture de grand tourisme produite de juillet 1937 à avril 1941. Proposé en cabriolet dès 1937, puis en coupé à partir de l’automne 1938, ce modèle est dérivé de la BMW 326.
Sous le capot, la BMW 327 est équipée d’un moteur six cylindres en ligne de 1 971 cm³. Ce moteur développe une puissance de 55 chevaux, permettant à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 125 km/h. La 327/28, fabriquée à partir de juin 1938 et commercialisée en octobre 1938, reçoit le moteur M328 de 80 chevaux, emprunté à la BMW 328.

La production de la BMW 327 s’est déroulée entre 1937 et 1941, avec un total de 1 303 exemplaires produits avant l’interruption due à la guerre. S’y ajoutent 569 BMW 327/28, produites jusqu’en avril 1940. Après la guerre, une petite production a repris à Eisenach sous direction soviétique ; elle se serait poursuivie au début des années 1950, certaines voitures arborant le badge EMW.
Delahaye 235 coach par Chapron de 1953

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Delahaye 235 Coach par Chapron de 1953 était estimée entre 80 000 € et 120 000 €. Elle a été vendue 69 136 € frais compris.

La Delahaye 235 coach carrossée par Chapron, de 1953, vue de profil, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Delahaye 235 coach carrossée par Chapron, de 1953, vue de trois quarts arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
La Delahaye 235 passe pour le dernier modèle de tourisme de la marque. Présentée au Salon de l’Automobile de Paris en 1951, la 235 visait à actualiser la Type 135 en adoptant un design plus contemporain. Le constructeur a collaboré avec des carrossiers, notamment Henri Chapron, pour créer des carrosseries personnalisées.
Sous le capot, la 235 est équipée d’un moteur six cylindres en ligne de 3 557 cm³, dérivé de la Type 135MS. Ce moteur, alimenté par trois carburateurs Solex, développe une puissance de 150 chevaux à 4 200 tr/min. Il est associé à une boîte de vitesses électromagnétique Cotal.

Le châssis de la Delahaye 235, hérité des modèles précédents, conserve une architecture classique avec une suspension avant indépendante et un essieu arrière rigide.
À l’intérieur, cet exemplaire a gardé son cuir rouge d’origine. Positionnée sur le segment des voitures de luxe, la Delahaye 235 a vu son prix élevé limiter sa diffusion à quelque 85 exemplaires.
Chevrolet Corvette de 1954

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Chevrolet Corvette de 1954 était estimée entre 80 000 € et 100 000 €. Elle a été vendue 71 520 € frais compris.

La Chevrolet Corvette de 1954 appartient à la deuxième année de production du modèle. Après 300 voitures assemblées presque à la main à Flint en 1953, la production est passée à l’usine de Saint-Louis, dans le Missouri, préparée pour la série. En 1954, 3 640 exemplaires ont été produits.
La Corvette 1954 garderait la carrosserie en polyester armé de fibre de verre de 1953.

Sous le capot, la Corvette 1954 est équipée du moteur « Blue Flame » six cylindres en ligne de 3,9 litres, couplé, semble-t-il, à une transmission automatique Powerglide à deux vitesses.
À l’intérieur, la sellerie de cet exemplaire, refaite lors de sa restauration, est en cuir beige. Une bonne part des Corvette de 1954 serait restée invendue en fin d’année.
Fiat 1100/103 TV « Désirée » par Vignale de 1957
Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Fiat 1100/103 TV « Désirée » Vignale de 1957 était estimée entre 80 000 € et 120 000 €. Elle a été vendue 100 128 € frais compris.
La Fiat 1100/103 TV « Désirée » Vignale est le fruit d’une collaboration entre Fiat et le carrossier italien Vignale, sous la direction du designer Giovanni Michelotti. Présentée au Salon de l’automobile de Turin en 1956, semble-t-il, cette version spéciale de la Fiat 1100/103 TV, nommée « Désirée », n’aurait été construite qu’à trois exemplaires.
Sous le capot, la « Désirée » est équipée d’un moteur quatre cylindres en ligne de 1 089 cm³, qui développe 53 chevaux avec un carburateur Weber double corps. La transmission est assurée par une boîte manuelle.
L’habitacle de ce coupé a été refait avec des matériaux conformes à l’origine.

La Fiat 1100/103 TV « Désirée » Vignale de 1957, vue de face, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Fiat 1100/103 TV « Désirée » Vignale de 1957, vue de trois quarts arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Talbot-Lago T14 America de 1958

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Talbot-Lago T14 America de 1958 était estimée entre 150 000 € et 200 000 €. Elle a été vendue 160 920 € frais compris.

La Talbot-Lago T14 America de 1958, vue de profil, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Talbot-Lago T14 America de 1958, vue de trois quarts arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
La Talbot-Lago T14 America est l’un des derniers modèles de la marque française ; cet exemplaire a été livré le 19 décembre 1958. Dessiné par Carlo Delaisse, styliste en chef du carrossier de Neuilly-sur-Seine Letourneur et Marchand, ce coupé visait à séduire une clientèle internationale, notamment américaine.
La T14 America a d’abord reçu un V8 BMW d’environ 2,5 litres. Après le rachat de Talbot-Lago par Simca, une poignée d’exemplaires, dont celui-ci, a reçu un V8 de 2,3 litres de Simca, de 95 chevaux.

À l’intérieur, cet exemplaire est garni d’une sellerie en cuir rouge. La T14 America n’a pas réussi à s’imposer, et la marque a disparu après son rachat par Simca.
Lancia Aurelia B24S convertible Pinin Farina de 1958

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Lancia Aurelia B24S convertible Pinin Farina de 1958 était estimée entre 190 000 € et 240 000 €. Elle n’a pas été vendue.

La Lancia Aurelia B24S convertible, dessinée par Pinin Farina, est une évolution de l’Aurelia. Produite à 521 exemplaires, tous en conduite à gauche, cette version a remplacé le Spider America en 1956.
Mécaniquement, la B24S est animée par un V6 de 2 451 cm³. Couplé à une boîte manuelle à quatre rapports, ce moteur permet à la voiture d’atteindre quelque 175 km/h. Le châssis associe une suspension avant indépendante à montants coulissants à un essieu arrière De Dion.

Le volant à jante bois fait face à des cadrans ronds. Par rapport au Spider America, cette version convertible se distingue par des vitres descendantes et un pare-brise plus droit, avec déflecteurs.
Lancia Flaminia 2,5L cabriolet Touring de 1960

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Lancia Flaminia 2,5 litres cabriolet Touring de 1960 était estimée entre 80 000 € et 120 000 €, sans réserve. Elle a été vendue 77 480 € frais compris.

Présentée en berline au Salon de Genève en 1957, la Lancia Flaminia a succédé à l’Aurelia. La version cabriolet est carrossée par Touring selon sa technique Superleggera.
Sous le capot, cette Flaminia est équipée d’un moteur V6 de 2,5 litres à carburateur unique, qui reprend l’architecture du V6 de l’Aurelia. Ce moteur est monté longitudinalement. La boîte manuelle à quatre vitesses est accolée au pont arrière (boîte-pont).

Le châssis de la Flaminia Cabriolet associe une suspension avant à double triangulation à une suspension arrière de type De Dion. Les freins à disque équipent les quatre roues.
À l’intérieur, cet exemplaire est garni de cuir beige, et sa planche de bord en métal peint reçoit un autoradio d’époque.
Les grandes routières
Porsche 356 B Carrera 2000 GS de 1962

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Porsche 356 B Carrera 2000 GS de 1962 était estimée entre 370 000 € et 450 000 €. Elle n’a pas été vendue.

À l’arrière, la 356 B Carrera 2000 GS reçoit un moteur boxer quatre cylindres de 1 966 cm³, connu sous le nom de Type 587/1. Ce moteur à double arbre à cames en tête par rangée de cylindres délivre une puissance de 130 chevaux à 6 200 tr/min. Il est associé à une boîte manuelle.

La 356 B Carrera 2000 GS reçoit une suspension avant indépendante à barres de torsion et un essieu arrière à bras oscillants.
L’intérieur de cet exemplaire, garni à l’origine de velours et de simili brun, est aujourd’hui vert olive.
Ferrari 250 GTE série III de 1963

Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 250 GTE Série III de 1963 était estimée entre 300 000 € et 350 000 €. Elle n’a pas été vendue.

La Ferrari 250 GTE série III de 1963, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 250 GTE série III de 1963, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
La Ferrari 250 GTE est la première Ferrari à quatre places produite en grande série. Pour loger les sièges arrière, le moteur V12 de 3,0 litres a été avancé de 20 cm sur le châssis. La carrosserie, signée Pininfarina, a évolué avec la série III, à la fin de 1962 : les antibrouillards sont sortis de la calandre, et les feux arrière ont adopté une optique unique.
Sous le capot, la 250 GTE Série III est équipée du moteur V12 Colombo de 3,0 litres, développant 240 chevaux à 7 000 tr/min. Cette puissance est transmise aux roues arrière via une boîte manuelle à quatre rapports avec overdrive, permettant à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 230 km/h. La suspension avant est indépendante, à double triangulation, et l’essieu arrière rigide. Les freins à disque équipent les quatre roues.

L’intérieur de la 250 GTE est garni de cuir. Avec les sièges avant avancés sur leurs glissières, elle offrait quatre places utilisables sans être une véritable quatre places, et gardait le statut de 2+2.
La série III est la dernière évolution de la 250 GTE, dont la production s’est achevée à la fin de 1963. La 250 GTE a permis à Ferrari d’élargir sa clientèle avec une voiture pour quatre occupants : le concept 2+2 représentait environ les deux tiers de la production routière des 250 GT de la période.
Alfa Romeo Giulia Spider Pininfarina de 1964

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Alfa Romeo Giulia Spider Pininfarina de 1964 était estimée entre 45 000 € et 65 000 €. Elle a été vendue 56 024 € frais compris.

L’Alfa Romeo Giulia Spider Pininfarina est une décapotable deux places, dessinée par le carrossier Pininfarina. Sous le capot, cette Giulia Spider 1600 est équipée d’un moteur quatre cylindres en ligne de 1 570 cm³, développant une puissance de 92 chevaux, couplé à une boîte manuelle à cinq vitesses.

Produite entre 1962 et 1965, la Giulia Spider a succédé à la Giulietta Spider.
La Giulia Spider a été produite à 10 341 exemplaires, dont 1 091 Veloce.
Alfa Romeo 2600 SZ de 1967

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Alfa Romeo 2600 SZ de 1967 était estimée entre 150 000 € et 200 000 €. Elle a été vendue 250 320 € frais compris.

L’Alfa Romeo 2600 SZ (Sprint Zagato) est une version de la gamme 2600 produite entre 1965 et 1967 en seulement 105 exemplaires. Carrossée par Zagato sur la plateforme de la 2600 Spider, la plus courte de la gamme, elle n’allait guère plus vite que les autres 2600, d’une dizaine de kilomètres-heure.
Sous le capot, cette version sportive est animée par un six cylindres en ligne de 2 584 cm³, alimenté par trois carburateurs Solex double corps. Couplé à une boîte manuelle, il permet à la voiture d’atteindre un peu plus de 200 km/h.

L’empattement de la 2600 SZ mesure 2 500 mm. Les freins à disque équipent les quatre roues, comme sur toute la gamme 2600.
Les sièges baquets de cet exemplaire sont garnis de cuir orange depuis sa restauration de 2006.
Lancia Flaminia GT 2.8 3C Touring

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Lancia Flaminia GT 2.8 3C par Touring, présentée sous le millésime 1969, était estimée entre 60 000 € et 80 000 €. Elle a été vendue 92 976 € frais compris.

La Lancia Flaminia GT 2.8 3C, coupé carrossé par Touring, a été construite entre 1963 et 1965.
Sous le capot, cette Flaminia est équipée d’un moteur V6 de 2,8 litres, alimenté par trois carburateurs, qui délivre environ 150 chevaux.

La carrosserie, réalisée par Touring selon sa technique Superleggera, est faite de panneaux en aluminium.
À l’intérieur, l’habitacle reçoit des finitions en cuir et une instrumentation complète.
Maserati Indy 4200 de 1969
Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Maserati Indy 4200 de 1969 était estimée entre 50 000 € et 65 000 €. Elle a été vendue 47 680 € frais compris.
La Maserati Indy 4200 est un coupé à quatre places. Présentée au Salon de l’automobile de Genève en mars 1969, elle devait offrir l’allure de la Ghibli dans une voiture plus logeable ; son pavillon, plus haut que celui de la Ghibli, laissait plus de place à la tête des passagers arrière. Elle reprenait la mécanique de la Ghibli, dont le V8 à 90° à double arbre à cames en tête, monté ici en 4,2 litres, quand la Ghibli recevait un 4,7 litres. Son nom rend hommage aux victoires de Maserati aux 500 miles d’Indianapolis en 1939 et 1940.
Sous le capot, l’Indy 4200 est équipée d’un moteur V8 de 4,2 litres développant 260 chevaux à 5 500 tr/min. Ce moteur, alimenté par quatre carburateurs Weber 42 DCNF, est couplé à une boîte manuelle ZF à cinq rapports, avec une transmission automatique Borg-Warner à trois vitesses disponible en option. Cette configuration permet à l’Indy d’atteindre une vitesse maximale annoncée de 250 km/h.
Le dessin de l’Indy est l’œuvre de Carrozzeria Vignale, avec des phares escamotables. L’intérieur reçoit des sièges en cuir et une instrumentation complète.
La production de la Maserati Indy s’est étendue de 1969 à 1975, à plus de 1 100 exemplaires, dont quelque 440 Indy 4200.

La Maserati Indy 4200 de 1969, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Maserati Indy 4200 de 1969, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Ferrari 365 GT 2+2 de 1971
Estimation et résultat : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 365 GT 2+2 de 1971 était estimée entre 160 000 € et 200 000 €. Elle n’a pas été vendue.
La Ferrari 365 GT 2+2 a été dévoilée au Salon de Paris en 1967. Succédant à la 330 GT 2+2, elle offrait deux vraies places arrière et un coffre spacieux. Pininfarina en a dessiné la carrosserie, à la lunette arrière longue et inclinée.
Sous le capot, la 365 GT 2+2 est équipée d’un moteur V12 de 4,4 litres développant 320 chevaux à 6 600 tr/min. Ce moteur, alimenté par trois carburateurs Weber 40 DFI/5, permet à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 245 km/h. La transmission est assurée par une boîte manuelle à cinq rapports.
Le châssis tubulaire en acier de la 365 GT 2+2 intègre une suspension arrière indépendante, une première pour les modèles 2+2 de Ferrari. Cette suspension reçoit des ressorts hélicoïdaux et un système autonivelant, mis au point avec Koni. Les freins à disque équipent les quatre roues.
À l’intérieur, la direction assistée est de série, comme la climatisation sur le marché américain.

La Ferrari 365 GT 2+2 de 1971, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 365 GT 2+2 de 1971, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Ferrari 365 GTC/4 de 1971
Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 365 GTC/4 de 1971 était estimée entre 160 000 € et 220 000 €, sans réserve. Elle a été vendue 128 499 € frais compris.
La Ferrari 365 GTC/4, dévoilée au Salon de Genève en 1971, a remplacé la 365 GT 2+2 et la 365 GTC ; son V12 est construit comme celui de la 365 GTB/4 « Daytona ». La carrosserie de ce modèle 2+2, dessinée et construite par Pininfarina, reçoit des phares escamotables.
Sous le capot, la 365 GTC/4 est équipée d’un moteur V12 de 4,4 litres développant 340 chevaux. Ce moteur est légèrement moins puissant que celui de la Daytona. Il est alimenté par six carburateurs Weber à double corps, et la boîte manuelle à cinq vitesses est accolée au moteur.
Le châssis tubulaire en acier de la 365 GTC/4 est associé à une suspension indépendante aux quatre roues, avec des doubles triangles et des ressorts hélicoïdaux. La direction assistée est de série. Les freins à disque équipent les quatre roues.
À l’intérieur, l’habitacle de la 365 GTC/4 offre deux petites places arrière. Sa sellerie noire, garnie de tissu rouge, est d’origine. La climatisation et les vitres électriques sont de série.

La Ferrari 365 GTC/4 de 1971, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Ferrari 365 GTC/4 de 1971, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Ferrari 365 GTC/4 de 1972

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Ferrari 365 GTC/4 de 1972 était estimée entre 120 000 € et 160 000 €. Elle a été vendue 143 040 € frais compris.

La Ferrari 365 GTC/4 est une voiture de grand tourisme produite par Ferrari en 1971 et 1972, à environ 500 exemplaires. Conçue pour succéder à la 365 GT 2+2, elle partage de nombreuses caractéristiques avec la 365 GTB/4 « Daytona », dans une configuration 2+2. Son dessin, signé Pininfarina, donne à la voiture une ligne de toit qui descend en pente douce jusqu’à un arrière tronqué.
Sous le capot, la 365 GTC/4 est équipée d’un moteur V12 de 4,4 litres (type F101 AC 000), dérivé de celui de la 365 GTB/4 « Daytona ». Ce moteur développe une puissance de 340 chevaux à 6 200 tr/min, permettant à la voiture d’atteindre une vitesse maximale de 260 km/h. Ses six carburateurs Weber double corps, montés latéralement, permettent un capot plus bas que celui de la Daytona.

Le châssis tubulaire en acier de la 365 GTC/4 est similaire à celui de la Daytona, mais avec un empattement allongé de 10 cm pour accueillir les sièges arrière. La suspension est indépendante aux quatre roues, à double triangulation, avec un train arrière autonivelant. Les freins à disque équipent les quatre roues. La direction assistée est de série.
À l’intérieur, la 365 GTC/4 offre des sièges en cuir et deux petites places arrière. Le tableau de bord présente une instrumentation complète. La climatisation et les vitres électriques sont de série.
Maserati Bora 4900 de 1973
Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Maserati Bora 4900 de 1973 était estimée entre 120 000 € et 140 000 €. Elle a été vendue 102 512 € frais compris.
La Maserati Bora est la première Maserati de route à moteur central arrière. Conçue par Giorgetto Giugiaro chez Italdesign, la Bora a une carrosserie en acier, coiffée d’un toit en acier inoxydable brossé.
Derrière l’habitacle, la Bora 4900 reçoit un moteur V8 de 4,9 litres développant quelque 330 chevaux à 5 500 tr/min. Ce moteur, alimenté par quatre carburateurs Weber double corps, est couplé à une boîte manuelle ZF à cinq rapports, permettant à la Bora d’atteindre plus de 280 km/h.
Dans la Bora, les sièges en cuir sont réglables, comme la colonne de direction. Le pédalier se règle par l’hydraulique, qui relève aussi les phares escamotables.
Produite entre 1971 et 1978, la Maserati Bora a été fabriquée à plus de 500 exemplaires.

La Maserati Bora 4900 de 1973, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Maserati Bora 4900 de 1973, vue de l’arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Maserati Merak SS de 1977
Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Maserati Merak SS de 1977 était estimée entre 50 000 € et 70 000 €. Elle a été vendue 45 296 € frais compris.
La Maserati Merak SS est une évolution de la Merak, lancée en 1972 et dessinée par Giorgetto Giugiaro chez Italdesign. Par rapport à la version standard, la SS est plus légère.
Derrière l’habitacle, la Merak SS reçoit un moteur V6 de 3,0 litres développant 220 chevaux à 6 500 tr/min. Associé à une boîte manuelle, ce moteur lui permet d’atteindre une vitesse maximale annoncée de 250 km/h.
Les premières Merak avaient reçu un tableau de bord et un volant d’origine Citroën ; la SS adopte ceux de la Bora. Les sièges en cuir garnissent l’habitacle.

La Maserati Merak SS de 1977, vue de trois quarts avant, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr. 
La Maserati Merak SS de 1977, vue de trois quarts arrière, à la vente Artcurial de Rétromobile 2025. Crédit photo : Hphoto.fr.
Maserati Khamsin 4900 de 1977

Estimation et prix de vente : lors de la vente Artcurial au salon Rétromobile 2025, cette Maserati Khamsin 4900 de 1977 était estimée entre 120 000 € et 140 000 €. Elle a été vendue 107 280 € frais compris.

Dessinée par Marcello Gandini pour le studio Bertone, la Maserati Khamsin 4900 est un coupé 2+2 à la silhouette en coin, dont la partie arrière est dotée d’un panneau vitré intégrant les feux.
Sous le capot, la Khamsin est propulsée par un moteur V8 de 4,9 litres développant 320 chevaux à 5 500 tr/min. Alimenté par quatre carburateurs Weber double corps, ce moteur permet à la Khamsin d’atteindre une vitesse maximale annoncée de 270 km/h. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte manuelle ZF à cinq rapports, avec une transmission automatique Borg-Warner à trois vitesses disponible en option.

Mise au point quand Citroën possédait Maserati, de 1968 à 1975, la Khamsin emploie la technologie hydraulique de Citroën. Les systèmes hydrauliques commandent la direction à assistance variable d’origine Citroën et les freins à disque ventilés. Ils relèvent aussi les phares escamotables et règlent le siège du conducteur.
Produite à partir de 1974, la Maserati Khamsin a été fabriquée à plus de 400 exemplaires.
Crédit photo : Hphoto.fr – Photographe automobile, spécialisé dans les compétitions historiques et d’endurance, basé en France dans les Yvelines.
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