Manfred Winkelhock (1951 – 1985)
Le 11 août 1985, au 69e tour des 1000 km de Mosport, la Porsche 962C de Kremer que pilotait Manfred Winkelhock part tout droit dans le virage 2 et percute de face le mur de béton. Les organisateurs du circuit ont attribué l’accident à une perte rapide de pression du pneu avant droit. Il meurt le lendemain à Toronto, à 33 ans.
Fiche approfondie Personnalité : Manfred Winkelhock
Passé des berlines du championnat allemand à la Formule 1, l’Allemand Manfred Winkelhock a pris 47 départs en Grand Prix pour ATS, Brabham et RAM entre 1982 et 1985 sans jamais monter sur un podium, avant de mourir le 12 août 1985 des suites de son accident sur la Porsche 962C de l’écurie Kremer à Mosport.
Né le 6 octobre 1951 à Waiblingen, fils d’un exploitant d’entreprise de grues et mécanicien de métier, il entre en compétition à 24 ans par la première saison du VW Scirocco Cup, qu’il remporte. BMW le prend aussitôt dans son Junior Team, avec Marc Surer et Eddie Cheever. Suivent cinq saisons de Deutsche Rennsport-Meisterschaft, où il gagne sur BMW 320, sur Porsche 935 puis sur la Ford Capri Turbo de Zakspeed. La Formule 1 arrive tard, à 30 ans, chez une écurie de fond de grille. L’endurance, elle, ne le quittera jamais.

La fiche pilote de Manfred Winkelhock
| Nationalité | allemande (République fédérale d’Allemagne) |
| Né le | 6 octobre 1951 à Waiblingen (Wurtemberg-Bade) |
| Décès | 12 août 1985 au Sunnybrook Medical Centre de Toronto (Ontario), à 33 ans |
| Disciplines principales | Deutsche Rennsport-Meisterschaft, championnat d’Europe de Formule 2, Formule 1, championnat du monde d’endurance (groupe C) |
| Années d’activité | 1976-1985 |
| Écuries de Formule 1 | Arrows (1980, un engagement), Team ATS (1982-1984), Brabham (1984, une course), RAM Racing (1985) |
| Écuries en tourisme et endurance | BMW Junior Team (1977), Würth-HAT et Rodenstock-Würth (1978-1979), Joest Racing (1980), Zakspeed et Ford-Werke (1981-1982), Porsche Kremer Racing (1984-1985) |
| Voitures de référence | la BMW 320 Turbo du groupe 5, la Porsche 935 de Joest, la Ford Capri Turbo de Zakspeed, la BMW M1 peinte par Andy Warhol, la March 802-BMW de Formule 2, l’ATS D5-Cosworth puis l’ATS D6 et l’ATS D7 à moteur BMW turbo, la RAM 03-Hart, la Porsche 956 et la Porsche 962C de Kremer |
| Palmarès principal | champion du VW Scirocco Cup 1976 ; six victoires et 3e place du championnat allemand 1981 sur la Ford Capri Turbo ; 6e des 24 Heures du Mans 1979 sur la BMW M1 ; vainqueur des 200 Meilen von Nürnberg au Norisring le 1er juillet 1984 ; vainqueur des 1000 km de Monza le 28 avril 1985 avec Marc Surer |
| Coéquipiers notables | Marc Surer et Eddie Cheever (BMW Junior Team, 1977) ; Hervé Poulain et Marcel Mignot (Le Mans 1979) ; Klaus Ludwig et Klaus Niedzwiedz (Ford C100, 1982) ; Marc Surer (Kremer, 1985) ; Philippe Alliot (RAM, 1985) |
| Famille | aîné des trois frères Winkelhock, devant Joachim, vainqueur des 24 Heures du Mans 1999, et Thomas ; père de Markus Winkelhock, qui a mené six tours du Grand Prix d’Europe 2007 au Nürburgring |
Winkelhock arrive tard et par le bas. Mécanicien devenu pilote à 24 ans, il gagne d’abord dans des catégories où la voiture compte autant que le bras, puis se heurte en Formule 2 à un pilotage jugé trop agressif pour des monoplaces sans appui. Le tournant vient avec les turbocompresseurs. Marc Surer attribuait son aisance sur ces voitures à un style peu coulé, capable d’encaisser une puissance qui arrivait d’un bloc et de composer avec un châssis fuyant. Le même trait explique ses qualifications hors norme et ses statistiques d’arrivée médiocres.
Sa réputation en Allemagne se bâtit dans le championnat national, pas en Formule 1. Six victoires en 1981 sur la Capri de Zakspeed lui valent la troisième place du classement, à cinq points de Bob Wollek, et l’étiquette de pilote capable de battre les Porsche 935 avec une voiture de 1,7 litre. Norbert Haug le décrivait comme un compétiteur incapable de perdre, y compris aux fléchettes, et Christian Danner comme une valeur fixe du paysage allemand. Hors piste, le tempérament coûtait cher : il a perdu son permis allemand après une altercation routière avec un responsable politique.
La rupture arrive en octobre 1984, quand il quitte ATS après trois saisons et une brouille avec Günter Schmid. Faute de volant compétitif, il bascule vers le groupe C, où Kremer lui confie une Porsche d’usine cliente. Les huit derniers mois de sa vie se partagent entre une Formule 1 sans espoir et une voiture qui gagne.
Sources : base Ergast (API Jolpica-F1), Motor Sport Magazine d’août 2005, Racing Sports Cars, AutoNatives.de.
| Saison | Écurie | Départs | Meilleur résultat | Points |
|---|---|---|---|---|
| 1980 | Arrows | 0 | non qualifié à Monza | 0 |
| 1982 | ATS | 13 | 5e, Brésil | 2 |
| 1983 | ATS | 14 | 8e, Europe | 0 |
| 1984 | ATS, puis Brabham à Estoril | 12 | 8e, Canada et Dallas | 0 |
| 1985 | RAM | 8 | 12e, France | 0 |
| Total | 56 engagements | 47 | 5e, Brésil 1982 | 2 |
Les chiffres clés de Manfred Winkelhock
Le contraste tient en deux lignes. Quatre saisons de Formule 1 laissent deux points et aucune arrivée dans les six premiers hors de Rio. Les mêmes années, dans des voitures fermées ou couvertes, il gagne six courses en une saison de championnat allemand et une manche mondiale d’endurance. Le talent n’était pas en cause, le matériel de Grand Prix l’était.
Les moments marquants de Manfred Winkelhock
Winkelhock n’a pas été poussé vers la compétition par une famille de pilotes ni par un budget. Il commence dans une coupe de marque à 24 ans, gagne tout de suite, et passe les cinq saisons suivantes à s’installer dans le championnat allemand des voitures de sport. Cette période lui donne son métier et sa réputation, longtemps avant que la Formule 1 ne s’ouvre.
Volkswagen lance en 1976 une formule de promotion réservée à la Scirocco de 110 ch, à voitures identiques et à budget serré. Winkelhock, mécanicien dans l’entreprise familiale de grues et de dépannage à Waiblingen, s’y inscrit à 24 ans, gagne la course inaugurale et enlève le titre en fin d’année. Le recrutement suit immédiatement : BMW l’intègre à son Junior Team pour 1977. Peu de pilotes allemands de sa génération sont entrés dans le sport professionnel par cette porte, et aucun n’y est arrivé aussi vite. La coupe Scirocco a fonctionné comme un examen d’entrée, ce que ses promoteurs cherchaient précisément à obtenir.
BMW confie ses BMW 320 du groupe 5 à trois débutants : Winkelhock, le Suisse Marc Surer et l’Américain Eddie Cheever. La saison sert de vitrine autant que de formation, avec des voitures alignées dans toutes les manches du Deutsche Rennsport-Meisterschaft. Winkelhock termine troisième du classement général, devant ses deux équipiers, avec une victoire de division à Zolder le 14 août. Aux 1000 km du Nürburgring du 29 mai, il finit troisième au général et premier du groupe 5 deux litres. Surer partira vers la Formule 1 dès 1979, Cheever l’année suivante. Winkelhock, lui, restera huit ans dans les voitures fermées avant d’obtenir un volant permanent de Grand Prix. Les deux hommes se retrouveront chez Kremer en 1985.
Hervé Poulain engage aux 24 Heures du Mans une BMW M1 de groupe 4 dont la carrosserie a été peinte par Andy Warhol, cinquième voiture de la série des Art Cars. L’équipage réunit Poulain, Marcel Mignot et Winkelhock, alors pilote d’usine BMW en tourisme. Qualifiée vingt-troisième, la M1 boucle 288 tours et termine sixième au général, deuxième de la catégorie IMSA GTX. Aucune Art Car BMW n’a fait mieux au Mans depuis. C’est aussi la meilleure performance de Winkelhock dans l’épreuve : il y reviendra en 1980 sur une M1 préparée par March, détruite sur accident dans la sixième heure, puis en 1982 sur la Ford C100 du groupe C, arrêtée par des ennuis électriques au même stade de la course.
Troisième manche du championnat d’Europe de Formule 2, courue sur la Nordschleife du Nürburgring et gagnée par Teo Fabi. L’aileron avant de la March 802 de Winkelhock, encore en métal à cette époque, se déforme dans les premiers tours et lui retire de l’appui. Au Quiddelbacher Höhe, juste avant le Flugplatz, la monoplace décolle, effectue un tonneau arrière en l’air, puis plusieurs tonneaux latéraux à la retombée. Il en sort indemne et court de nouveau la semaine suivante. Les images ont circulé sans discontinuer depuis. La saison, elle, reste modeste : treizième du championnat, quatre points, un seul podium à Enna-Pergusa le 3 août. Wikipédia en anglais date encore cet accident de 1978, année où la March 802 n’existait pas.
Après deux victoires en 1980 sur la Porsche 935 de Joest, Winkelhock rejoint Zakspeed et sa Ford Capri du groupe 5, dont le quatre cylindres turbocompressé de 1,7 litre affronte en division 1 les Porsche 935 et les BMW M1 Turbo de deux à trois fois sa cylindrée. Il gagne six courses dans la saison, contre trois à Bob Wollek sur la 935 de Kremer, et termine pourtant troisième du championnat, à cinq points de ce dernier. La Capri hérite chez les mécaniciens allemands d’un surnom qui lui restera, celui de tueuse de 935. Ces six victoires demeurent le meilleur total d’une saison de sa carrière, toutes disciplines confondues.

À 30 ans, Winkelhock obtient enfin un volant permanent de Grand Prix, chez une écurie qui n’a jamais marqué plus de sept points en une saison. Quatre années s’ensuivent, où la vitesse pure se voit le samedi et disparaît le dimanche. L’endurance lui offre en parallèle les voitures qui gagnent, et c’est l’une d’elles qui le tuera.
Premier départ en Grand Prix le 23 janvier 1982 à Kyalami, dixième sur l’ATS D5 à moteur Cosworth. Deux mois plus tard, à Rio de Janeiro, il franchit la ligne septième, puis les disqualifications de Nelson Piquet et de Keke Rosberg dans l’affaire des réservoirs d’eau de refroidissement des freins le remontent à la cinquième place. Ce sont les deux seuls points de sa carrière et sa seule arrivée dans les six premiers. Le 25 avril à Imola, il termine sixième d’une course boycottée par la plupart des écuries anglaises, avant d’être disqualifié pour poids insuffisant : l’ATS est pesée à 578 kg, quelques unités sous le minimum réglementaire. La saison se clôt à la vingt-quatrième place du championnat, son meilleur classement.
Sur le tracé urbain de Detroit, les turbocompressés monopolisent normalement les premières lignes. Winkelhock place l’ATS D5, dépourvue de turbocompresseur et chaussée en Michelin, au cinquième rang, très loin devant son équipier Eliseo Salazar. C’est la meilleure qualification de sa carrière et l’une des dernières performances marquantes d’un moteur atmosphérique en qualification. La course dure deux tours : il attaque de la même façon et met la voiture dans le mur. La séquence résume ce que ses employeurs successifs achetaient chez lui, une vitesse immédiate sur un tour, et ce qu’ils n’obtenaient pas, une gestion de course. Motor Sport Magazine a longtemps daté cette qualification de 1983, année où il partit en réalité vingt-deuxième à Detroit.
BMW livre à ATS le M12/13 turbocompressé de 1 499 cm3 qui fera champion Nelson Piquet chez Brabham. Gustav Brunner dessine l’ATS D6, première monocoque carbone de la marque. Winkelhock se qualifie trois fois septième en 1983, à Imola, à Spa et à Montréal, et ne voit l’arrivée que quatre fois en quinze engagements. En 1984, sur l’ATS D7, il part sixième à Zolder le 29 avril et roule quatrième avant une rupture d’échappement au trente-neuvième tour. Deux saisons, aucun point. Le 21 octobre 1984 à Estoril, il remplace au pied levé Teo Fabi, rappelé en Italie par le décès de son père, et mène la Brabham BT53 de la dix-neuvième place de la grille à la dixième à l’arrivée. Il quitte ATS le même mois, brouillé avec Günter Schmid.
Porsche Kremer Racing engage pour 1985 une Porsche 962C cliente, la numéro 10, châssis 962-110, livrée en mars. Winkelhock la partage avec Marc Surer, son équipier du BMW Junior Team huit ans plus tôt. Deuxièmes à Mugello le 14 avril, à la même distance que la Rothmans Porsche d’usine, les deux hommes gagnent deux semaines plus tard le Trofeo Filippo Caracciolo à Monza, partis de la huitième place. La course est arrêtée au cent trente-huitième tour sur les cent soixante-treize prévus, un arbre étant tombé sur le circuit. Suivent une quatrième place à Silverstone le 12 mai, puis un abandon à Hockenheim le 14 juillet sur un incendie au stand. Winkelhock manque les 24 Heures du Mans : RAM le rappelle pour le Grand Prix du Canada, disputé le même week-end.
Le 4 août, au Grand Prix d’Allemagne couru sur la piste moderne du Nürburgring, Winkelhock qualifie la RAM 03 à moteur Hart en vingt-deuxième position et abandonne au huitième tour sur casse moteur. C’est son quarante-septième et dernier départ en Grand Prix, sur le circuit où il avait survécu à l’envol du Flugplatz cinq ans plus tôt. Le 11 août, à Mosport Park, il prend le relais de Marc Surer sur la Porsche 962C partie quatrième. Au début du soixante-neuvième tour de la voiture, après environ deux heures de course, la Porsche part tout droit dans le virage 2, un gauche rapide en descente, sans amorce de correction au volant, et percute de face le mur de béton. Il meurt le lendemain à Toronto.
L’idée reçue sur Manfred Winkelhock
Les deux éléments sont faux. Le mercredi 14 août 1985, les organisateurs de Mosport Park ont attribué l’accident à une perte rapide de pression du pneu avant droit, en s’appuyant sur des traces de sautillement relevées sur la piste et sur les sillons laissés dans le revêtement par la jante. Les Canadian Automobile Sport Clubs, fédération nationale, ont retenu la même explication. David Stone, porte-parole du circuit, ajoutait que tout allait dans ce sens sans que personne sache pourquoi le pneu s’était dégonflé, et aucun rapport technique n’a été publié depuis. Winkelhock n’est pas mort en piste : extrait inconscient de l’épave, héliporté au Sunnybrook Medical Centre de Toronto, il a été opéré et il est mort le lendemain, le 12 août 1985, sans avoir repris connaissance. La voiture, souvent décrite comme une Porsche 956, était une Porsche 962C, châssis 962-110, livrée à Kremer cinq mois plus tôt.
Quatre Winkelhock ont couru au plus haut niveau, et les palmarès se mélangent régulièrement. Joachim, son frère cadet, a disputé la Formule 1 chez AGS en 1989, gagné les 24 Heures du Mans 1999 sur la BMW V12 LMR et couru en DTM jusqu’au début des années 2000. Thomas, l’autre frère, s’est limité au championnat allemand de production. Markus, fils de Manfred, a pris un seul départ en Grand Prix, celui d’Europe 2007 au Nürburgring sur une Spyker : parti des stands en pneus pluie avant l’averse, il a mené six tours, avant d’abandonner au treizième sur un ennui hydraulique. Manfred, lui, n’a jamais mené un seul tour de Grand Prix.
Pourquoi ça compte de connaître Manfred Winkelhock ?
L’été 1985 a présenté au groupe C une facture que la discipline reportait depuis trois saisons. Le 11 août, Winkelhock se tue à Mosport. Le 1er septembre, Stefan Bellof se tue à l’Eau Rouge sur la Porsche 956B de Brun Motorsport. Deux Allemands de trente-trois et vingt-sept ans, deux prototypes Porsche clients, trois semaines d’intervalle. Le championnat du monde d’endurance vivait alors sa période la plus dense, avec des plateaux fournis et des voitures capables de tenir des moyennes de Formule 1 pendant mille kilomètres. Il en est sorti amputé de ses deux pilotes allemands les plus rapides.
La conséquence technique a porté sur les coques. Le 956 et le 962 reposaient sur une monocoque en tôle d’aluminium rivetée à des cloisons d’acier, conçue en 1981 pour une puissance et des appuis inférieurs à ceux de 1985. Les morts de Winkelhock à Mosport puis de Jo Gartner au Mans en 1986, toutes deux sur des 962C engagées par Kremer, ont fait porter la critique sur la résistance de cette structure. Kremer a commandé à John Thompson une coque en nid-d’abeille d’aluminium, plus rigide, dont le premier exemplaire a servi en 1987 à reconstruire le châssis 962-110 accidenté à Mosport. Fabcar a renforcé les tubs d’usine par du nid-d’abeille et des cloisons en aluminium massif. La 962 CK6 de Kremer est née de cette suite.
Le calendrier a réglé le reste. Le championnat du monde n’est jamais revenu à Mosport : les neuf manches de 1986 se sont disputées à Monza, Silverstone, Le Mans, au Norisring, à Brands Hatch, Jerez, au Nürburgring, à Spa et au Fuji. Le seul rendez-vous canadien de l’endurance mondiale aura duré deux éditions.
Reste une génération de pilotes qui menait deux carrières de front, une saison de Grand Prix chez un petit constructeur et un volant d’usine cliente en endurance. Winkelhock l’a fait jusqu’au bout, avec sept jours entre son dernier Grand Prix au Nürburgring et son dernier relais à Mosport.
Sources
- Primaire Base Ergast, relevé complet des résultats de Manfred Winkelhock (API Jolpica-F1) (grilles et classements course par course de 1982 à 1985, cinquième place de Rio, cinquième position sur la grille de Detroit 1982)
- Primaire UPI Archives, dépêche du 14 août 1985 (déclaration des organisateurs de Mosport et des Canadian Automobile Sport Clubs, perte rapide de pression du pneu avant droit, propos de David Stone)
- Primaire Racing Sports Cars, archive des engagements de Manfred Winkelhock (courses, écuries et résultats en tourisme et en endurance de 1977 à 1982)
- Primaire Automobile Club de l’Ouest, dossier sur la BMW M1 peinte par Andy Warhol (équipage Poulain, Mignot et Winkelhock, sixième place et 288 tours en 1979)
- Sec. Motor Sport Magazine, août 2005, « Rock hard » (témoignages de Christian Danner, Norbert Haug et Marc Surer, style de pilotage, milieu familial, permis de conduire retiré)
- Sec. Wikipédia, notice Manfred Winkelhock (état civil, bilan de 56 engagements pour 47 départs, saisons de Formule 2, participations au Mans)
- Sec. Wikipédia, 1000 km de Mosport 1985 (numéro 10 de Kremer, relais pris à Marc Surer, soixante-neuvième tour de la voiture, neutralisation de 56 minutes, victoire de Stuck et Bell en 253 tours)
- Sec. carsten krome netzwerkeins, « Im heissen Sommer 1985 » (châssis 962-110, quatrième place au départ à Mosport, incendie au stand de Hockenheim, géométrie du virage 2)
- Sec. motorsport-total.com, « 12. August 1985: Manfred Winkelhock stirbt nach schwerem Unfall » (déroulé de l’intervention, transfert vers Toronto, ordre de grandeur de la vitesse d’impact)
- Sec. AutoNatives.de, « Legenden der Formel 1: Manfred Winkelhock » (VW Scirocco Cup 1976, saisons de championnat allemand, Porsche 935 de Joest, rupture avec Günter Schmid)
- Sec. Wikipédia, ATS D6 et ATS D7 (monocoque carbone de Gustav Brunner, moteur BMW M12/13, qualifications et résultats de 1983 et 1984)
- Sec. Wikipédia, championnat d’Europe de Formule 2 1980 (Eifelrennen du 27 avril 1980 sur la Nordschleife, victoire de Teo Fabi, treizième place et quatre points de Winkelhock)
- Sec. Wikipédia, 24 Heures du Mans 1985 (forfait de Winkelhock chez Kremer, rappelé par son écurie de Formule 1 pour le Grand Prix du Canada)
- Sec. Revs Institute, « Porsche 962 CK6, Kremer Racing’s long-lived success » (critique de la coque en tôle rivetée, coque John Thompson en nid-d’abeille, renforts Fabcar)
- Sec. Autosport, « Grand Prix Gold: 1982 Detroit GP » (qualification de Detroit 1982, écart avec Eliseo Salazar, sortie au deuxième tour)
- Lacune Aucun rapport d’expertise technique n’a été publié sur l’origine du dégonflement du pneu avant droit à Mosport. Seule subsiste la déclaration des organisateurs du 14 août 1985. Archives des Canadian Automobile Sport Clubs, archives de la FISA et service course du manufacturier à consulter.
- Lacune Position en course de la Porsche 962C numéro 10 au moment de l’accident : les relevés accessibles donnent la quatrième place au départ, pas le classement au soixante-neuvième tour. Classements intermédiaires du Budweiser GT 1000 km et archives de Mosport Park compétents.
- Lacune Classement final de Manfred Winkelhock au championnat du monde d’endurance des pilotes 1985 : les tables en ligne s’arrêtent aux champions Hans-Joachim Stuck et Derek Bell. Annuaire FIA 1985 et archives de la FISA compétents.
- Lacune Palmarès complet en Deutsche Rennsport-Meisterschaft de 1977 à 1984 : le nombre total de victoires et les points par saison diffèrent d’une compilation à l’autre. Archives du DMSB et annuaires de l’ADAC compétents.
- Lacune Durée exacte de la désincarcération à Mosport : les récits vont de vingt-cinq minutes à plus d’une heure, alors que la neutralisation de la course a duré 56 minutes. Rapport d’intervention des services de secours de Mosport Park compétent.
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